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    <title><![CDATA[J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie. (Euthanasie)]]></title>
    <link>http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-797171.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Euthanasie&quot; du blog &quot;J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie.&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie. (Euthanasie)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 18:03:15 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 18:03:15 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.pujo-j-jacques.net</copyright>            <category>Euthanasie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La mise à mort ne sera jamais digne, par Emmanuel Hirsch]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-la-mise-a-mort-ne-sera-jamais-digne-par-emmanuel-hirsch-82254755.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; line-height: 18.75pt; text-align: left;">
    <strong><span style=
    "font-family: Verdana; background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: white; color: #800000; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">
    OPINION, par Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud XI,&nbsp;</span></strong><strong><span style=
    "font-family: Verdana; background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: white; color: #800000; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">président
    du Collectif &nbsp; "<span style="color: #3366ff;"><a href="http://plusdignelavie.com/">Plus Digne la vie</a></span>"</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; line-height: 18.75pt; text-align: left;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;"><a href=
    "http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2453118&amp;rubId=55350"><span style="color: #027ac6; text-decoration: none; text-underline: none;">La Croix</span></a>, publication du
    2</span><span style="line-height: normal;"><span style="color: #494949; font-family: Verdana; line-height: 25px; background-color: #ffffff;">4/01/2011</span></span><span style=
    "line-height: normal;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35/Emmanuel-Hirsch-copie-1.jpg" alt="Emmanuel-Hirsch-copie-1.jpg" class=" DrteTexte" style=
    "border: 1px solid #000000; margin: 0px 0px;" height="150" width="139"></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Certains estiment la mort anticipée préférable
    à une vie ressentie comme une défaite et une souffrance</span><span style="line-height: normal;"><span style=
    "color: #494949; font-family: Verdana; line-height: 25px; background-color: #ffffff;">sans issue. Ils en font aujourd’hui une cause politique et revendiquent une légalisation de
    l’euthanasie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Je refuse aux propagandistes de la «
    <span style="color: #800000;"><em>mort dans la dignité</em></span> » de tenter de nous inféoder aux peurs et aux tourments dont ils nourrissent leur idéologie. Ils nous détournent de la pensée
    indispensable à la sollicitude du juste soin. L’acharnement à vouloir forcer une législation dans le domaine si intime et délicat de la fin de vie interroge, surprend et inquiète. Une exigence de
    pudeur devrait s’imposer aux côtés des personnes dont l’existence est en péril, en détresse, vulnérable face à notre insouciance, notre mépris et nos peurs. N’y a-t-il pas une certaine indécence
    à revendiquer comme une conquête le droit de mettre à mort une personne, à prôner « <span style="color: #800000;"><em>l’aide active à sa mort</em></span> », nous exonérant d’assumer à son égard
    les véritables responsabilités qui nous sont imparties ?</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Plutôt que de considérer la dépénalisation de
    l’euthanasie comme l’expression moderne de la liberté, ne conviendrait-il pas d’accorder plus d’attention et de témoigner une autre disponibilité aux personnes en attente d’humanité, là où on
    leur propose la mort comme unique solution ? La supplique adressée comme ultime recours au médecin dont on n’attend plus qu’un geste définitif d’apaisement, dénonce trop souvent l’insuffisance,
    l’inanité et l’inconvenance de nos solidarités sociales, condamnant la personne malade à ne plus en attendre que l’acte qui met un terme à l’existence : une mise à mort.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Que l’on ne confonde pas les registres.
    L’indifférence apeurée de notre société au regard du très grand âge, de la condition des personnes dépendantes ou de la maladie chronique, le manque de réponses acceptables en termes d’accueil et
    de suivi ne sauraient justifier la destitution du droit de la personne à vivre encore parmi nous. C’est méconnaître ou mépriser le sens d’une existence que de se résoudre à la considérer vaine ou
    inconciliable avec la conception par trop théorique et restrictive d’une vie digne d’être vécue. Au nom de quelle sagesse, de quelle compétence est-on légitime à se surhausser au-delà de la
    décence pour juger d’une vie et déterminer le sort qui lui serait prescrit ? On ne saurait traiter de la dépendance, des handicaps, de la maladie chronique ou incurable et des fins de vie en des
    termes inconsistants, péjoratifs, indifférenciés ou compassionnels. De tels propos amplifient une sensation de violence sociale irrépressible et sollicitent des mentalités qui apparaissent
    attentatoires aux libertés individuelles. Ils ne peuvent qu’inciter à accentuer les fragilités et les détresses de ces personnes trop souvent niées dans leur citoyenneté, et ramenées à
    l’insupportable condition d’une existence ou d’une survie que certains considèrent alors, en désespoir de cause, indigne d’être poursuivie.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style=
    "font-family: Verdana; background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: white; color: #0000ff; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">
    <em>Justifier la transgression en rendant tolérable le meurtre par exception, le meurtre acceptable faute de vie digne d’être vécue, ne satisfait que ceux qui considèrent que l’excès d’une
    souffrance humaine condamne, sans la moindre alternative, à la demande de mort la personne soucieuse de préserver sa dignité et d’éviter ainsi la déchéance.</em></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Une telle abdication de la pensée contraindrait
    une société incapable d’envisager d’autres perspectives à l’acceptation tacite d’une exécution planifiée, ordonnancée, régulée et contrôlée selon des règles fixées par le législateur. C’est
    pourtant cette légitimation que la commission des affaires sociales du Sénat confère désormais à une possible législation favorable à l’euthanasie, adoptant le 18 janvier 2011 un texte autorisant
    la demande d’une assistance médicalisée pour mourir.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Dans les phases si particulières et étranges de
    la fin d’une existence, la notion de « demande », voire de revendication, semble pourtant dénaturer et détourner de leur objet des enjeux infiniment plus subtils. <span style=
    "color: #0000ff;"><em>Se soumettre sans réticence et sans objection à la sollicitation de l’acte de mort, en se contentant d’un vague consensus portant sur la « bonne mort » ou la « mort dans la
    dignité », équivaut à refuser tout autre possible, toute autre liberté.</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: #494949; background: white; mso-fareast-language: FR;">Il ne s’agit donc pas tant de mourir dans la
    dignité que de vivre dignement et respecté en dépit de l’imminence d’une échéance. Penser le terme de son existence avec et parmi les autres, c’est avoir la conviction d’être reconnu, accueilli
    et accompagné sans la moindre contestation jusqu’à la mort. J’estime que le combat mérite d’être mené pour créer les conditions politiques favorables à une vie digne d’être vécue jusqu’à son
    terme. Il y va du fondement même de la démocratie. Nous sommes résolus à vouloir la défendre lorsque les circonstances menacent les valeurs de dignité, de respect et de justice. Certaines dérives
    constatées dans les pays européens ayant dépénalisé l’euthanasie sont déjà interprétées comme une mise en cause des droits de l’homme, voire des expressions aseptisées de la barbarie.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="color: #494949; font-family: Verdana;"><span style="color: #000000; font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;"><strong>Emmanuel
    Hirsch</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="background-color: #ffff00;"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #494949; font-family: Verdana;"><span style=
    "color: #000000; font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px;"><strong>Plus d'infos sur&nbsp;</strong></span></span><span style="line-height: 19px;"><strong><span style=
    "font-family: verdana, arial, sans-serif;">Emmanuel Hirsch :</span></strong></span></span></em></span><span style=
    "font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;">&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Hirsch_(%C3%A9thique)"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x300/0/01/58/35/ICI.gif" alt="ICI.gif" class=" noAlign" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" height="20" width="20"></a></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 7.2pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; line-height: 18.75pt;">
    <span style="font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;"><br></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Aug 2011 17:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7d5d57602bfe1463d93cd7515b3448a0</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-la-mise-a-mort-ne-sera-jamais-digne-par-emmanuel-hirsch-82254755-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lettre du "Collectif Plus digne la vie" par Emmanuel Hirsch]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-lettre-du-collectif-plus-digne-la-vie-par-emmanuel-hirsch-81997718.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial, sans-serif; font-size: 21px; background-color: #ffffff;">Madame, Monsieur</span>
  </p>
  <p>
    Voilà qu'en plein août, l'actualité sollicite plus que jamais nos réactions à propos des pratiques d'euthanasie à l'hôpital de Bayonne.<br>
    S'il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les circonstances particulières en cours d'instruction, s'impose à nous une mobilisation rapide qui devra se poursuivre dans les prochains mois.
    En effet, vous le constatez, les propagandistes d'une dépénalisation de l'euthanasie ont su rapidement reprendre leurs positions dans un contexte estival favorable aux stratégies organisées.
  </p>
  <p>
    Il nous convient de reprendre place dans le contexte des controverses qui ne manqueront pas de s'amplifier à l'approche des présidentielles : j'ai le sentiment que plus qu'en janvier 2011 (vote
    au Sénat) nos capacités de mobilisation s'avèreront déterminantes.<br>
    Au nom du Collectif&nbsp;Plus Digne la vie, je me permets de vous inciter à&nbsp;<a style="color: #0000cc;" href="http://plusdignelavie.com/?page_id=46" target="_blank">signer le manifeste en
    ligne&nbsp;</a>sur notre nouveau site et de diffuser l'information le plus largement possible.<br>
    Dans les prochaines semaines nous prendront des initiatives. Elles seront d'autant plus fortes et significatives que nous aurons pu nous retrouver dans le cadre d'une prise en position de grande
    ampleur.<br>
    Sensible à votre confiance, je vous prie d'être assurés de nos sentiments les meilleurs.<br>
    <br>
    Emmanuel Hirsch,<br>
    <em>Président du Collectif Plus Digne la Vie</em>
  </p>
  <p>
    <a style="color: #0000cc;" href="http://plusdignelavie.com/?page_id=46" target="_blank">Signer le manifeste à l'occasion de cette nouvelle mobilisation</a>
  </p>
  <hr>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff0000;"><strong>A lire aussi l'article paru dans</strong></span></span><span style=
    "color: #ff0000;"><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong></span><span style="color: #ff0000;"><a href="http://plusdignelavie.com/">http://plusdignelavie.com/</a></span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #800000;"><strong><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: 14pt;">"Il y a trahison à la vocation du médecin de confondre l'acte de sollicitude avec le geste
    du meurtre"</span></strong></span></em>
  </p>
  <p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; margin-right: 0px; margin-left: 0px; display: block; padding: 0px;">
    <span style="font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;"><strong>Par Emmanuel Hirsch,</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; margin-right: 0px; margin-left: 0px; display: block; padding: 0px;">
    <em>Président du Collectif Plus Digne la Vie, professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud 11, Auteur de&nbsp;</em>Apprendre à mourir<em>, éditions Grasset</em>
  </p>
  <p style="margin-top: 1em; margin-bottom: 1em; margin-right: 0px; margin-left: 0px; display: block; padding: 0px;">
    <strong>Mise à mort médicalisée par compassion&nbsp;</strong>
  </p><span style="font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;">C’est désormais à Bayonne qu’est relancée la controverse sur la dépénalisation de
  l’euthanasie. Au cœur d’un établissement hospitalier, à la suite de la décision non concertée d’un médecin de mettre un terme à l’existence de personnes malades confiées à ses soins. Selon un
  dispositif et des stratégies minutieusement élaborées à travers les années, se remettent en place, comme dans une pièce de théâtre hâtivement ressortie des cartons, les protagonistes d’une mauvaise
  comédie qui reprennent leurs postures convenues en quête d’une audience qu’ils viennent quérir faisant feu de tous les artifices dont ils se sont faits un métier. Voilà que nous reviennent les
  pieuses litanies, les vertueuses admonestations, les savantes dissertations, parfois même les mises en cause personnelles déclinant sur le registre de la dignité à reconquérir les grandeurs d’une
  liberté portée au degré supérieur de la justification du meurtre par compassion. Voilà que nous sont à nouveau imposées ces condamnations sommaires, ces révocations à travers une contestation
  idéologique péremptoire de ceux qui s’emploient encore à ne pas renoncer ou du moins à penser autrement l’urgence de nos responsabilités. Dans la déroute de la maladie incurable, il est en effet
  d’autres approches de la sollicitude et de la compréhension que l’agitation d’un débat public simplificateur et les manipulations démagogiques visant à forcer la légitimation de la mise à mort
  médicalisée des personnes à ce point contestées dans leur dignité et dans leurs droits qu’on leur concède, comme ultime privilège, celui d’une mise à mort planifiée ou alors improvisée, selon
  «&nbsp;le bon plaisir&nbsp;» d’un médecin.</span>
  <p>
    <strong><span style="font-family: verdana, arial, sans-serif; line-height: 19px; background-color: #ffffff;">Suite de l'article en cliquant&nbsp;<a href="http://plusdignelavie.com/"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x300/0/01/58/35/ICI.gif" alt="ICI.gif" class=" noAlign" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" height="20" width="20"></a></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Aug 2011 17:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">53e013f81b78cb0337bb49391157db11</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-lettre-du-collectif-plus-digne-la-vie-par-emmanuel-hirsch-81997718-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[NOTES SUR L'EUTHANASIE par Michel Cavey médecin gériatre]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-notes-sur-l-euthanasie-par-michel-cavey-medecin-geriatre-69400176.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Michel Cavey, médecin-chef de l'hôpital Saint Jean, Briare, France.</span></strong>
  </p>
  <p>
    <a href="http://michel.cavey-lemoine.net/">http://michel.cavey-lemoine.net/</a><br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La question de l'euthanasie est posée à notre société depuis longtemps. Il y a eu, spécialement dans les années 94-95, plusieurs débats télévisés sur le sujet, et
    la pression se fait de plus en plus insistante pour instituer une loi sur le sujet. Une association, l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, milite dans ce sens.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Au cours de l'été, deux affaires ont remis le problème sur le devant de la scène :</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Une infirmière de l'hôpital de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, a reconnu avoir mis fin aux jours d'une trentaine de malades.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Un médecin de la région toulousaine a été traduit devant l'Ordre régional pour avoir effectué une euthanasie. Il a été relaxé par ses pairs.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">C'est ce qui a poussé le Secrétaire d'Etat à la Santé à demander l'ouverture d'un débat parlementaire sur le thème de l'euthanasie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il est donc indispensable de reprendre la discussion, en essayant de préciser les notions utilisées : une grande part du débat vient en effet de ce que les
    différents interlocuteurs ne mettent pas les mêmes choses derrière les mêmes mots.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">DEFINITIONS :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Le premier mot à définir est celui d'euthanasie, ou plutôt d'euthanasie active.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Lorsqu'un malade est en proie à une souffrance particulièrement mal supportée, il arrive que le médecin se sente désarmé. Il ne sait plus quoi faire, et il ne peut
    laisser le malade dans cet état. Alors il le tue. Cela peut se faire de diverses manières, notamment par un gaz , mais plus souvent par un médicament qui est le plus souvent très
    simple.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Le problème est que, tout bien considéré, il n'existe aucune situation qui impose le recours à l'euthanasie active pour mettre un terme à une souffrance quelle
    qu'elle soit. Il n'est jamais nécessaire de tuer les gens pour améliorer leur confort de vie : dans l'immense majorité des cas le confort physique est très convenablement maintenu par des moyens
    assez simples ; par exemple la morphine vient à bout de 90% des douleurs, à condition d'être maniée avec discernement ; de même la détresse psychologique peut être considérablement améliorée par
    l'accompagnement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais on parle souvent d'" euthanasie passive ". Le terme d'euthanasie passive est l'un des plus ambigus qui soient, et il faudrait le bannir du vocabulaire. C'est
    en gros le fait de renoncer à effectuer de soins à un malade, de manière à ne pas prolonger sa vie. Mais il faut comprendre que ceci recouvre des situations extrêmement différentes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">On a dit que dans les services de réanimation 50% des décès proviennent d'un acte d'euthanasie. C'est évidemment faux : la réalité est que la moitié des décès sont
    survenus après que les réanimateurs ont constaté l'inutilité de leurs efforts, et qu'ils on pris la décision d'abandonner les soins par crainte de verser dans l'acharnement
    thérapeutique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il n'existe là aucune notion d'euthanasie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">La maladie est due à l'action de la nature. Toute action de l'homme se définit toujours comme ce qui s'oppose au cours naturel des choses. L'euthanasie est un
    comportement par lequel, au lieu de laisser faire la nature, on cherche à en dévier le cours en l'accélérant. Au contraire l'abandon thérapeutique est un comportement par lequel, au lieu de
    chercher à dévier le cours de la nature, on décide de laisser faire. La seule question qui se pose alors est technique : les réanimateurs ont-ils bien apprécié la situation en décidant que le
    malade est perdu ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Prenons maintenant l'exemple de cette malade de 95 ans, lucide, qui a décidé après une bronchite au demeurant guérie qu'elle ne voulait plus manger ni boire, encore
    moins être soignée. La solution technique est simple : il faut la perfuser, mettre une sonde gastrique, attacher les mains de la malade pour l'empêcher d'arracher ses sondes et la traiter de
    force. Nous avons choisi de ne pas le faire, considérant que la décision de la malade était claire, que de toute manière elle parviendrait à ce qu'elle voulait, et que la perte de qualité de vie
    imposée par ce traitement agressif était inacceptable en regard du bénéfice attendu en termes de durée.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il se peut que l'équipe ait mal apprécié la situation. Mais il ne s'agit pas là d'euthanasie. Certains prétendront voir là une non-assistance à personne en danger
    mais on discutera cette notion plus loin.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette patiente de 87 ans, grabataire, démente, ne communiquant plus, présente un trouble apparemment grave et d'origine inconnue. La solution technique est simple :
    il faut la transférer dans un grand centre et procéder à des examens agressifs et complexes. Après concertation avec la famille, nous y avons renoncé, considérant que le pronostic à court terme
    n'est pas bon, et qu'il ne convient pas d'assombrir les derniers jours de la malade par des investigations pénibles, que le transfert, le changement d'équipe soignante, le dépaysement de la
    malade, l'agressivité des gestes proposés, sont des facteurs susceptibles d'aggraver considérablement l'état de la malade, et de mettre sa vie en danger, que les examens envisagés ont toute
    chance d'aboutir à des diagnostics pour lesquels aucun traitement ne pourrait être mis en oeuvre.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il se peut là aussi que l'équipe ait été trop pessimiste ; mais l'erreur d'appréciation ne saurait être assimilée à une euthanasie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Par contre, si cette patiente se met à faire une pneumonie, faut-il la traiter en considérant qu'elle doit en guérir, ou faut-il s'abstenir au motif qu'elle est au
    bout de sa vie, qu'il faut bien mourir de quelque chose, et que la mort qui se propose là est somme toute assez confortable ? Il arrive en effet que le médecin se sente en position de devoir
    décider de quoi le malade doit mourir. Le choix est ici délicat, car les risques d'erreur d'appréciation sont grands ; mais il semble que le médecin qui s'abstiendrait totalement pourrait
    peut-être là être taxé d'euthanasie passive. On serait dans le même cas si on avait affaire à un malade atteint de cancer, et pour qui on renoncerait à une chimiothérapie qui, pourtant,
    permettrait sans doute de lui donner trois mois de vie supplémentaires, sous prétexte que ce sursis ne vaut pas la peine d'être vécu.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">On voit que dans ce débat l'essentiel de la difficulté n'est pas dans le fait de savoir s'il y a ou non euthanasie, mais dans le fait que la décision ne peut être
    prise qu'en pesant toute les données de la situation. Autant dire que toute décision est forcément individuelle, non systématisable, et toujours douteuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">On parle aussi du " droit de mourir dans la dignité " : il existe des gens qui considèrent que la fin de la vie ne les intéresse pas, et que, quels que soient les
    moyens qu'on déploiera pour assurer leur confort, ils ne veulent pas vivre ces instants-là. Leur revendication est de pouvoir décider alors de leur mort. La question qui est posée là est celle du
    droit au suicide, et il ne s'agit pas d'euthanasie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette question est sans doute la plus difficile, et c'est là que le malentendu est assurément le plus total ; la mauvaise foi également. Car les militants de
    l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité se prévalent du résultats des sondages : ces sondages indiquent que 75% des Français souhaitent qu'on mette fin à leurs jours dans le cas où
    leur fin de vie se déroulerait dans des souffrances insupportables. Mais ceci n'a aucun rapport avec la question posée ! On imagine bien que personne ne souhaite mourir dans des souffrances
    insupportables, et l'anomalie est qu'il n'y ait que 75% des gens pour réclamer la mort : les 25% restants doivent être des masochistesÉ En ce qui me concerne il va de soi que je souhaite qu'il
    soit mis fin à mes jours en cas de souffrances insupportables. Le problème est qu'il n'existe aucune situation où le confort ne puisse être assuré. Le sondage doit donc être refait avec une
    question plus honnête : " Sachant que nous vous garantissons une fin de vie sans souffrances insupportables, souhaitez-vous quand même qu'on mette fin à vos jours ? ". On pourrait alors
    distinguer ceux qui ne veulent pas vivre la souffrance, et réclament l'euthanasie dans ce cas et ceux qui veulent simplement écourter une fin de vie jugée sans intérêt, et qui réclament une aide
    au suicide.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il y a enfin des situations exceptionnelles : car toute règle a des exceptions, même si on ne voit pas très bien quelle situation pourrait ne pas être réglée par le
    recours au sommeil induit, qu'on présentera plus loin. Mais on doit rappeler d'une part que les choses exceptionnelles, précisément, ne sont pas fréquentes ; d'autre part que la loi n'a aucune
    capacité à traiter les exceptions.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Souce et suite de l'article ici :</strong></span>
  </p>
  <p>
    <a href="http://cec-formation.net.pagesperso-orange.fr/euthanasiecavey.html">http://cec-formation.net.pagesperso-orange.fr/euthanasiecavey.html</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Mar 2011 19:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">151b11cf4edb97f6cdfa4c6ebeb7ebe5</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-notes-sur-l-euthanasie-par-michel-cavey-medecin-geriatre-69400176-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’euthanasie ; le « cocktail lytique » ; les soins palliatifs]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-l-euthanasie-le-cocktail-lytique-les-soins-palliatifs-69398597.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #0000ff;">L’euthanasie est en fait beaucoup plus souvent pratiquée qu’on ne le dit. C’est à mes yeux une pratique barbare et perverse, parce que
    les consignes restent dans le flou et l’irresponsabilité.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">C’est à mes yeux une pratique barbare et perverse, parce que les consignes restent dans le flou et l’irresponsabilité. Est-ce de l’euthanasie, est-ce de la
    thérapeutique&nbsp;? Médicalement, le cocktail lytique est très apaisant.  Personne n’avoue que c’est aussi un cocktail léthal. Le médecin prescrit sobrement&nbsp;: «&nbsp;De douze gouttes vous
    passerez à vingt.&nbsp;» Cela s’appelle «&nbsp;accélérer la perfusion&nbsp;».  Qui accélère la perfusion&nbsp;? Pas le médecin bien sûr, qui est un prescripteur mais pas un technicien des soins.
    C’est la tâche des exécutants, des infirmières. Qu’on laisse alors se débrouiller seules face àcette écrasante mission. (...)</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">L’euthanasie est une réponse brutale à un problème mal posé. On ne sait au profit de qui elle s’exerce&nbsp;: est-ce pour le confort du soignant qui ne supporte pas
    l’échec de ses dogmes&nbsp;? pour celui de la famille confrontée à une douleur insensée&nbsp;? ou pour celui du malade mal entouré, mal soutenu, qui souffre et qui a peur parce qu’il n’a jamais
    affronté les questions existentielles et n’a jamais recherché les clés métaphysiques&nbsp;?</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Si au contraire on conçoit la médecine comme une aide à l’épanouissement de la personne, un accompagnement dans son cheminement vers l’ouverture spirituelle, un
    soutien dans sa quête d’un sens à son passage dans la vie, l’euthanasie n’a pas lieu d’être.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette conception enfin humaniste, généreuse et complète, on la trouve à l’oeuvre dans les soins palliatifs - et, de fait, il n’y est jamais question d’euthanasie.
    Affirmons-le avec force face à la volonté de puissance de nos apprentis sorciers&nbsp;: l’agonie peut être une apothéose spirituelle. (...)</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">L’euthanasie est aujourd’hui le signe que la médecine est dans l’impasse. Celle-ci a certes rendu d’immenses services et a apporté des bienfaits inestimables. Mais
    elle s’est figée au sommet de sa logique, pendant que le monde continuait de tourner.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Aujourd’hui, nous sommes au milieu du gué. Tout en réclamant plus, toujours plus d’efficacité, nous nous demandons avec une certaine angoisse où mènent cette quête
    et ces conquêtes. Nous savons bien que ce sont déjà les gestionnaires, les financiers, qui décident de notre santé, qui autorisent ou non telle ou telle méthode, remboursent ou non tel ou tel
    acte, telle ou telle molécule.  Et il ne peut en être autrement&nbsp;: par définition, l’excellence n’est pas destinée à tous. La logique d’excellence exclut donc automatiquement tout ce qui en
    déborde. (p. 110 sq)</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Souce tirée de la lecture du livre :</strong><br>
    <a href="http://www.bernard-meha.fr/spip.php?rubrique58">Xavier Emmanuelli, «&nbsp;Out&nbsp;: La malédiction de l’exclusion peut-elle être vaincue&nbsp;?&nbsp;»</a>
  </p>
  <p>
    <em>Editions Robert Laffont, Paris 2003, 276 pages</em>
  </p>
  <p>
    <strong>Xavier Emmanuelli</strong> a été cofondateur de Médecins sans frontières, médecin-chef à Fleury-Mérogis, fondateur du SAMU social de Paris et secrétaire d'Etat chargé de l'action
    humanitaire d'urgence.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Mar 2011 19:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">afe7c3c06a03cf8d87f2f361dd3e1158</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-l-euthanasie-le-cocktail-lytique-les-soins-palliatifs-69398597-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les soignants contre l'euthanasie]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-les-soignants-contre-l-euthanasie-68573940.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="background-color: #ffffff;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #800000;">La Synthèse de presse bioéthique du jeudi 3 mars 2011</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Après le rejet par le Sénat en janvier 2011 de la proposition de loi sur l’euthanasie, Le Quotidien du médecin est allé à la rencontre des
    professionnels de santé qui s’étaient opposés au texte. Celui-ci prévoyait en effet que tout malade "capable majeur", en phase terminale ou avancée d’une affection grave et incurable, puisse
    demander à bénéficier "d’une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur". Il précisait que tout médecin s’opposant à une telle procédure devait
    orienter son patient vers un confrère.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le Dr Bernard-Marie Dupont (Cf. <a href="http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Janvier/20110124.2.asp">Synthèse de presse du 24/01/11</a>),
    spécialiste en soins palliatifs, avait protesté : "Les soignants sont pris en otage. Il faut respecter le droit des patients en fin de vie mais, en même temps les praticiens se devraient de
    donner la mort !" De son côté, l’Ordre des médecins avait dénoncé une "pression d’une extrême violence" qui consistait à demander aux médecins "de faire un geste létal contraire à leur éthique
    sans respecter leur conscience".</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le Dr Didier Mayeur, oncologue médical à l’hôpital Mignot du Chesnay et responsable de l’unité douleur, constate que grâce aux soins palliatifs, les
    équipes médicales "ne sont quasiment jamais confrontés à des demandes d’euthanasie active de la part des malades ou des familles." "L’idée est que le patient n’est jamais abandonné, quel que soit
    le temps de sa prise en charge et même si on sait que l’on ne va pas le guérir", explique-t-il pour définir la démarche palliative. L’hôpital où il travaille a été labellisé par l’European
    Society of Medical Oncology comme "centre intégré d’oncologie et de soins palliatifs".</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Le Dr Nathalie Michenot, responsable de l’équipe mobile de soins palliatifs dans le même établissement note que <span style="color: #ff0000;">la plupart
    des demandes d’euthanasie entendues proviennent des familles</span> qui ne supportent plus "l’attente" ou le "manque d’échanges". C’est dans ces moments-là que "notre pari le plus important est
    d’arriver à redonner du sens", explique-t-elle avant d’ajouter : "Moi, je cherche à soulager avant de tuer. On ne tue pas tous les déprimés […] on ne sédate pas pour faire mourir la personne".
    "Il faut vivre le présent et garder l’espoir", encourage de son côté Christine Laquitaine, infirmière de l’unité mobile de soins palliatifs.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Lors d’un colloque sur la fin de vie organisé par la fondation ESAI, Lucas Morin, de l’Observatoire de la fin de vie a fait remarquer que la France
    était "aujourd’hui plutôt dans la moyenne supérieure en terme d’offre spécialisée de soins palliatifs", comparée aux autres pays de l’Europe. En 2010, entre 350 et 400 équipes mobiles ont étés
    crées et 4700 lits de soins palliatifs ont été mis en place. Le Dr Régis Aubry, de son côté, a voulu dissiper les malentendus : les soins palliatifs ne sont pas "l’antichambre de la mort", sur 95
    000 séjours, 40% ne sont que des "passages".</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Pour les soignants, l’installation officielle à l’hôpital européen Georges Pompidou de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) est
    donc incompréhensible ( Cf. <a href="http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Fevrier/20110216.2.asp">Synthèse de presse du 16/02/11</a>).</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: verdana,geneva;">Bien que la convention passée entre l’hôpital et l’association oblige cette dernière à limiter son rôle à la simple information, quelques "troubles"
    auprès des patients auraient déjà été causés par sa présence. Le Dr Florian Scott déclare qu’il y aurait eu "plusieurs situations difficiles avec des familles ou proches qui revendiquaient un
    geste d’euthanasie active depuis la tenue de la première permanence de l’ADMD dans nos murs, fin janvier. Cette demande émanait du sentiment d’autorisation de ce geste illégal par l’hôpital en
    raison de sa présence." Il souhaite que la convention soit supprimée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Le Quotidien du Médecin</strong> (Stéphanie Hasendahl) 03/03/11</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Source :</strong> <a href="http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/20110303.2.asp">http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/20110303.2.asp</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>A lire aussi :</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">&nbsp;</span><strong><a href=
    "http://www.lavie.fr/actualite/societe/des-militants-de-l-euthanasie-au-chevet-des-malades-15-02-2011-14097_7.php"><span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Des militants de l’euthanasie
    ont-ils leur place à l'hôpital ?</span></a></strong><br>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Claire Legros - publié le 15/02/2011</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La présence à l’hôpital de "l’Association pour le droit à mourir dans la dignité" inquiète des médecins. Un député
    s’interroge sur le renouvellement de son agrément.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Les militants en faveur de l’euthanasie doivent-ils intervenir auprès des malades à hôpital ? La question a rebondi ces dernières
    semaines à l’hôpital européen Georges-Pompidou, l’une des vitrines des hôpitaux de Paris, où elle a suscité un vif émoi au sein de la communauté médicale. Fin janvier, des médecins ont découvert
    que l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui milite ouvertement en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, assure des permanences d’information au sein de
    l’établissement, dans le cadre de la maison des usagers.</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Source et suite de l'article :</strong><br>
    <a href=
    "http://www.lavie.fr/actualite/societe/des-militants-de-l-euthanasie-au-chevet-des-malades-15-02-2011-14097_7.php">http://www.lavie.fr/actualite/societe/des-militants-de-l-euthanasie-au-chevet-des-malades-15-02-2011-14097_7.php</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Mar 2011 10:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4c1d631755b580d98a25e493268836fc</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-les-soignants-contre-l-euthanasie-68573940-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Résultat du vote sur la proposition de loi sur l'euthanasie]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-resultat-du-vote-sur-la-proposition-de-loi-sur-l-euthanasie-40083453.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><b><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1960.asp">Proposition de loi</a> de M.
  <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/328.asp">Jean-Marc AYRAULT</a> et <a href="http://javascript:ouvre_popup('cosignataires_58773.html')">plusieurs de ses collègues</a>
  (120 députés) relative au droit de finir sa vie dans la dignité, n° 1960 rectifié, déposée le 7 octobre 2009 et voté le 24 novembre 2010</b><br>
  <br>
  <b>La présente proposition de loi a pour objet de reconnaître et d'aménager le droit, pour tout un chacun, d'accéder à une mort digne.</b></span><br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;"><b>Droit de finir sa vie dans la dignité</b></span></span><br>
  <br>
  <b>Suite de la discussion d’une proposition de loi</b><br>
  <br>
  M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote et le vote, par scrutin public, sur la proposition de loi de M. Jean-Marc Ayrault et plusieurs de ses collègues, relative au droit
  de finir sa vie dans la dignité (nos 1960 rectifié, 2065).<br>
  <br>
  <b>Explications de vote</b><br>
  <br>
  <em>M. le président. Dans les explications de vote, la parole est à M. Laurent Fabius, pour le groupe SRC</em>.<br>
  <br>
  <em>M. Laurent Fabius. Monsieur le président, madame la ministre de la santé, mes chers collègues, l’article 1er de la proposition de loi que nous vous soumettons dispose : « Toute personne
  majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à
  bénéficier, dans les conditions strictes prévues au présent titre, d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ». Les huit autres articles de ce texte précisent les conditions et les
  contrôles juridiques et médicaux rigoureux prévus pour l’exercice de ce droit.</em><br>
  <br>
  <em>Jeudi dernier, nos échanges, en général de haute tenue, ont montré qu’il n’existe pas de contradiction entre ce nouveau droit et le développement des soins palliatifs. Ceux-ci jouent un rôle
  essentiel : ils sont pratiqués par des soignants au dévouement admirable, et ils doivent être encouragés. Cet aspect est expressément précisé dans la proposition de loi ; il s’applique dans les
  pays voisins où le nouveau droit s’exerce.</em><br>
  <br>
  <em>Un débat s’est engagé sur la notion de dignité. Certains redoutent qu’ouvrir le choix de « mourir dans la dignité » aux malades atteints d’affections graves et incurables n’implique qu’on juge
  contraire à cette dignité la vie elle-même, ou la fin de vie des malades qui n’ont pas recours à ce choix. Tel n’est ni l’objet de ce texte ni son effet, car il place la personne humaine au centre
  de toute décision, ce qui constitue un puissant élément de dignité. Il la rend juge de décider si ses souffrances sont telles qu’elle puisse demander, dans des conditions très strictes, une aide
  médicale active à finir sa vie. Cette liberté ne porte atteinte à aucune autre, et le choix proposé pour soi-même ne constitue en rien un jugement de valeur sur la vie d’autrui.<br>
  <br>
  C’est pourquoi l’ouverture de ce droit a reçu et reçoit le soutien de millions de femmes et d’hommes, quelles que soient leurs convictions philosophiques, religieuses ou politiques. C’est aussi la
  raison pour laquelle des femmes et des hommes, anonymes ou connus, ont affronté courageusement, avec leurs familles et leurs soignants, des souffrances déchirantes et des interdits, avec l’espoir
  qu’ils ne seraient pas « morts pour rien ». Aujourd’hui, parmi nous, beaucoup pensent à eux.<br>
  <br>
  L’essentiel du débat est bien là. Chaque année en France, plus d’un millier de malades se retrouvent dans la situation extrême qu’envisage notre proposition de loi. Certes, d’importants progrès ont
  été réalisés : les traitements anti-douleurs, les soins palliatifs et l’arrêt de l’acharnement thérapeutique, autorisé par la loi de 2005, apportent des solutions dans de nombreux cas. Néanmoins il
  demeure, je le répète, plus d’un millier de personnes sans solution de cette nature, soit parce que leurs douleurs physiques ne peuvent pas être atténuées, soit parce que leur souffrance psychique
  ne peut pas être levée, sauf à les plonger dans un coma irrémédiable.<br>
  <br>
  Que se passe-t-il alors ? Une petite partie de ces malades, ceux qui en ont les moyens financiers, trouve à l’étranger une solution qui est alors légale. Les autres dépendent de la décision prise
  par les soignants de tel ou tel établissement, décision qui intervient souvent en dehors de tout cadre légal. Dans ce cas, les souffrances sont abrégées sans que le malade lui-même, sa famille ni,
  a fortiori, un collège de médecins ne se soit prononcé. On prétend calmer la douleur, mais, en fait, on administre des doses de sédatif que l’on sait mortelles.<br>
  <br>
  Le débat réel réside donc exactement dans cette alternative : ou bien, nous continuons, comme aujourd’hui, d’accepter hypocritement que de nombreuses euthanasies soient pratiquées sans règles ni
  contrôle, ou bien nous décidons d’ouvrir le choix d’une fin de vie encadrée par des règles précises constituant une protection tant pour le malade que pour le médecin qui agira désormais, ou qui
  refusera d’agir – car ce sera son droit –, dans un cadre strict.<br>
  <br>
  Il ne s’agit donc pas de choisir entre une situation aujourd’hui satisfaisante et une législation dangereuse pour demain, mais entre une situation confuse et dangereuse aujourd’hui et l’adoption,
  pour l’avenir, de règles protectrices de la liberté et de la dignité.<br>
  <br>
  Mes chers collègues, un jour viendra, j’en suis certain, où, dans notre société laïque qui conforte ses principes à travers la loi, les trois piliers de la devise républicaine seront mieux
  respectés, du début de la vie jusqu’à son terme.<br>
  <br>
  Avec cette proposition de loi, nous proposons davantage de fraternité face à la fin de vie, en permettant à ceux qui souffrent « mille morts » – et les mots ont un sens – d’obtenir qu’il y soit mis
  fin. Nous proposons davantage d’égalité, car nous pensons qu’il est choquant et injuste que la fin de vie dépende du degré de fortune et de relations de chacun, voire du hasard des pratiques
  hospitalières. Enfin, nous proposons davantage de liberté grâce à une nouvelle avancée du droit. Nous vous proposons, par votre vote, de traduire ce droit dans la loi. (Applaudissements sur les
  bancs du groupe SRC et sur de nombreux bancs du groupe GDR.)<br>
  <br>
  Mme Henriette Martinez. Très bien !<br>
  <br>
  M. le président. La parole est à M. François de Rugy, pour le groupe GDR.<br>
  <br>
  M. François de Rugy. Au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, je veux saluer l’initiative de nos collègues du groupe socialiste, et notamment le très fort engagement personnel de
  Manuel Valls et de Laurent Fabius sur le sujet difficile de la fin de vie.<br>
  <br>
  Les députés Verts, Noël Mamère, Yves Cochet, Martine Billard et moi-même, ont d’ailleurs déposé une proposition de loi allant, à peu de choses près, dans le même sens que le texte défendu par le
  groupe SRC. Nos chemins se sont de même croisés à plusieurs reprises lors de travaux communs avec les associations, les intellectuels ou les médecins.<br>
  <br>
  Sur la forme, nous regrettons que la majorité et le Gouvernement – représenté par Mme Bachelot –, aient choisi de fuir ce débat, voire aient tenté de l’escamoter par une manœuvre de procédure en
  reportant le vote sur les articles et les amendements, ce qui revient, pour nous, à vider de tout contenu le droit de l’opposition et, plus largement, celui du Parlement, en matière d’initiative
  législative.</em><br>
  <br>
  <em>Si nous croyons tous au rôle législatif du Parlement – tout de même l’une des missions centrales de l’Assemblée nationale ! –, voilà bien un sujet sur lequel cette dernière s’honorerait de
  légiférer ; telle est en tout cas notre conviction.<br>
  <br>
  Sur le fond, même si c’est difficile, je souhaite expliquer en quelques mots pourquoi les députés Verts apportent leur soutien à ce texte et pourquoi ils souhaitent le voir adopter par l’Assemblée.
  En effet, ce n’est pas l’affaire de la majorité ou de l’opposition ; ce n’est pas l’affaire d’un camp politique ou d’un autre, mais il est tout à fait légitime que des opinions différentes
  s’expriment au sein de chaque groupe. Le nôtre n’échappe d’ailleurs pas à la règle, certains pouvant se montrer partagés sur le sujet qui nous occupe, à l’image des opinions en France.<br>
  <br>
  Toutefois n’est-ce pas une bonne chose que de réussir à dégager une majorité d’idées sur un tel sujet ? La fin de vie ne relève-t-elle pas de la liberté individuelle ? Il ne s’agit pas, comme sur
  d’autres sujets, d’imposer un modèle contre un autre, mais de prévoir une liberté de choix individuelle. Il ne saurait être question d’opposer cette procédure aux soins palliatifs, comme certains
  l’ont malheureusement fait parfois au cours du débat.<br>
  <br>
  La loi Leonetti n’a été qu’un tout petit pas en avant ; en l’état, elle ne règle rien et il ne suffira pas de la faire mieux connaître pour que les problèmes soulevés soient réglés. Elle peut même
  conduire, reconnaissons-le, à des situations dramatiques – je le tiens de discussions avec des médecins – où l’on fait mourir de faim et de soif des personnes auxquelles on aurait décidé de ne plus
  administrer de traitement médical.<br>
  <br>
  Pour éviter les dérives, il faut évidemment s’entourer de toutes les précautions, comme à chaque fois que l’on veut rendre total l’exercice d’une liberté. La proposition de nos collègues
  socialistes prévoit à cet égard le maximum de garanties en instaurant un avis médical collégial. Lorsqu’il s’agit de la fin de vie, les décisions ne peuvent être prises dans un face à face entre un
  médecin et un malade ni même seulement avec ses proches qui n’ont pas de droit particulier sur la vie de l’un des leurs. Cela ne relève pas de la conscience du seul médecin.<br>
  <br>
  En la matière aussi, pour en avoir discuté avec de nombreux professionnels médicaux, j’irai plus loin : je crois qu’il faut libérer les médecins du trop lourd fardeau de cette responsabilité.
  Contrairement à ce qu’un de nos collègues a soutenu, ce n’est pas se positionner contre le progrès médical mais, au contraire, aller dans le sens des progrès de la médecine, progrès constants qui
  nous conduisent à nous poser la question de la fin de vie, qui nous invitent à faire évoluer la législation. C’est le rôle du Parlement de modifier la législation en fonction de ce qui se passe
  dans la société.<br>
  <br>
  C’est pourquoi les députés Verts voteront en faveur de cette proposition, tout comme une grande partie des députés communistes et républicains et du parti de gauche, alors que d’autres voteront
  contre. (Applaudissements sur divers bancs du groupe GDR et sur de nombreux bancs du groupe SRC.)<br>
  <br>
  M. le président. Sur le vote de l’ensemble de la proposition de loi, je suis saisi par le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche d’une demande de scrutin public.</em><br>
  <br>
  Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.<br>
  <br>
  <em>La parole est à Mme Colette Le Moal, pour le groupe Nouveau Centre.<br>
  <br>
  Mme Colette Le Moal. Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous avons eu un riche débat, bien qu’écourté, lors de l’examen, jeudi dernier, du texte
  relatif au droit de finir sa vie dans la dignité, proposé par nos collègues socialistes et aujourd’hui soumis à notre vote.<br>
  <br>
  Il est certain que, de nos jours, la peur de la dépendance et de la déchéance, corollaire de l’allongement de la durée de la vie, s’ajoute à la peur ancestrale de la mort et de la souffrance qui
  souvent l’accompagne. C’est à partir de cette constatation que le texte qui nous est soumis autoriserait toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, à
  demander une aide active pour mourir afin d’éviter de subir une souffrance physique ou psychique jugée insupportable et afin de pouvoir mourir dans la dignité.<br>
  <br>
  Il s’agit de légaliser l’euthanasie, transformant ainsi le droit de mourir qui relève de la liberté individuelle en droit à mourir satisfait par un tiers – qu’il s’agisse d’un médecin ou d’une
  commission ad hoc – qui engage sa responsabilité propre. C’est un tout autre droit. Cette proposition rompt par conséquent avec la loi en vigueur votée en 2005 à l’unanimité, il faut le rappeler,
  après un long travail de concertation et d’échanges.<br>
  <br>
  La loi Leonetti a mis un terme à l’acharnement thérapeutique, aux traitements poursuivis par une « obstination déraisonnable ». En instaurant un droit au laisser mourir, elle a permis de mettre un
  terme au maintien artificiel de la vie.<br>
  <br>
  Nous considérons que l’intention de traiter la souffrance ne peut pas se confondre avec celle de faire mourir ou d’aider à mourir. En effet, il existe ce qu’on appelle la théorie du double effet,
  qu’il convient de valoriser davantage : un acte bon – le soulagement du patient lorsqu’il est informé de la démarche – peut entraîner un effet mauvais non voulu : la mort.<br>
  <br>
  Dans la seconde partie de la loi Leonetti, la souffrance du mourant est prise en compte par l’organisation des soins palliatifs, poursuivis jusqu’au terme de la vie, au-delà de l’interruption du
  traitement lorsqu’elle a été demandée par la personne concernée. Il s’agit d’un accompagnement humain du patient et de sa famille.<br>
  <br>
  Cette loi représente une avancée considérable mais, cinq ans après son adoption, il est très regrettable qu’elle soit encore si mal connue non seulement des patients et de leurs familles, mais
  également du monde soignant.<br>
  <br>
  De plus, cette loi est mal appliquée, sûrement parce que mal connue, mais plus encore par manque de moyens financiers. Pour combler le déficit criant d’unités de soins palliatifs, la mise en œuvre
  du plan de développement des soins palliatifs 2008-2012 devra être très volontariste. Que dire également de l’insuffisance de la formation des personnels en soins palliatifs – ce qui ne remet pas
  en cause leur dévouement ? Leur formation doit impérativement être améliorée et valorisée.<br>
  <br>
  Aussi, avant de débattre de la légalisation de l’euthanasie, comme le propose le présent texte, la loi en vigueur doit-elle être appliquée pour donner toute sa mesure.<br>
  <br>
  Les sondages d’opinion démontreraient l’urgence du texte soumis à notre examen. Ses auteurs parlent d’une majorité de Français favorables à l’aide active à mourir. Cependant comment est évaluée
  cette demande ? Qui l’exprime : les mourants ou leurs familles et amis épuisés par leur accompagnement ? Quelle étude fiable permet de juger la situation ? Peut-on se contenter de sondages pour
  appuyer une réflexion sur un sujet aussi sensible ?<br>
  <br>
  D’autres imprécisions entourent l’expression même de « droit de finir sa vie dans la dignité » qu’on peut entendre ainsi : « l’euthanasie pour rester digne ». Cela semble présupposer que l’homme
  qui souffre est devenu indigne ! D’où la nécessité de mener un débat sur la dignité humaine avant de lier ces deux mots : euthanasie et dignité.<br>
  <br>
  De plus, on introduit la souffrance psychique dans le dispositif, laquelle ne peut être apaisée. On aborde là, en effet, un domaine bien mal connu du législateur et de l’opinion publique.<br>
  <br>
  Pour toutes ces raisons, il y a matière à poursuivre la réflexion sur la fin de vie en prenant en compte l’évolution de la société et celle de la recherche médicale, et même en élargissant la
  question : qu’est-ce que l’acharnement thérapeutique au moment de la naissance ou avant dix-huit ans ?<br>
  <br>
  Vous aurez compris, mes chers collègues, que le groupe Nouveau Centre privilégie l’application optimale de la loi en vigueur, son approfondissement, son éventuelle évolution et, par conséquent, ne
  votera pas le texte. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe NC et sur divers bancs du groupe UMP.)<br>
  <br>
  M. le président. La parole est à M. Jean Leonetti, pour le groupe UMP.<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, une partie du groupe socialiste a déposé une proposition de loi sur laquelle nous devons nous déterminer. Le débat
  a eu lieu ; il a été riche et a montré la diversité des opinions des membres de cette assemblée, opinions qui ne recouvraient pas les clivages partisans ou l’opposition entre croyants et
  non-croyants.<br>
  <br>
  M. Maxime Gremetz. C’est la politique de la main tendue ?<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Nous nous sommes plutôt déterminés en fonction de l’expérience que nous avons tous d’une agonie que nous ne voudrions pas vivre nous-mêmes.<br>
  <br>
  Nous respecterons, bien entendu, la liberté, la détermination, les convictions de chacun, mais je conteste une grande partie de l’argumentaire du rapporteur.<br>
  <br>
  Il a d’abord soutenu que le présent texte constituait une étape législative supplémentaire qui viendrait compléter les lois de 2002 et de 2005. Ce n’est pas le cas. Le présent texte représente en
  fait une rupture avec le droit existant, rupture qui relève du code pénal et non pas du code de la santé publique. En effet, le texte crée un droit à mourir dans des conditions particulières et,
  partant, ne complète pas les lois en vigueur mais les annule.<br>
  <br>
  D’après le rapporteur, il s’agirait de clarifier le droit pour ne pas laisser le juge décider à la place du législateur. Mon argument est simple ; c’est le même que celui de Robert Badinter selon
  qui « une loi de ce type serait plus source de contentieux et de difficultés que d’apaisement ».<br>
  <br>
  Ensuite, l’euthanasie serait compatible avec les soins palliatifs et la démarche, la philosophie qu’ils impliquent. Or l’euthanasie n’est pas un acte médical. Le droit à la mort n’est pas un acte
  médical.<br>
  <br>
  M. François Rochebloine. Très juste !<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Vous proposez, assez maladroitement d’ailleurs, de former les médecins à l’acte euthanasique, ce qui prouve bien qu’on se situe en dehors du champ couvert par la prise de
  soin.<br>
  <br>
  Puisque vous posez le problème des soins palliatifs, interrogeons la société française de soins palliatifs. Elle est unanime pour considérer que ceux qui pratiquent les soins palliatifs ne peuvent
  pas pratiquer l’euthanasie puisqu’il s’agit de pratiques complètement contradictoires. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UMP et NC.)<br>
  <br>
  Enfin, monsieur le rapporteur, vous avez développé l’idée qu’il s’agissait d’un droit nouveau, alors que cette démarche, si vous réfléchissez bien, est contraire à nos droits fondamentaux.<br>
  <br>
  Emmanuel Hirsch, directeur de l’espace éthique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, rappelait que « la fonction régalienne de l’État consiste à protéger les plus vulnérables ».<br>
  <br>
  M. Maxime Gremetz. Encore faudrait-il qu’il le fasse vraiment !<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Or ce texte induit un changement de repère de la société. La dignité est définie par la Déclaration universelle des droits de l’homme comme un droit universel.<br>
  <br>
  M. Maxime Gremetz. Le droit de souffrir, a fortiori quand on est pauvre !<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Vous en donnez pour votre part une définition individuelle, mais la dignité, monsieur Valls, se lit dans le regard des autres. La dignité, ainsi que Mme Bachelot l’a dit, ne
  décline pas avec nos forces.<br>
  <br>
  On soutient que la France accuserait un retard par rapport aux pays étrangers. Permettez-moi de vous rappeler que le comité des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies vient de
  condamner les Pays-Bas, faisant part de sa préoccupation vis-à-vis de l’étendue de l’euthanasie, de l’aide au suicide au sein du royaume, pratiques que vous érigiez en modèle pour notre système
  républicain.<br>
  <br>
  Le comité réitère ses recommandations antérieures et demande le réexamen de la législation hollandaise à la lumière de la reconnaissance du droit à la vie consacré dans tous les pactes des droits
  de l’homme.<br>
  <br>
  M. Maxime Gremetz. Il faut revoir la législation, non l’annuler !<br>
  <br>
  M. Jean Leonetti. Bien que cette loi de 2005 ait été votée à l’unanimité – si ce n’est pas une qualité exceptionnelle, ce n’est pas non plus un défaut irrémédiable – peut-être pouvons-nous
  continuer, comme nous l’avons fait avec MM. Michel Vaxès,&nbsp; Gaëtan Gorce et&nbsp; Olivier Jardé, à l’évaluer, éventuellement à la faire évoluer, comme nous l’avons proposé et comme le Conseil
  d’État le fait actuellement.<br>
  <br>
  Le comité consultatif national d'éthique, par la voix d'Alain Grimfeld, a affirmé qu' « il serait déraisonnable de voter une autre loi » que celle de 2005.<br>
  <br>
  Pour toutes ces raisons, mes chers collègues, je vous demande de repousser la proposition de loi de M. Valls et de ses collègues. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur de nombreux
  bancs du groupe NC.)<br>
  Vote sur l’ensemble<br>
  <br>
  M. le président. Mes chers collègues, à la demande du Gouvernement et en application de l’article 44 alinéa 3 de la Constitution, je mets aux voix par un seul vote les articles 1er à 9, ainsi que
  l’ensemble de la proposition de loi, à l’exclusion de tout amendement.</em><br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;">(Il est procédé au scrutin.)</span></span><br>
  <br>
  <b><em>M. le président. Voici le résultat du scrutin :</em></b><br>
  <br>
  <b>Nombre de votants 545<br>
  <br>
  Nombre de suffrages exprimés 528<br>
  <br>
  Majorité absolue 265</b><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Pour l’adoption 202</b><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Contre 326</b></span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 14pt;"><b>L’Assemblée n'a pas adopté.</b></span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Nov 2009 14:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d608a9cff83e580833607fb2f3a1a44a</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-resultat-du-vote-sur-la-proposition-de-loi-sur-l-euthanasie-40083453-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Proposition de loi relative au droit de bénéficier d'une euthanasie]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-proposition-de-loi-relative-au-droit-de-beneficier-d-une-euthanasie-39108062.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #800000;">Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée<br>
    par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale.</span></span></b></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>La présente proposition de loi a pour objet de reconnaître et d'aménager le droit, pour tout un chacun, d'accéder à une mort digne.</b><br>
    Elle sera discutée le 19 novembre prochain.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1960.asp">Proposition de loi</a> de M. <a href=
    "http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/328.asp">Jean-Marc AYRAULT</a> et <a href="javascript:ouvre_popup('cosignataires_58773.html')">plusieurs de ses collègues</a> relative au
    droit de finir sa vie dans la dignité, n° 1960 rectifié, déposée le 7 octobre 2009</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">et renvoyée à <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/420120.xml">la commission des affaires sociales.</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: underline;">Cette proposition sera votée le 24 novembre.</span></span><br>
    <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/euthanasie.asp">http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/euthanasie.asp</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/420120.xml"><br></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/420120.xml"></a></span>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/420120.xml"><!--StartFragment--></a>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">Le droit de mourir dans la dignité est-il un droit&nbsp;?</span></span></b></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Cela fait des années que le thème du <span style="color: windowtext; text-decoration: none;">droit</span> de mourir dans la <span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none;">dignité</span> est abordé et sujet à débats. En France, l'euthanasie (assistance à mourir) active est interdite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l'euthanasie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le
    plus de signatures possibles.</span>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #ff0000;"><b>Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des<br>
    droits des personnes en fin de vie</b></span> <a href="http://www.fautpaspousser.com/je-signe-la-petition/"><img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35/ICI.gif" class="noAlign" height="20"
    width="20"></a></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="color: #000000;">---------------------------</span><b><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.fautpaspousser.com/je-diffuse-le-depliant/?download=depliant-2.pdf&amp;did=1">Les 10 points-clés du débat sur
    l’euthanasie</a>&nbsp;</span></b></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Téléchargez, diffusez et faites connaître ce dépliant sur la charte<br>
    des droits des personnes en fin de vie.</b> <a href="http://www.fautpaspousser.com/je-diffuse-le-depliant/?download=depliant-2.pdf&amp;did=1"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/01/58/35/pdf.gif" class="noAlign" height="20" width="20"></a></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: &quot;Lucida Grande&quot;; color: black;">-------------------<br>
    Alliance pour les Droits de la Vie - <a href="http://www.adv.org/">www.adv.org</a></span></span>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp; <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: &quot;Lucida Grande&quot;; color: black;">Site de la campagne : <a href=
    "http://www.fautpaspousser.com/">www.fautpaspousser.com</a></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Lucida Grande&quot;; color: black;"><a href="http://www.fautpaspousser.com/"></a></span>
  </p>
  <hr>
  <a href="http://www.fautpaspousser.com/"><br></a>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Plus d’infos sur les droits des patients ici :</b></span>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-10304160.html">http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-10304160.html</a></span>
  </div>
  <hr>
  <p>
    <a href="http://www.fautpaspousser.com/"><!--StartFragment--></a>
  </p><!--EndFragment-->
  <p style="text-align: center;">
    <b><span style="color: red;">NB/ Il ne s'agit pas pour l'auteur de ce site ni de cautionner ni de s'élever contre un texte mais simplement d'informer de toute possible évolution dans le domaine
    du droit de la santé.</span></b>&nbsp;
  </p>
  <hr>
  <a href="http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-10304160.html"></a> <!--EndFragment--> <!--EndFragment-->

  
  
  
  
  
  
  <link rel="File-List" href="file://localhost/Users/jean-jacquespujo/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip1/01/clip_filelist.xml">
  
  
  
  
  
  
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        <pubDate>Mon, 23 Nov 2009 10:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">301f4eed0948a6c9691a47f554095495</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-proposition-de-loi-relative-au-droit-de-beneficier-d-une-euthanasie-39108062-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Philosophie et euthanasie par Jacques RICOT]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-18388776.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: AGaramond; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Site Philosophie de l'Académie de Nantes</span></strong></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: AGaramond;">Auteur&nbsp;:</span></strong> <span style="font-family: AGaramond;"><strong>Jacques RICOT</strong></span></span>
  </p><span style="font-size: 12pt;"><strong><br></strong></span>
  <p class="MsoNormal">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Introduction</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans le débat public sur l'euthanasie, la philosophie est appelée à faire entendr</span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35//ricot.jpg" title="Jacques RICOT" class="DrteTexte" style=" border: 2px solid #dad0d0; margin: 0px 20px;"
    height="125" width="110"></strong></span>
  </div><span style="font-size: 12pt;">e sa voix en fonction du champ propre qui est le sien au cœur d'une société irréversiblement</span> <span style="font-size: 12pt;">laïcisée. À la fois quête de
  sagesse et instance de problématisation, sa contribution devrait pouvoir se déployer d'une façon pluraliste et encourager dans les échanges entre citoyens, le respect des exigences rationnelles de
  la réflexion sur un sujet où il arrive que la passion interdise parfois aux convictions de subir sereinement l'épreuve de l'argumentation. La première précaution à prendre pour éviter les
  malentendus est de bien poser la définition de l'euthanasie. Nous utilisons ici celle proposée par <strong><a href="http://www.pujo-j-jacques.net/article-3342262.html">Patrick
  Verspieren</a></strong> et qui est conforme à celle des juristes : <em><span style="color: blue;">« l'euthanasie consiste dans le fait de donner sciemment et volontairement la mort ; est
  euthanasique le geste ou l'omission qui provoque délibérément la mort du patient dans le but de mettre fin à ses souffrances »</span></em>.</span>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Table des matières</span></strong></span>
  </p>
  <ol>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#L%27euthanasie,%20un%20enjeu%20pour%20l%27humanit%C3%A9">L'euthanasie,
      un enjeu pour l'humanité</a></strong></span>
    </li>
  </ol>
  <ol>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span><a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#L%27interdit%20du%20meurtre">L'interdit du
      meurtre</a></span></strong></span>
    </li>
  </ol>
  <ol>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#L%27euthanasie%20par%20respect%20de%20l%27autonomie">L'euthanasie par
      respect de l'autonomie</a></strong></span>
    </li>
  </ol>
  <ol>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#L%27euthanasie%20par%20compassion">L'euthanasie par
      compassion</a></strong></span>
    </li>
  </ol>
  <ol>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#Mourir%20dans%20la%20dignit%C3%A9">Mourir dans la
      dignité</a></strong></span>
    </li>
  </ol>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Article complet, cliquez sur le lien ci-dessous&nbsp;:</span></strong></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><a href=
    "http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#KLINK">http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#KLINK<br>
    <br></a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ce texte est désormais incorporé à un recueil d'articles publié sous le titre <em><span style="font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/4_de_Philosophie_et_fin_de_vie.htm" target="_blank">Philosophie et fin de vie</a></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Biographie</strong> <strong>et ouvrages personnels de l’auteur :</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><em><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1206349129140/0/fiche___ressourcepedagogique/&amp;RH=1160584417218"><span style=
    "font-style: normal;">http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1206349129140/0/fiche___ressourcepedagogique/&amp;RH=1160584417218</span></a></span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <strong><a href="http://www.m-editer.com/fiche_auteur.php?nom=ricot">Jacques Ricot</a></strong> Professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes, <a id=
    "amzn_cl_link_1" name="2553002165"></a><a href=
    "http://amazon.fr/gp/product/2553002165?ie=UTF8&amp;tag=editionsmedit-21&amp;link_code=em1&amp;camp=2518&amp;creative=9402&amp;creativeASIN=2553002165&amp;adid=782d3db2-c55e-458a-a2f4-b0ac0ff50525"
    target="_blank"><span><span style="color: #fb6f08;">chargé de cours</span></span></a> <em>il intervient également dans les formations des personnels soignants.</em> Membre du bureau de
    l’association Philosophia.<br>
    Titres universitaires : Licences de philosophie, sociologie et lettres. D.E.A. de psychologie. Agrégation de philosophie.<br>
    Donne des conférences sur les questions philosophiques et particulièrement autour de la problématique du pardon, de l’inhumain, de la dignité, de la <a id="amzn_cl_link_2" name=
    "285952858X"></a><a href=
    "http://amazon.fr/gp/product/285952858X?ie=UTF8&amp;tag=editionsmedit-21&amp;link_code=em1&amp;camp=2518&amp;creative=9402&amp;creativeASIN=285952858X&amp;adid=d9f326b9-e6fb-403c-8e42-8ba8abe62cfa"
    target="_blank"><span><span style="color: #fb6f08;">fin de vie</span></span></a> et de la paix. de bioéthique au département de philosophie de l’Université de Nantes,</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 16:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">be762b9fa880e54cb344bdaad7608b4c</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-18388776-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« Euthanasie, déshumanisation de la mort et fuite de l'engagement personnel face à la mort »]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-17390802.html</link>        <description><![CDATA[<h5 style="text-align: center">
    <span style="color: #800000; font-size: 14pt">ENTRETIEN AVEC MONSEIGNEUR JACQUES SUAUDEAU, DE L’ACADEMIE PONTIFICALE POUR LA VIE</span><span style=
    "font-family: verdana; font-size: 10pt"><b><a href=
    "http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.exultet.net/eshop/images/orateurs/464.gif&amp;imgrefurl=http://www.exultet.net/eshop/pages-product_music_info/product-2523/mgr-jacques-suaudeau-lembryon-pre-implantatoire-and-nbsp-masse-de-cellules-ou-tre.html&amp;usg=__hXHAZkIcXX8gU5RZRewxhf4sR_k=&amp;h=140&amp;w=140&amp;sz=14&amp;hl=fr&amp;start=3&amp;um=1&amp;tbnid=_SPGGKFdxPRfkM:&amp;tbnh=93&amp;tbnw=93&amp;prev=/images%3Fq%3DMONSEIGNEUR%2BJACQUES%2BSUAUDEAU,%26hl%3Dfr%26rlz%3D1B3GGGL_frFR313FR314%26sa%3DN%26um%3D1"><img style="border-bottom: 1px solid; border-left: 1px solid; border-top: 1px solid; border-right: 1px solid"
    class="GcheTexte" src="http://tbn2.google.com/images?q=tbn:_SPGGKFdxPRfkM:http://www.exultet.net/eshop/images/orateurs/464.gif" width="93" height="93"></a></b></span>
  </h5>
  <div class="hitencart">
    <div style="text-align: left">
      <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">« <b>Euthanasie, déshumanisation de la mort et fuite de l'engagement personnel face à la mort</b> » : c'est le titre d'un rapport établi par
      <b>Marguerite A. Peeters</b>, rédactrice en che</span><span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">f de l' « Interactive Information Services », un service d'information spécialisé dans
      l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels (cf. IIS 274, du 25 février 2008).</span>
    </div>
  </div>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">Dans cet entretien, qui fait partie du rapport, M. Peeters rencontre Mgr Jacques Suaudeau, de l'<a href=
    "http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/acdlife/index_fr.htm">Académie Pontificale pour la Vie</a> (APV), à l'occasion de la 14ème assemblée générale qui a eu lieu au Vatican les
    25 et 26 février autour des problèmes de fin de vie : « Auprès du malade incurable et du mourant : orientations éthiques et opératoires ».<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">« Douleur », « souffrance » et « mort » font partie de ces réalités universellement humaines que la culture occidentale actuelle en cours de
    mondialisation cherche à dénier. L’euthanasie « fait la mort à la mort ». Elle exprime la tentative d’échapper à la lucidité nécessaire aux derniers moments de la vie pour vivre sa mort
    humainement - autrement dit, l’ultime fuite de l’engagement personnel. En ce sens, l’euthanasie est un phénomène postmoderne et se rattache à la civilisation « non-répressive » du rêve et de la
    virtualité déjà préconisée par Marcuse. L’éthique postmoderne et post-chrétienne prétend offrir à l’individu un accès universel à tous les « choix » possibles - et donc un « pouvoir » absolu sur
    sa destinée, mais elle favorise une fuite de l’engagement personnel à tous les moments de l’existence, et en particulier à son ultime moment, justement quand devrait s’effondrer le mythe de
    l’autorédemption de l’homme.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Ma</b></span><span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>rguerite A. Peeters</b> - Commençons par une définition : qu’est-ce que
    l’euthanasie ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">On parle beaucoup de l’euthanasie ces temps derniers. Et comme tous ces</span> <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">termes dont
    on parle beaucoup, on ne sait pas toujours très bien à quoi il se réfère. Ce mot a une histoire. Il a été forgé par Francis Bacon au 17<sup>ème</sup> siècle, qui a utilisé les deux paroles
    grecques « eu- »</span> <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">et « thanatos » pour désigner une « mort facile et douce ». Depuis lors, le mot bien sûr a pris une
    au</span><span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">tre signification et s’est élargi. Si on essaye de donner une définition complète, on pourrait dire que par le terme d’euthanasie on
    entendrait « l’acte de supprimer délibérément la vie d’un malade incurable pour mettre fin à ses souffrances ; ou bien encore pour éviter la prolongation d’une vie pénible ; ou encore pour mettre
    fin à une vie estimée non digne d’une personne humaine, et tout cela pour un motif de pitié ». Moyennant quoi, cette définition a comporté quelques sous-définitions : des mots s’y sont rajoutés,
    compliquant ainsi les choses. Par exemple, on parle souvent d’euthanasie <em>active</em> ou <em>passive</em>, ou même d’euthanasie <em>indirecte</em>.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Qu’entend-t-on par ces expressions ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> L’euthanasie <em>active</em> serait l’acte de donner directement la mort, par exemple par une injection létale.
    L’euthanasie <em>passive</em> serait l’acte de laisser le patient mourir en fonction de l’évolution de sa propre maladie. C’est une très mauvaise distinction, qu’il ne faut pas utiliser
    d’ailleurs. Car entre le fait de laisser une maladie à son cours en évitant de donner des soins jugés désormais inutiles ou même pénibles, et le fait de donner directement la mort, il y a un
    abîme.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - L’euthanasie se définit donc comme l’acte de donner la mort ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Oui, et cet acte peut être direct (par exemple injection d’un produit intraveineux) ou indirect (par exemple arrêt de
    l’alimentation, ou arrêt du respirateur). Mais il est, dans les deux cas, animé d’une volonté de donner la mort. Le reste, ce n’est pas de l’euthanasie : le laisser mourir, où on laisse la
    personne mourir en paix sans la charger de traitements inutiles, n’est pas euthanasie.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Et l’euthanasie <em>indirecte</em> ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> L’expression ne signifie rien : le moyen peut être plus ou moins direct. Ce qui compte, c’est l’intention.
    L’euthanasie est toujours active ; s’il y a des moyens plus ou moins directs, l’euthanasie se définit par une volonté de donner la mort : c’est un homicide.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Qui est l’acteur de l’euthanasie : le patient ou le médecin ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Dans l’euthanasie elle-même, l’acteur est en principe quelqu’un d’autre qui agit par motif de pitié. Plus récemment
    s’est adjoint la notion de <em>suicide assisté</em>. On distingue l’euthanasie du suicide, où c’est la personne elle-même qui met fin à ses jours. Mais il y a des cas où la personne ne peut pas
    mettre fin à ses jours, quel que soit son désir, parce qu’elle en est incapable mécaniquement : elle est paralysée, trop faible, ou elle n’a pas la drogue. Et alors elle va demander l’aide d’un
    tiers pour lui porter le moyen létal de se tuer. Quand on a introduit cette notion de suicide assisté, c’était la personne à qui on procurait un barbiturique qui prenait elle-même le
    barbiturique. Mais le concept s’est élargi aux cas où les gens vont à une maison où on les fera mourir. C’est leur volonté, mais pratiquement, la majeure partie du travail est faite par des
    tiers. Il s’agit donc là d’une certaine perversion du terme. Alors que l’euthanasie n’est permise vraiment qu’en Hollande et en Belgique, le suicide assisté se pratique aussi dans l’état d’Origon
    (USA) et en Suisse.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - L’euthanasie est-elle toujours appelée par son nom ? Ne parle-t-on pas aussi, par exemple, de « mort
    médicalement assistée » pour désigner la même réalité euthanasique ?<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Il existe une constellation de termes plus ou moins abusifs pour « adoucir » le terme d’euthanasie. Les partisans de
    l’euthanasie n’aiment pas trop utiliser ce terme, marqué de toute une connotation. Ils utilisent facilement des euphémismes et un langage technique, par exemple « arrêt de nutrition par sonde »
    ou « arrêt d’une alimentation - hydratation » pour cacher une réalité euthanasique. Mais à partir du moment où on arrête de nourrir quelqu’un, il meurt, et c’est une euthanasie. On va encore
    parler d’« analgésie en fin de vie » pour désigner l’injection de produits qui sont effectivement analgésiques et anesthésiques, mais qui sont vraiment désignés à donner la mort. Et c’est en
    particulier le cas des personnes âgées en hôpitaux dont on termine le cours vital par une administration de barbiturique ou une perfusion ; et après on informe la famille : « votre grand père est
    mort cette nuit » ; c’est une euthanasie. Le pire des abus, c’est l’emploi du terme « soins palliatifs » pour désigner justement ces terminaisons accélérées de vie par injection. Dans certains
    cas, certains analgésiques destinés à supprimer la douleur peuvent déprimer le myocarde et entraîner la mort. Dans les soins palliatifs, il arrive qu’on prenne le prétexte de supprimer la douleur
    pour justifier l’euthanasie par produits analgésiques. Donc voilà un peu la myriade de ces termes qui servent à adoucir la pilule, pour ne pas employer le terme d’« euthanasie ».<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Et quand n’y a-t-il pas euthanasie ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Il faut que ce soit bien clair. Car les gens se font avoir, lorsqu’on leur parle de compassion et de souffrances
    inutiles. Or, sans faire d’euthanasie, nous pouvons faire beaucoup de choses pour adoucir la dureté de la mort. N’est pas euthanasie le fait d’interrompre une réanimation en état, par exemple, de
    mort cérébrale, quand il n’y a aucune raison de continuer une réanimation : on sait très bien que la personne est morte. De même, on n’euthanasie pas quand on laisse mourir en paix une personne
    atteinte d’un cancer et qu’on ne va plus lui donner de chimio parce qu’il n’y a aucune raison – cela va peut-être prolonger un peu sa vie mais dans des souffrances. Et donc on la laisse
    tranquille, on la renvoie chez elle où elle pourra mourir dans sa famille. Ou encore, on n’euthanasie pas si on laisse mourir une personne en état végétatif prolongé, non pas en supprimant
    l’alimentation, mais simplement par exemple si une infection pulmonaire survient et qu’on ne fait pas de grands efforts pour lui donner des antibiotiques : la personne mourra, mais sa mort ne
    sera pas provoquée. Ou encore n’est pas euthanasie la non-réanimation d’un enfant très handicapé à la naissance, par exemple d’un encéphale, qui pourrait vivre quelques heures ou quelques
    jours.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Nos contemporains ont-ils la conscience suffisamment bien formée pour distinguer la frontière entre ce qui est
    euthanasie et ce qui ne l’est pas, et savoir aussi discerner ce qui est acharnement thérapeutique ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Justement, les gens ne sont pas accoutumés. A cause de cette notion de souffrance inutile et d’une certaine
    compassion, les gens ne voient pas que derrière les soins palliatifs se cache en réalité en fait une volonté délibérée d’euthanasie qui ne respecte pas le malade. Et l’acharnement thérapeutique a
    fait son œuvre dans l’imaginaire. C’est un terme très français d’ailleurs, car en anglais on parle d’un « excès de traitement ». L’acharnement thérapeutique évoque l’idée de ce médecin terrible
    qui veut à tout prix maintenir en vie son malade en le faisant souffrir… Mais aujourd’hui, les médecins évitent l’acharnement thérapeutique. C’est tout à fait par hasard qu’un malade qui doit
    mourir soit prolongé par erreur ou pour d’autres raisons. En général, les médecins ont bien appris leur leçon. Ils auraient plutôt tendance à l’autre pôle.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Pouvez-vous brièvement nous rappeler l’histoire de l’euthanasie ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> L’histoire de l’euthanasie nous explique bien des choses. Il n’y a rien de nouveau. Ce n’est vraiment pas un progrès.
    L’euthanasie a toujours existé, depuis la haute antiquité, en particulier dans le paganisme : on quittait cette vie quand on estimait qu’elle n’était plus digne. Les romains étaient spécialistes
    de l’affaire. Quand ils avaient des problèmes politiques ou quand l’ennemi se rapprochait, ils estimaient que le moment était venu et on donnait la mort. C’était une pratique qu’on considérait
    comme bonne – une mort digne. Mais déjà dans l’antiquité, le parti opposé existait aussi. Par exemple, Hippocrate ou Pythagore estimaient lâche le fait de se donner la mort et de se soustraire à
    son sort humain. Cicéron prenait très au sérieux les affaires humaines ; il considérait que la providence nous avait mis dans telle ou telle position et il fallait accomplir ce trajet vital qui
    nous avait été fixé par les dieux. Dans le songe de Scipion, qui pensait se donner la mort, Cicéron a cette très belle phrase : « vous, toutes les personnes droites, vous devez conserver votre
    vie, vous ne devez pas en disposer sans le commandement de celui qui vous l’a donnée en sorte que vous ne paraissiez pas vous soustraire à l’office humain où Dieu vous a placé. » Déjà à cette
    époque donc, existait le point de vue qu’on ne pouvait pas fuir ses responsabilités. L’avènement du christianisme a tout changé, bien sûr, car il ouvrait une porte derrière ce désespoir de la
    mort et disait qu’au-delà de la mort il y avait la possibilité de la vraie vie, complète, de bonheur en Dieu, et que la mort en elle-même était un moment très important de la vie dans lequel on
    pouvait régler ses affaires et qu’il fallait affronter cette mort avec dignité et la confiance du chrétien. Avec l’abandon progressif de la pratique religieuse, le doute sur beaucoup de choses,
    la situation s’est de nouveau dégradée au 19<sup>ème</sup> siècle. Puis on arrive au nazisme. Avant guerre, l’eugénisme portait déjà avec lui les notions de la possibilité de l’avortement,
    d’éliminer les handicapés et ainsi de suite. Mais on n’en prenait pas bien conscience. Et le nazisme, en portant cet eugénisme à son pinacle, a montré le résultat, avec sa fameuse campagne de
    l’opération « Aktion T 4 euthanasia » qui visait à éliminer toutes les bouches inutiles. L’opération T 4 a fait, d’après les estimations, environ 200.000 victimes. Du coup, le mouvement en faveur
    de l’euthanasie, qui était assez virulent avant la deuxième guerre mondiale, s’est tu : on ne pouvait plus reprendre ce mot, avec l’étiquette nazie qui lui était attachée. Le mouvement pour
    l’avortement a pris la relève. La légalisation de l’avortement est passée d’abord. Quand on a commencé à voir que les actes des nazis étaient un peu oubliés, que l’aura négative de l’euthanasie
    commençait à s’estomper, que les nouvelles générations n’en avaient plus conscience, alors de nouveau le mouvement pour l’euthanasie a repris de l’activité.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Il s’agit, dites-vous, d’un « mouvement » ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> C’est un mouvement international qui s’allie tout à fait avec le mouvement eugénique. Il a avancé par étapes. La
    première a été celle du « meurtre par pitié », par compassion. Car les mots ont changé : au début, on parle de « meurtre par pitié ». Cette étape se marque par une série de jugements dans
    lesquels des individus, qui avaient en général supprimé des enfants handicapés, ont été jugés et puis finalement relaxés : en Belgique en 1962, un cas a fait beaucoup parler de lui et a été suivi
    d’une dizaine de cas, en particulier en Italie et en France, de gens qui ont fait l’euthanasie pour des raisons de « compassion ». Puis vient la deuxième étape, celle de l’introduction de
    nouveaux mots et comme l’expression de « mourir avec dignité ». L’accent n’est plus mis sur l’altruisme, mais sur la « dignité » – un concept très vague. En 1974, trois prix nobels (Jacques
    Monod, Georges Thompson et Linus Pauling) signent un manifeste en faveur de l’euthanasie. Le manifeste dit : nous croyons dans la dignité de l’individu ; il faut que l’individu puisse être libre
    de décider de son sort. Et après la dignité, vient la troisième étape, celle où on est maintenant, celle du droit : j’ai le droit de me donner la mort ; choisir ma mort fait partie de ma liberté
    individuelle. Et pourquoi est-ce tout à fait actuel ? Parce que la culture actuelle de consommation ne « vend » que des vies jeunes, en bonne santé. Tout ce qui peut atteindre à cette image, les
    difficultés, la souffrance sont considérés comme négatif et à rejeter. Et la mort, en particulier, on ne veut plus en parler. La mort est cachée à l’hôpital. Tout obstacle à ma propre volonté
    devient insurmontable. On n’a plus la notion de la dignité de la personne humaine quand elle affronte des obstacles. Non ! Au contraire, tout va dans le sens de la facilité, de me faire un
    plaisir hédoniste. C’est très persuasif. Ce qui a été perdu, c’est le caractère sacré de la vie et le fait que l’homme, en luttant, est vraiment homme : il s’accomplit lui-même dans la lutte.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - L’absence de la mort de la culture occidentale actuelle est, de fait, frappante.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> L’euthanasie est beaucoup plus admise aujourd’hui en Occident parce que la vision de la mort a changé. Philippe Ariès,
    dans son livre « L’Histoire de la Mort en Occident, du Moyen-Age à nos jours » explique cette lente évolution. On est parti de la mort intégrée, de la mort prise en charge, du travail de deuil en
    société tel qu’il se fait encore aujourd’hui en Afrique par exemple. La personne n’est pas seule à confronter la mort de la personne chère : sa famille la revit, les voisins vont prendre place,
    on va faire un bon repas et affronter ensemble cette mort et faire le travail de deuil. Au Moyen-Age, la mort était fréquente, elle survenait de tous les côtés, on mourait jeune et on savait
    qu’il fallait se préparer à la mort, qu’elle faisait partie de la vie. Cette familiarité avec la mort faisait qu’elle n’était plus crainte. Aujourd’hui au contraire, avec la prolongation de la
    vie, le fait est qu’on tend de plus en plus à la cacher... Même avant guerre, des cortèges funèbres parcouraient les rues. Aujourd’hui, la célébration se fait très souvent de façon intime au
    cimetière et de manière tout à fait cachée. La mort est devenue le non-dit, celle dont on ne peut pas dire le nom, l’innommable. Ce serait pratiquement un mot pornographique. L’antique interdit
    vient sur ce mot.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Et on est souvent seul au moment de la mort aujourd’hui.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> La famille s’est dégradée, ou réduite au niveau nucléaire ; elle existe plus ou moins ; on parle de familles
    recomposées. Très souvent, les personnes âgées qui n’ont pas eu d’enfants meurent seules à l’hôpital, dans le dénuement le plus total, et sans assistance spirituelle. C’est la déshumanisation de
    la mort, et c’est effectivement terrible. Autre élément : la culture du rationnel et de l’efficacité. On veut prévoir, tout dominer, tout manipuler, calculer, être maître de soi, alors que la
    mort, elle rit de nos calculs : elle est imprévisible, par définition. Et ce désir d’être maître s’accompagne d’une perte du sens de la dignité de la vie humaine. On le voit dans l’avortement, la
    manipulation des embryons, partout. La culture actuelle dénie que la mort ne nous appartient pas, qu’on ne peut même pas la définir, que la vie nous est donnée et que nous ne la fabriquons
    pas.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Le phénomène de l’euthanasie est-il en train de s’accélérer et de se répandre ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Oui, logiquement il ne peut que se diffuser toujours, tant que nous serons dans la culture néo-libérale, qui n’a pas
    l’air de vouloir s’interrompre. On perd de plus en plus contact avec le réel. Avant, les gens vivaient le plus souvent à la campagne, en contact avec la terre, les difficultés. Aujourd’hui on vit
    dans un monde plus ou moins fictif, où le computer a pris la place de la réalité. Les jeunes aujourd’hui, avec en plus les difficultés familiales, ne sont pas formés à la vie ; ils sont très
    fragiles et ils tentent de fuir dans un monde de rêve. Ces facteurs ne feront que renforcer cette tendance à la fuite : à la fuite devant la réalité qui est la mort, fuite qui se traduit par
    l’euthanasie.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - L’euthanasie n’est légale qu’en Belgique et en Hollande. Que se passe-t-il là où elle n’est pas légale ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Elle est pratiquée partout en Occident, par exemple en France dans les hôpitaux, depuis très longtemps. Et c’est vrai,
    un abîme sépare la pratique et la reconnaissance légale. Le vol est pratiqué, le meurtre est pratiqué, l’euthanasie est pratiquée : ce ne sont pas développements nouveaux. Mais que l’euthanasie
    pratiquée par certains médecins devienne encadrée par la loi, on saute vraiment une étape ! Il faut bien se rendre compte qu’il existe un mouvement en faveur de l’euthanasie, un mouvement mondial
    assez bien organisé et qui est toujours sur la vigilance, recherchant le pays où une certaine fragilité permet d’attaquer.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Qui fait partie de ce mouvement ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Il porte différents noms selon les pays et comprend des médecins, des juristes connus... Mentionnons les grandes
    vedettes, tels le docteur Jack Kevorkian (« doctor death » aux USA) ou Philip Nitschke en Australie, fondateur de l’organisation <em>Exit</em>. Dans tous les pays, il existe des organisations et
    des sites Internet en faveur de l’euthanasie, sur lesquels on peut trouver des noms : les promoteurs de l’euthanasie ne se cachent pas.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Le lobby pour l’euthanasie est-il organisé au niveau mondial, comme les autres lobbies ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Les lobbies sont en relation les uns avec les autres. Mais disons que finalement, l’euthanasie est tellement portée
    par la culture que les lobbies n’ont qu’à accentuer ce qui est déjà présent. Comme l’avortement qui était porté par la culture, la politique des lobbies est toujours de prendre un cas limite
    difficile (il y en a toujours) pour généraliser. Le cas de Vincent Humbert en France, devenu tétraplégique à la suite d’un accident de la route, qui a écrit au Président, est exemplaire à ce
    propos.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Parlons de la géographie du phénomène de l’euthanasie : peut-on dire qu’il s’agit d’un phénomène occidental ? Ou
    est-il présent sur d’autres continents ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Sous une forme différente, car dans certains pays non occidentaux il existe une tradition au suicide, comme au Japon.
    Mais ce qui inquiète le Japon aujourd’hui, c’est l’augmentation du nombre de suicides, en particulier chez les jeunes, qui traduit un aspect beaucoup plus moderne lié à la perte d’espoir. Quand
    la vie de l’homme est réellement menacée et quand les circonstances de la vie sont dures, les gens ne se suicident pas et ils ne pensent pas à l’euthanasie. Durant la guerre mondiale, le nombre
    de suicides a fortement diminué… A partir du moment où vous avez une menace sur votre vie, vous avez l’instinct vital, vous sentez ce qu’est la valeur de la vie et vous résistez. L’euthanasie
    naît dans des situations « douces », où les difficultés sont finalement inexistantes et où les gens ont perdu le sens de l’espérance et misent tout sur le matériel, sur le présent. Elle est liée
    à une certaine déshumanisation. Le mouvement se donne des allures philosophiques en parlant d’autonomie, mais justement il sort de la tradition philosophique, qui confronte ce qu’est l’homme,
    l’anthropologie. Le mouvement euthanasique refuse la réalité, la souffrance, la mort. Il fait la mort à la mort.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - La postmodernité se définit elle-même comme anti-philosophique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Oui, il ne faut pas penser, surtout éviter de penser. Il ne faut pas nommer le nom « mort », bien sûr. Mais la
    personne humaine qui se trouve dans une situation difficile a besoin d’une aide. La réponse de l’Eglise catholique à l’euthanasie est de dire que la personne en fin de vie doit être aidée
    humainement.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - N’est-ce pas ce que proposent les soins palliatifs ? Mais vous sembliez dire qu’ils ont parfois été pris en
    otage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> L’initiative des soins palliatifs est excellente. Mais il faut quand même être conscient d’un danger, qui consiste à
    dire : on a organisé les soins palliatifs et donc on n’a plus à s’occuper de la personne mourante, car l’état la prend en charge. Non ! L’assistance au malade, au mourant, doit concerner tout le
    monde. On ne peut déléguer cette tâche à travers les soins palliatifs. Les soins palliatifs ne sont pas une panacée. La mort idéale, c’est en effet la mort chez soi, dans sa famille, avec
    l’accompagnement spirituel et humain correspondant. On peut souffrir, mais la souffrance est bien moindre quand vous avez vos enfants à côté de vous. Les soins palliatifs concernent justement les
    cas où il n’y a plus de famille, où les soins utilisés sont tels qu’il faut une hospitalisation. Mais le risque est encore de résoudre une question humaine par un aspect technique. Si dans les
    soins palliatifs, fait défaut une bonne organisation de l’assistance à la mort psychologiquement, les soins palliatifs deviennent des mouroirs. Le gouvernement français et les autorités en sont
    très conscientes ; on voit la nécessité de former les infirmières spécialement à l’accompagnement en fin de vie. Il faut dire que le modèle est anglosaxon. Depuis très longtemps, Cecilia Saunders
    qui nous a ouvert la voie, avec les hospices et le système profitait dans les pays anglosaxons du bénévolat, qui n’existe pas par exemple en France, où les bénévoles ne sont pas admis. Les
    bénévoles s’occupent des soins de corps, ce qui libère le personnel infirmier formé à cela de faire un véritable accompagnement du mourant : jusqu’à la mort, accompagner la vie.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Et d’un point de vue spirituel, que peut-on dire sur l’importance des derniers instants de vie ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> La question est très juste. Pie XII a été très novateur. Il a souligné qu’il n’était pas du tout obligatoire de
    souffrir ses souffrances jusqu’au bout. C’est tout à fait bien pour le chrétien de vouloir faire face à sa souffrance sur l’exemple du Christ en communion avec la souffrance du monde et pour
    aider les autres, mais ce n’est pas obligatoire de parcourir ce chemin. De même le martyre n’est jamais obligatoire. On ne demande pas l’héroïsme aux gens. D’un autre côté, l’Eglise insiste sur
    la nécessité d’un certain moment de lucidité : qu’on laisse au mourant au moins une certaine conscience pour que le malade puisse vivre sa mort. Le travail à faire pour vivre sa mort humainement
    doit être respecté : faire face à sa mort, se préparer, régler ses dernières affaires, faire une réconciliation avec un enfant qui vient de loin, penser, méditer, voir cette mort, voir sa vie, et
    se préparer à cet au-delà. Il faut donc qu’on puisse ménager au malade des moments de non-douleur, de non-souffrance et de lucidité pour que le malade soit relativement libre et que ces derniers
    moments, il ne souffre plus. Quand vous souffrez, vous n’êtes pas libres : vous êtes sous la domination de la douleur et ne pouvez plus penser. Or la tendance aujourd’hui est de voler la mort aux
    personnes âgées en particulier, par la pratique d’analgésie terminale. On dit : la personne souffre, on va lui donner un petit produit pour calmer sa douleur. Mais on ne ménage plus la phase de
    lucidité et de conscience qui lui est nécessaire.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - L’euthanasie est un fruit de la culture mondiale de la « qualité de la vie », qui a tendance à rejeter douleur,
    souffrance et mort. Mais ce rejet est-il uniquement le résultat d’un processus de sécularisation qui s’oppose au mystère de la rédemption par la croix du Christ, ou pourrait-il être aussi une
    saine réaction contre le dolorisme d’une culture qui a longtemps été marquée par le jansénisme ? Quelle est la juste attitude face à la souffrance ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Le jansénisme est quelque chose qui est bien passé aujourd’hui, mais on en revient toujours. C’est vrai que sous
    l’influence du protestantisme et du jansénisme, il y avait l’idée qu’il fallait souffrir pour expier ses péchés. C’est une déviation. La souffrance, les épreuves font partie de la vie ; en les
    endossant au nom du Seigneur, on peut non seulement soi-même un peu se réconcilier au travers de cette souffrance assumée avec le Seigneur mais surtout on peut indirectement au travers de la
    grâce donner un certain appui spirituel à d’autres personnes : c’est la communion des saints. La personne qui assume sa souffrance non pas pour le plaisir de souffrir mais dans cette vue de
    suivre les pas du Christ et dans la rédemption participée, fait une démarche tout à fait valable : non pas le désir de la souffrance pour la souffrance – la souffrance est un mal - mais un désir
    d’assumer cette souffrance pour une valeur plus haute, qui est celle de la rédemption du monde. L’Eglise est très prudente là-dessus. Il peut y avoir des excès, parfois une certaine pathologie
    psychiatrique assez curieuse, dans la recherche de la souffrance. Mais il existe parfois aussi certaines personnes qui se croient plus fortes qu’elles ne le sont. Elles vont refuser un
    analgésique et puis elles vont terriblement souffrir. Et du coup, elles peuvent même éventuellement demander l’euthanasie. Donc, ne pas se surestimer. Accepter les antalgiques qu’on vous donne,
    accepter le traitement. Et de toute façon, l’épreuve de la mort, vous l’aurez. Pas de dolorisme, pas de recherche de la souffrance pour la souffrance, vouloir vivre sa mort tout à fait.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Dans le rapport médecin-patient, la décision d’euthanasie est-elle prise de manière « consensuelle » ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Dans la pratique de l’euthanasie, dans les deux pays où l’euthanasie est acceptée, l’euthanasie, ou le suicide assisté
    plutôt, est pratiqué par le médecin. Là il y a toute une question du rapport médecin-patient. Dans des pays comme le Canada ou l’Espagne, le médecin doit se plier à la volonté du patient : on y
    reconnaît le caractère contraignant, par exemple, des directives anticipées. En France, on en reconnaît la valeur, mais relative, car on sait très bien que les gens changent d’avis : ce n’est pas
    ce qu’ils ont écrit un jour qui est valable le lendemain. Dans ces cas-là, le médecin devrait se transformer en exécutant. Pratiquement, le malade demande à mourir, et le médecin devrait aller
    chercher le barbiturique et le lui donner.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Un contrat pervers donc ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> La relation entre le médecin et le malade devrait aller au-delà du contrat et être une relation de confiance
    réciproque, et une relation dans laquelle le médecin aussi pose ses conditions d’emblée, en tant que médecin. Le médecin ne peut pas donner la mort : c’est le serment d’Hippocrate. C’est bien
    pour cela qu’on veut aujourd’hui changer les choses. Le médecin est fait pour la vie. Il n’est pas obligé de maintenir la vie à tout prix, mais il ne peut pas donner la mort. Par exemple, il y a
    eu toute une discussion pour utiliser des médecins pour faire des injections létales dans les exécutions aux Etats-Unis. L’association des médecins s’est élevée contre cette pratique : le médecin
    ne peut pas participer à une exécution telle quelle. Il n’y a pas droit, du fait de sa vocation médicale. Il faut que les choses soient claires. Vis-à-vis de l’état, cela fait partie des
    objections de conscience. Justement de ce point de vue-là, les médecins ont bien signifié qu’ils ne peuvent pas donner la mort à cause même de leur vocation de médecin. D’ailleurs, la possibilité
    que les médecins donnent la mort, c’est très grave, car du coup, un doute terrible s’installe chez les gens et qui existe déjà chez certaines personnes âgées : je vais à l’hôpital, mais qu’est-ce
    qui va se passer à l’hôpital ? Est-ce que je peux vraiment avoir confiance dans les infirmières, dans les médecins ? Est-ce qu’on ne va pas mettre sans ma volonté quelque injection
    tranquillisante ? La rupture de la relation de confiance est terrible dans le domaine médical.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Marguerite A. Peeters</b> - Pouvez-vous donner une idée de la proportion de la pratique de l’euthanasie en Occident ?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b>Mgr J. Suaudeau -</b> Les chiffres sont très difficiles à joindre, parce que justement ce n’est pas comptabilisé. Dans les pays où
    l’euthanasie n’est pas permise, on ne le dit pas. Mais disons que si on regarde les chiffres hollandais, il s’agit de quelques milliers par année. Il semble que les chiffres réels dépassent les
    chiffres déclarés. Dans un pays comme la France, on pourrait peut-être arriver un chiffre comme 5.000, ou à la limite 10.000. Je ne pense pas que les chiffres dépassent cela. Car malgré tout, la
    plupart des gens meurent chez eux, dans des conditions normales, dans des évolutions de pathologies où il n’y a pas de raisons d’accélérer. L’euthanasie concerne certains patients et ne peut pas
    s’appliquer à tous : cela réduit obligatoirement le nombre de cas. L’avortement thérapeutique médical ne dépasse pas 1.500 en France, alors que l’avortement général, concernent 200.000 femmes par
    an. On aura ce même phénomène pour l’euthanasie. On aura un certain nombre, qui n’est pas négligeable, mais c’est quand même un nombre limité, car malgré tout, la plupart des médecins s’y
    refusent. En Hollande, on a quand même des difficultés à trouver des médecins qui la pratiquent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">FIN</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">INTERACTIVE INFORMATION SERVICES (IIS)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt">REPORT 274 – February 25, 2008</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt"><b><span style="text-decoration: underline;">Article consultable à cette adresse :</span></b><br>
    <a title="http://pakejean17.afrikblog.com/" href="http://pakejean17.afrikblog.com/"><span style="color: #0000ff">http://pakejean17.afrikblog.com/</span></a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 10:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fb882d56fa8c7e9533b8406e05276db1</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-17390802-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Euthanasie (Les questions qui se posent)]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-3614645.html</link>        <description><![CDATA[<div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style=
    "color: #800000;"><span>Euthanasie</span>&nbsp;<span>:</span></span></strong><br></span> <span style="font-size: 10pt;"><span>(Mort douce et sans souffrance) par prescription massive d’antalgique
    de psychotrope ou de sédatif qui entraîne rapidement la mort afin de mettre fin à des souffrances devenues intolérables.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>Acte consistant à provoquer la mort d’un malade incurable dans le but d’abréger ses souffrances.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span><strong>L’euthanasie est qualifiée soit d’homicide volontaire, soit d’assassinat, soit encore de non assistance à personne
    en danger.<br></strong></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><strong><span style="color: #993300;"><span><br>
    Cocktail lytique</span></span></strong><span><span>&nbsp;:</span> prescrire des doses létales par injection pour donner la mort. Ceci n’est pas reconnu comme un acte
    soignant.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>Dans l’état actuel du Code pénal, l’euthanasie est assimilée à un homicide.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>Ne pas confondre entre alléger les souffrances d’un mourant et mettre délibérément fin à sa vie.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800000;"><span><strong><br>
    <span style="font-family: verdana;">Trois définitions sont possibles dans le terme euthanasie, trois pratiques de fin différentes,</span></strong></span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm 6pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>1.<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Le refus d’acharnement thérapeutique par la limitation ou l’arrêt de
    traitement ;</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm 6pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>2.<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Le soulagement de la douleur ou de l’angoisse, au risque d’accélérer la mort
    ;</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm 6pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>3.<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> L’administration de médicaments destinés à donner la mort
    intentionnellement.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>Au contraire, la loi sur les soins palliatifs et le code de déontologie précise qu’ils ne donnent pas la mort, mais qu’ils
    la permettent. La limitation ou l’arrêt de traitement ne constituent en rien une pratique d’euthanasie, mais vise à restituer son caractère naturel à la mort.</span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span>Toutes décisions de fin de vie devraient être prises qu’en concertation entre l’équipe médicale, le patient, et la
    famille, afin de rechercher un consensus. Ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement.<br>
    <br></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #800000; background-color: #ffffff;"><span><strong><span style="text-decoration: underline;">Les causes ou
    raisons possibles de la demande :</span></strong></span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-L’euthanasie demandée par le malade est la preuve d’une douleur mal contrôlée par le milieu
    médical.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-La malade demande la mort quand il sait qu’il n’aura de compassion de personnes, il exprime
    une situation de détresse, la piqure, pour en finir, n’est en fait qu’une demande à être soulagée de sa souffrance morale.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
      <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
        <span style="font-size: 10pt;"><span><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Le patient qui demande à mourir, demande implicitement à ce qu’on l’aide à lâcher
        prise, à se détendre, à abandonner, paradoxalement, c’est la tension qu’il met à vouloir mourir qui l’empêche de lâcher prise.</span></span></span></span><br>
        <br>
        <strong><span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: underline;">Savoir aussi que :</span></span></strong><br>
        <br>
        <span style="font-family: verdana;">-Demander la mort n’est pas obligatoirement la désirer et encore moins la vouloir.</span></span>
      </div>
    </div>
    <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Il ne faut jamais prendre une demande d’euthanasie au 1er degré sans vérifier qu’il ne
      s’agit pas d’un appel au secours.</span></span><br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><br></span> <span style="font-family: verdana; font-size: 10pt;">-L’antalgique soulage la douleur
      pas la solitude.</span>
    </div>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Celui qui demande l’euthanasie est souvent de la famille, non pas pour abréger la
    souffrance du malade mais la sienne.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Donner la mort à qui la demande, n’est pas nécessairement respecté sa liberté, c’est
    souvent le prendre au mot, c’est répondre par un acte mortifère à ce qui dans bien des cas est un cri d’appel. Donner la mort dispense cet appel.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Refuser de s’alimenter est la forme la plus ancienne de se donner la
    mort.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Il peut arriver que tuer soit plus humanisant que de ne pas le
    faire.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span style="color: #000000;"><span>-Forcer quelqu’un à pratiquer l’euthanasie c’est oublier le syndrome des restants et de
    celui qui la mis en œuvre.</span></span></span></span>
  </div>
  <div style="MARGIN: 6pt 0cm; TEXT-INDENT: 35.4pt">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana;"><span><strong>J.J.Pujo</strong></span></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Aug 2006 21:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0c3e548417e40e67c6efdfb04c7070c2</guid>
                <category>Euthanasie</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-3614645-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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