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    <title><![CDATA[J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie. (Historique et essor des soins palliatifs)]]></title>
    <link>http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-475034.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Historique et essor des soins palliatifs&quot; du blog &quot;J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie.&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie. (Historique et essor des soins palliatifs)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 23:32:35 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 14 Feb 2012 23:32:35 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.pujo-j-jacques.net</copyright>            <category>Historique et essor des soins palliatifs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Historique de l’accompagnement de la fin de vie et des soins palliatifs]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-historique-de-l-accompagnement-de-la-fin-de-vie-et-des-soins-palliatifs-43291556.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;">Historique de l’accompagnement de la fin de vie et des soins<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;">palliatifs, extrait de&nbsp;la thèse du Dteur LEFEBVRE</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em><span style="font-family: Calibri-Bold;">« <strong>L’homme s’inscrit dans une culture parce qu’il prend soin de ses mourants, de ses morts.</strong>
    »</span></em> <span style="font-family: Calibri-Bold;">déclarait Tanguy Châtel lors d’une conférence donnée à Auch dans le Gers le 22 novembre 2007 sur le thème : « Accompagner la vie jusqu’au
    bout : un engagement traditionnel de haute modernité ».</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">A.</span> <em><span style="color: #800000;">La Haute Antiquité
    égyptienne</span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L’accompagnement des personnes en fin de vie est une activité traditionnelle qui remonte à la Haute Antiquité. C’est en
    Egypte que les écrits les plus anciens au sujet de mourants ont été découverts. Le « livre des morts » rédigé vers 2500 avant JC est un recueil de formules magiques et d’incantations permettant
    au mourant et au défunt de passer les diverses épreuves qui mènent aux champs d’Ialou d’Osiris (résurrection dans l’au‐delà).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">B.</span> <em><span style="color: #800000;">L’Antiquité grecque et
    romaine</span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Dans l’Antiquité grecque, les malades doivent, pour guérir, se réconcilier avec la divinité</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">responsable de leur maux. Les malades sont donc des pèlerins qui affluent dans les temples pour se purifier, se régénérer
    afin d’obtenir une guérison spirituelle (comme à Cos, Epidaure, Pergame). Dans les cas plus graves, des prêtres, les Asclépiades, font office de médiateurs. <strong><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Les</strong> <strong>soins aux mourants sont par conséquent des accompagnements
    spirituels.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Dans l’Antiquité romaine, la médecine est essentiellement fondée sur les principes émis par Hippocrate puis Galien. Les
    maladies ont une origine intelligible et correspondent au déséquilibre des « humeurs » internes. Ce déséquilibre est causé par les conditions climatiques, une inadaptation de régime, ou par des
    causes héréditaires. <strong>L’art médical permet d’établir un</strong> <strong>diagnostic, mais surtout de faire le pronostic juste de son évolution.</strong> Le pronostic est ce moment où le
    médecin prédit le développement de la maladie, la mort ou la guérison. L’annonce du pronostic doit être faite avec tact pour ne pas choquer le malade. Cependant, le pronostic pouvait entrainer le
    médecin à prendre la décision capitale de ne pas soigner le malade s’il le jugeait incurable. Le médecin abandonnait le malade à son sort, et le relais était alors pris par la famille qui lui
    prodiguait des soins et prières.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">C.</span> <em><span style="color: #800000;">Le Moyen‐âge</span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">1) Dans l’Islam médiéval</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La médecine arabe s’est fondée sur les bases d’Hippocrate et de Galien, et est essentiellement tournée vers la
    prévention. Un véritable art de vivre est proposé aux patients pour conserver la santé. Pour les soins aux mourants, c’est vers les recommandations religieuses qu’il faut tourner le regard.
    Assumer la souffrance et la douleur sont des pures manifestations de la foi. La tradition religieuse d’accompagnement des mourants remonte au début de l’Islam. Pendant l’agonie, le mourant doit
    être orienté vers la Mecque. Tout musulman est tenu de souffler à son</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">frère dans l’agonie la formule de la foi, la « Illah Illallah ». Auprès du mourant doit se trouver de préférence un
    membre de sa famille proche, digne de confiance et discret, qui aura pour mission de l’inciter au repentir. Le Prophète a dit : « lorsque vous vous trouvez près d’un malade ou d’un mort, ne dites
    que du bien, car les anges appuient ce que vous dites ».</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Le médecin médiéval arabe intervient peu pendant l’agonie du mourant ; c’est le rôle de l’entourage de fortifier
    l’âme inquiète, en l’assistant par des soins et des prières</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Calibri-Bold;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Calibri-Bold;">2) Dans l’Europe médiévale du Haut Moyen‐âge</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">La maladie, la pauvreté et l’infirmité sont souvent considérées comme la conséquence d’un jugement divin. La maladie est
    divine, le médecin doit l’être aussi. Les premiers médecins se recrutent parmi les membres du clergé. Mais ceux‐ci ont peu ou pas accès aux livres profanes, et relient toutes les maladies à un
    châtiment divin. Le seul traitement comporte donc prières et incubations (les malades s’endorment dans un lieu sacré, et les rêves qu’ils réalisent en ce lieu sont analysés par les
    prêtres).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Le mourant attend sa mort « gisant au lit malade » et est au centre d’une cérémonie publique qu’il préside et
    dont il connaît le protocole.</strong> Ainsi, il exprime tout d’abord son regret de la vie, et rappelle brièvement ceux qu’il aime, puis il demande pardon à toutes les personnes présentes, récite
    une prière à Dieu pour qu’il Lui donne le paradis, et enfin reçoit l’absolution par un prêtre. Il importait que parents, amis, enfants, voisins, soient présents.
    <strong><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>C’est la « mort apprivoisée »</strong> telle que l’a décrit Philippe Ariès.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">3) Dans l’Europe médiévale du Bas Moyen‐âge</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Peu à peu apparaissent des médecins laïcs, pour qui l’indication du pronostic a bien plus</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">d’importance que celle du diagnostic (médecine hippocratique). Le médecin n’entreprend aucun traitement lorsqu’il pense
    le malade condamné et ne veille pas le malade sur son lit de mort.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Le pronostic est extrêmement important, car le malade doit pouvoir le cas échéant se préparer à la mort. Il doit pouvoir
    se confesser à temps et éventuellement acheter des messes pour le repos de son âme .</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">En effet, la fin de vie est devenue un chemin de tourments, d’expiations en vue du Jugement divin. L’iconographie dans
    les ouvrages « d’<em>ars moriendi</em> » montre le mourant couché, entouré de ses amis et parents. Il reste toujours centre de l’action, maître de la cérémonie de sa mort, mais des êtres
    surnaturels que lui‐seul peut voir l’entourent, comprenant d’un côté la Vierge et la Trinité, et de l’autre les démons. Il est assailli de tentations et doit pouvoir les repousser. Cela
    déterminera son statut de sauvé ou de damné. Une autre lecture de cet ouvrage permet d’y voir un cheminement spirituel, un combat spirituel, au moment de la mort.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Au fil des siècles, les obsèques des riches sont de plus en plus ostentatoires alors que celles des pauvres, notamment
    dans les villes, deviennent des cérémonies furtives, aboutissant à une solitude et à l’abandon de l’âme.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">C’est aussi durant cette période qu’apparaissent les Hôtels‐Dieu, des hospices religieux qui accueillent indigents et
    incurables. Mais les soins aux mourants sont minimes, il n’y a pas de structure spécifique vouée à ces personnes en fin de vie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">D.</span> <em><span style="color: #800000;">La Renaissance</span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">A la fin du Moyen Age et pendant la Renaissance, un grand mouvement de charité est à l’origine de la formation de
    nombreuses confréries dont l’une des fonctions est d’assurer un digne enterrement aux personnes pauvres. Plus tard, aux 15è et 16è siècles, en opposition avec les pratiques courantes qui
    faisaient s’entasser les malades à l’Hôtel‐Dieu dans des salles immenses, où l’on portait peu d’intérêt aux mourants, sont fondés des Ordres religieux dont la vocation est de soigner les malades
    pauvres, d’assister les mourants. Ce sont notamment l’Ordre hospitalier de St Jean de Dieu, les filles de la Charité, l’Ordre des Serviteurs des malades (St Camille de Lellis).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;">E. <em>Le 19</em></span></strong><strong><em><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Calibri-Bold;">è</span></em></strong></span> <strong><em><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style=
    "color: #800000;">siècle</span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><em><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">1) En ville</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les multiples découvertes majeures en bactériologie, vaccins et mesures d’hygiène ont permis la diminution de la
    mortalité post‐opératoire. L’hôpital est devenu le lieu où se concentrent élites médicales et scientifiques. <strong>L’enseignement se fait au lit du malade avec cependant une dérive
    :</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>l’individu malade devient un cas d’étude</strong>. Les médecins ne témoignent en général pas d’une grande
    sollicitude à l’égard des personnes en fin de vie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>La mort devient une compétence médicale et non plus religieuse</strong>. Le combat est désormais réalisé non plus
    en vue du Jugement, mais contre la maladie.<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Progressivement apparaît la notion</strong> <strong>du déni de la mort, du refus de la
    vérité.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cependant, naissent à cette période des congrégations religieuses qui ont pour vocation</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">d’accueillir les malades incurables en fin de vie. Ce sont les Dames du Calvaire, association fondée par Jeanne Garnier
    en 1842 à Lyon, qui rayonnera jusqu’à Paris en 1874 avec la création de la maison Jeanne Garnier, aujourd’hui la plus grande unité de soins palliatifs en France.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">2) En milieu rural</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En province, les officiers de santé peu qualifiés puis les médecins philanthropes ne comptant pas leurs heures, se
    rapprochent de leurs malades physiquement (grâce à l’invention du stéthoscope), mais aussi en devenant leurs confidents. <strong>Le médecin de famille a souvent pour</strong> <strong>rôle de
    veiller le mourant. Il partage alors avec le curé une fonction morale</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">3) A l’étranger</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En 1870, les soeurs irlandaises de la Charité ouvrent l'hospice Notre Dame à Dublin et en 1905 celui de St Joseph à
    Londres. Le mouvement des hospices anglais est amorcé.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;">F. <em>Le 20</em></span></strong><strong><em><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Calibri-Bold;">è</span></em></strong></span> <strong><em><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style=
    "color: #800000;">siècle</span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><em><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">1) Emergence du concept des soins palliatifs</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><em><span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;">a‐ Le rejet des mourants</span></em></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avec l’arrivée de la pénicilline en 1945, le sentiment de triomphe de la médecine s’accentue. Les mourants, résultats de
    l’échec de la médecine puissante, sont de plus en plus mis à l’écart. Une évolution apparaît alors : tandis que l’homme a présidé pendant des siècles la grande cérémonie publique qu’était sa
    mort, <strong>le mourant est désormais privé du droit de savoir qu’il va</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>mourir</strong>, la famille et le médecin lui cachent la vérité jusqu’au bout – pour son plus grand bien ! Et le
    mourant finit par mourir le plus souvent seul, après de longs jours d’agonie (l’agonie dure plus longtemps en raison des progrès de la réanimation). Et si le malade sait qu’il doit mourir, il
    faut surtout qu’il ait l’élégance et le courage d’être discret. Il doit se comporter alors de manière que le personnel hospitalier ou la famille puisse oublier qu’il sait, et communiquer avec lui
    comme si la mort ne rôdait pas autour d’eux.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Les survivants quant à eux, ne sont plus autorisés à vivre leur deuil. Ils n’ont plus personne à qui exprimer
    leur douleur. Il n’y a plus de manifestation publique, rituelle de deuil.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Jean Ziegler, sociologue, exprime très bien ce bouleversement dans <em>Les vivants et la mort</em> : « Dans notre société
    marchande, l’agonisant n’est plus qu’un homme‐objet qui s’achemine graduellement vers la dysfonctionnalité totale et qui, de déchéance en déchéance, va vers le néant social ou, ce qui est pire,
    vers cet état ultime où il devient un simple obstacle, une charge refusée, une contradiction inassumée du processus régnant de socialisation et des hommes qui l’incarnent. » Il rajoute : « A
    l’hôpital, le mourant est un gêneur. Puisque la mort elle‐même est occultée, masquée, évacuée et puisque sur elle se fixe l’ensemble des valeurs négatives de la société, l’agonie ne peut pas
    avoir de statut autonome. A plus forte raison, elle ne peut pas être</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">sacralisée, valorisée. » C’est dans cette nouvelle attitude devant la mort qu’émerge le mouvement des soins palliatifs :
    afin de mieux soulager la douleur et de ne pas mettre à l’écart ceux qui vont mourir.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><strong><em>b‐ Des pionniers créent le mouvement des soins palliatifs</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Au Royaume Uni, une infirmière, <strong>Cicely Saunders</strong>, accompagne bénévolement au cours de la guerre
    1939‐1945, un homme atteint d’un cancer en phase terminale. A l’issue de cet accompagnement, elle choisit de débuter des études de médecine, et poursuit parallèlement son activité d’accompagnante
    bénévole.<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Dans les années 1960, elle met au point des protocoles antalgiques, étudie et fait connaître le maniement des
    morphiniques par voie orale. <strong>Elle</strong> <strong>développe également le concept de «<em>total pain</em> »</strong> (douleur globale) prenant en considération la douleur physique mais
    aussi les souffrances psychologiques, sociales et spirituelles des malades en fin de vie. En 1967, en banlieue de Londres, Cicely Saunders fonde le St Christopher's Hospice autour d'une équipe
    interdisciplinaire dans laquelle les professionnels de santé, les bénévoles, les agents du culte travaillent ensemble pour prendre en charge le patient et ses proches.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Véritable pionnier du mouvement des soins palliatifs, le St Christopher's Hospice reste un lieu de
    référence.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">A peu près à la même époque, d'autres figures anglo‐saxonnes contribuent à faire émerger la question de la prise en
    charge des malades en fin de vie : en 1969, aux Etats‐Unis, <strong>Elisabeth Kübler‐Ross</strong> publie «<em>On death and Dying</em> », à propos des réactions psychologiques de malades
    confrontés à la mort ; en 1974, à Montréal (Canada), grâce à l'enseignement qu'il a reçu au St Christopher's Hospice, le Dr Balfour Mount crée la première unité d'hospitalisation en milieu
    universitaire, au Royal Victoria Hospital. Il choisit l'appellation « soins palliatifs » plutôt que de conserver le terme hospice qui présente au Canada une connotation péjorative. Le mouvement
    va ensuite se développer rapidement en Amérique du Nord.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">2) L'émergence du mouvement des soins palliatifs en France</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">En 1973, au retour d'un voyage d'étude au St Christopher's Hospice, les publications du Père Patrick Verspieren ont un
    retentissement important. Le ministère de la Santé prend alors conscience de la nécessité de réfléchir à la prise en charge de ces malades en fin de vie ; il constitue ainsi un groupe d'experts
    sur l'accompagnement des malades en phase terminale. Dans ses conclusions, ce groupe prend officiellement position en faveur du soulagement de la douleur. Mais, aucune suite particulière ne sera
    donnée.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">A la fin des années 70, les travaux anglo‐saxons sur les thérapeutiques des souffrances</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">terminales sont publiés dans des revues françaises. De nombreux soignants français vont se former au Québec où la
    recherche clinique médicale, la recherche en soins infirmiers, la réflexion éthique, les systèmes de bénévolat et l'aide au maintien à domicile sont très avancés. Sur le territoire français, le
    mouvement des soins palliatifs se développe. Les premiers services ou consultations spécifiquement dédiés vont se créer : un service de cancérologie terminale à Cognac‐Jay (Paris), par le Pr
    Levillain ; consultation de soins palliatifs à l'hôpital de la Croix‐Saint‐Simon (Paris), par le Dr Salamagne. Des services de gériatrie intègrent aussi la prise en charge globale dans leurs
    pratiques : Dr Sebag‐Lanoe (Villejuif), Dr Revillon (St Malo), Dr Peter (Mulhouse), Dr Filbert (Lyon). Enfin, d'autres personnes oeuvrent pour le développement des soins palliatifs à domicile :
    Dr Monique Tavernier (anesthésiste libérale), Dr Jean‐Marie Gomas (médecin généraliste).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">3) Vers un enjeu de santé publique</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">1984 est un tournant dans la prise de conscience de l'importance des soins palliatifs. Dans un article de la revue
    "Etudes", Patrick Verspieren dénonce les pratiques d'euthanasie dans les hôpitaux. Le Comité Consultatif d'Ethique Médicale est créé. La voix de quelques soignants se fait entendre pour
    désapprouver les positions en faveur de l'euthanasie de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Un nouveau groupe de travail est constitué par le ministère de la Santé. Il conduira la ministre Michèle Barzach à
    officialiser les soins palliatifs par la <strong>"Circulaire du 26 août 1986 relative à</strong> <strong>l'organisation des soins et à l'accompagnement des malades en phase terminale",
    souvent</strong> <strong>appelée "Circulaire Laroque". Ce travail demeure aujourd'hui le texte de référence</strong>. Il a donné une impulsion considérable à l'essor du mouvement des soins
    palliatifs.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>A Paris, la première unité de soins palliatifs (USP) française est ouverte par Maurice Abiven, avec l'aide de
    l'ASP‐fondatrice, à l'hôpital international de la Cité Universitaire</strong>. D'autres créations vont suivre rapidement sur des modalités différentes : lits d'hospitalisation, centres de
    consultation avec lits de jour, équipes mobiles, hospitalisation à domicile. En décembre 1988 naît l'EAPC : European Association for Palliative Care (Association européenne de soins palliatifs)
    dont les buts sont de :</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">− promouvoir la mise en oeuvre des connaissances actuelles, former ceux qui, quel que soit leur niveau, sont impliqués
    dans le soin des patients et des familles affectées par une maladie incurable et avancée et promouvoir la recherche,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">− promouvoir et sponsoriser les publications ou les périodiques concernant les soins palliatifs,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">− unifier les organisations nationales de soins palliatifs et établir un réseau international pour l'échange des
    informations et des savoir‐faire,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">− aborder les problèmes éthiques associés aux soins des patients en phase terminale.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">4) Développement des associations, fondation de la SFAP</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Entre 1986 et 1990, de nombreuses associations de bénévoles en soins palliatifs voient le
    jour</strong>.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il s’agit notamment de Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie) à Grenoble, de l’ASP</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">fondatrice (association pour l’accompagnement et les soins palliatifs) à Paris, d’Alliance à Bayonne, de Présence à Pau,
    d’Albatros à Lyon, et bien d’autres encore.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En 1989, ces associations se rapprochent des professionnels de santé pour fonder la Société Française d’Accompagnement et
    de soins Palliatifs (la SFAP). Sa mission est de représenter, de stimuler et de faciliter l'action des personnes morales ou physiques impliquées dans le mouvement des soins palliatifs et de
    l'accompagnement des personnes en fin de vie, dans le but de développer et d'améliorer la prise en charge des personnes et la qualité des soins reçus. La</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">SFAP est notamment leur porte‐parole auprès des pouvoirs publics. Elle adhère également à l'Association Européenne des
    Soins Palliatifs (EAPC) dont le siège est à Milan. Depuis 1990, de nombreux textes réglementaires et de rapports ministériels ont permis de développer progressivement les soins palliatifs en
    France.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Les derniers chiffres relatifs aux soins palliatifs remontent à décembre 2007 : 337 équipes mobiles de soins
    palliatifs, 83 unités de soins palliatifs comprenant 942 lits, 3060 lits identifiés de soins palliatifs au sein de divers services de soins.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Malgré une forte augmentation de l’offre en soins palliatifs, des progrès restent à faire, car les demandes sont encore
    nombreuses, pour un nombre de places restreint.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">III. Textes officiels</span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 17pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;">A. <em>Textes officiels français</em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">En France, ce n’est qu’à partir de 1986 que les pouvoirs publics commencent à se préoccuper des soins palliatifs. En
    revanche, dès le premier texte de référence, l’activité des bénévoles est prise en compte et évoquée. Progressivement, les associations de bénévoles se verront encadrées de plus en plus par la
    législation.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">1) 1986 : circulaire dite « Laroque » :</span> <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;">Circulaire DGS/275/3D
    du 26 août 1986 relative à l'organisation des soins et à l'accompagnement des malades en phase terminale.</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ce premier texte de référence en France définit les modalités d’organisation des soins palliatifs en institution et à
    domicile.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Il y est précisé que « Les soins d’accompagnement visent à répondre aux besoins spécifiques des personnes parvenues au
    terme de leur existence.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ils comprennent un ensemble de techniques de prévention et de lutte contre la douleur, de prise en charge psychologique
    du malade et de sa famille, de prise en considération de leurs problèmes individuels, sociaux et spirituels.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">L’accompagnement des mourants, suppose donc une attitude d’écoute, de disponibilité, une mission menée en commun par
    toute l’équipe intervenant auprès du malade. »</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">D’après cette circulaire, les bénévoles ont d’emblée une place au sein des structures de soins palliatifs : « En outre,
    l’équipe peut proposer au malade l’intervention s’il le désire, de Ministres du culte et de bénévoles. »</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Un peu plus loin, des précisions sont apportées quant au rôle du bénévole, et à sa formation. « Sur la proposition de
    l’équipe où à la demande du malade, en particulier s’il est isolé, la participation des bénévoles et des Ministres des cultes vient compléter l’action menée par l’équipe.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les bénévoles doivent s’engager à assurer leur fonction avec régularité ; une formation adaptée doit être prévue pour les
    bénévoles et les Ministres des cultes afin de leur permettre de mieux comprendre la situation des malades et de répondre à leurs questions. Leur action constitue un supplément à celle menée par
    l’équipe : les bénévoles ne sauraient être considérés comme un personnel d’appoint. »</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 9.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">2) 1993 : Rapport sur les soins palliatifs et l’accompagnement des personnes en fin de vie.</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">En janvier 1993, le Dr Henri Delbecque remet au ministre de la Santé et de l’Action Humanitaire un rapport sur le
    développement des soins palliatifs en France et sur la mise en application de la circulaire de 1986. Ce rapport fait état du sous‐développement des soins palliatifs en France, tant en institution
    qu’à domicile.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">3) Loi n°99‐477 du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs.</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce texte définit les soins palliatifs, en fait un droit pour les personnes malades et un devoir pour les soignants. Sont
    aussi abordés le refus d'investigation et le refus thérapeutique, les soins à domicile, le rôle des bénévoles et le congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie. Cette loi a conféré un
    accès pour tous à ces soins et en a favorisé l’organisation autour de trois axes :</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">- Le droit des personnes malades : tout patient qui le requiert a le droit d’accéder à des</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">soins palliatifs et à un accompagnement.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">- La mise en place des soins palliatifs dans les établissements publics et privés suivant un</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Schéma Régional d’Organisation Sanitaire</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">- La création d’un congé pour accompagnement d’une personne en fin de vie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">L’article 10 concerne tout particulièrement les bénévoles : il précise les modalités de sélection, d’encadrement et
    d’action dans le domaine des soins palliatifs. Les associations doivent également répondre à certaines obligations.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">« Des bénévoles, formés à l'accompagnement de la fin de vie et appartenant à des associations qui les sélectionnent,
    peuvent, avec l'accord de la personne malade ou de ses proches et sans interférer avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux, apporter leur concours à l'équipe de soins en participant à
    l'ultime accompagnement du malade et en confortant l'environnement psychologique et social de la personne malade et de son entourage. Les associations qui organisent l'intervention des bénévoles
    se dotent d'une charte qui définit les principes qu'ils doivent respecter dans leur action. Ces principes comportent notamment le respect des opinions philosophiques et religieuses de la personne
    accompagnée, le respect de sa dignité et de son intimité, la discrétion, la confidentialité, l'absence d'interférence dans les soins. Les associations qui organisent l'intervention des bénévoles
    dans des établissements de santé</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">publics ou privés et des établissements sociaux et médico‐sociaux doivent conclure, avec les établissements concernés,
    une convention conforme à une convention type définie par décret en Conseil d'Etat. A défaut d'une telle convention ou lorsqu'il est constaté des manquements au respect des dispositions de la
    convention, le directeur de l'établissement, ou à défaut le préfet de région, en accord avec le directeur régional de l'action sanitaire et sociale, interdit l'accès de l'établissement aux
    membres de cette association. Seules les associations ayant conclu la convention mentionnée à l'alinéa précédent peuvent organiser l'intervention des bénévoles au domicile des personnes malades.
    »</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">4) Programme national de développement des soins palliatifs 2002‐2005</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ce programme prévoit trois axes de travail : le développement des soins palliatifs à domicile, le renforcement et la
    création de structures spécialisées, la sensibilisation et l’information de l’ensemble du corps social à la démarche palliative</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">5) Rapport de mission de Marie de Hennezel au ministre de la santé sur le thème : « Fin de vie et accompagnement » ‐ octobre
    2003</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ce rapport fait des propositions en termes de communication, d’organisation des soins, de formation (particulièrement à
    l’éthique) et d’amélioration des pratiques des soignants confrontés à des situations limites. En ce qui concerne les bénévoles d’accompagnement, Marie de Hennezel déplore la méconnaissance par
    les professionnels de santé de l’article 10 de la loi de juin 1999 sus‐citée.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Elle indique les différents obstacles à l’intégration des
    bénévoles dans les services hospitaliers. Elle insiste sur l’importance qu’ont les bénévoles auprès des familles, des personnes malades isolées et émet des</span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">propositions pour promouvoir cette activité, en impliquant notamment davantage les communes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">6) Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie n° 2005‐370 du 22 avril 2005</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Ce texte clarifie ou renforce les dispositions existantes sur : l'obstination déraisonnable et l'obligation de dispenser
    des soins palliatifs, le double effet, la procédure d’arrêt ou de limitation de traitement du malade en fin de vie, la collégialité de la décision de l’arrêt de traitement du malade inconscient,
    la procédure d’interruption ou de refus de traitement, le respect par le médecin de la volonté du malade en fin de vie, la personne de confiance. Elle instaure les directives anticipées relatives
    à la fin de vie (schémas régionaux d'organisation sanitaire). Les soins palliatifs figurent dans cette liste des matières obligatoires constituant les SROS.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">7) Circulaire N°DHOS/O2/2008/99 du 25 mars 2008 relative à l'organisation des soins palliatifs.</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette récente circulaire précise les orientations de la politique des soins palliatifs, fondée sur le développement de la
    démarche palliative. Elle fournit des référentiels d’organisation des soins pour chacun des dispositifs hospitaliers de la prise en charge palliative et précise dans son annexe 5 les «
    définition, missions et obligation du bénévolat d’accompagnement en matière de soins palliatifs ». Cette annexe est le référentiel des associations de bénévoles d’accompagnement, fruit du
    travail</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">du Collège des Associations de Bénévoles d’Accompagnement (CABA) de le SFAP.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">8) Programme de développement des soins palliatifs 2008‐2012, présenté par le Président de la République française le 13 juin
    2008.</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ce programme vise notamment à</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- doubler l’activité des réseaux dans les domaines de soins palliatifs et de prise en charge</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">de la douleur,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- créer de nouvelles unités de soins palliatifs dans les établissements où sont comptabilisés plus de 600 décès chaque
    année,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- développer la culture palliative dans les hôpitaux locaux et les unités de long séjour ainsi que dans les services de
    soins de suite,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- favoriser l’intervention des équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) au sein des</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">établissements médico‐sociaux et de santé,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- garantir la prise en charge en soins palliatifs des personnes résidant en établissement</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD),</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- expérimenter le dispositif de maison d’accompagnement avec la présence de bénévoles spécifiquement
    formés,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- favoriser la reconnaissance universitaire pour les soins palliatifs et intégrer la dimension palliative à tous les
    niveaux de la formation médicale avec la mise en place d’un Diplôme d’Etudes Spécialisées Complémentaire (DESC) intitulé « médecine de la douleur et médecine palliative »,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- mise en place d’un soutien des aidants en leur proposant une formation à l’accompagnement,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- assurer la formation de bénévoles d’accompagnement dont le nombre a diminué ces</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">dernières années,</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- améliorer l’information des professionnels de santé et du public sur le dispositif de soins palliatifs et
    d’accompagnement de la fin de vie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><span style="color: #800000;">B.</span> <em><span style="color: #800000;">Textes officiels européens</span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 15pt; font-family: Calibri-Bold;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">1) Recommandation 1418 de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (21 mai 1999) sur la protection des droits de l'homme
    et de la dignité des malades incurables et des mourants</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette recommandation insiste sur le fait qu’il faut développer les soins palliatifs d’accès encore insuffisant pour de
    nombreuses personnes en fin de vie dans les pays membres de l’Union Européenne, et lutter contre l’acharnement thérapeutique. Elle réaffirme qu’il faut maintenir « l’interdiction absolue de
    mettre intentionnellement fin à la vie des malades incurables et des mourants ».</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt; font-family: Calibri-Bold;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <strong><span style="font-size: 13pt; font-family: Calibri-Bold;">2) Recommandation 2003‐24 du Comité des ministres du Conseil de l'Europe sur l'organisation des soins palliatifs (adoptée le 12
    novembre 2003)</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette recommandation porte sur le développement des soins palliatifs en Europe à partir de l’enquête Pallium réalisée
    dans sept pays européens (Allemagne, Italie, Belgique, Pays‐Bas, Espagne, Suède, Royaume‐Uni). Elle définit les structures où peuvent être délivrés des soins palliatifs, précise la formation et
    l’éducation des professionnels et des bénévoles, l’importance de la recherche dans le domaine des soins palliatifs, le rôle des bénévoles et l’accompagnement des familles
    endeuillées.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les articles 175 à 183 sont consacrés aux bénévoles et rappellent leur rôle, leur utilité, l’intérêt d’une formation
    sérieuse, l’importance d’un coordonnateur de bénévoles et le fait qu’il représentent la société auprès de la personne mourante.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Concernant le processus de deuil, les articles 184 à 193 expliquent l’importance de</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">l’accompagnement des familles avant et après le décès du patient dans le contexte actuel de refus de la mort. La
    recommandation définit trois types de prises en charges des personnes endeuillées :</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- L’accompagnement général du deuil, pouvant être assuré par des bénévoles encadrés ou du personnel correctement
    formé.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- Le deuxième niveau est celui d’une prise en charge psychologique par un personnel</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">suffisamment qualifié</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">- Le troisième niveau est le recours à une psychothérapie intensive réalisée par des</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">professionnels de santé spécialisés.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;; color: olive;"><a href="http://www.pallissy.com/uploads/pdf1272381704.pdf">Thèse complete consultable en
    cliquant <img alt="ICI.gif" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/20x20/0/01/58/35/ICI.gif"></a><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;; color: olive;">Thèse du Dr Cécile LEFEBVRE</span></strong></span> <span style=
    "font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;; color: olive;">pour l’obtention du DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE GENERALE. Octobre
    2008<br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;; color: olive;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 10:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">18b7ea7c210397fb47ad5e41689cda35</guid>
                <category>Historique et essor des soins palliatifs</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-historique-de-l-accompagnement-de-la-fin-de-vie-et-des-soins-palliatifs-43291556-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Historique et essor des soins palliatifs du début de notre ère à nos jours]]></title>
        <link>http://www.pujo-j-jacques.net/article-2612183.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;">Les premiers centres de soins palliatifs (appelés alors «&nbsp;hospices&nbsp;», où l'on accueille les personnes âgées démunies, remontent au
    <strong>4<sup>e</sup>&nbsp;siècle</strong>, quand les chrétiens, en Europe, fournissaient des soins aux malades et aux pauvres.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;">L'hôpital apparaît en Occident</span></span></strong> <span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><strong>dès le haut Moyen Age</strong></span></span> <strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: black;">(768-1024)</span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">. Il accueillait des gens qui ne pouvaient subvenir eux-mêmes à leurs besoins (indigents,
    vieillards, sans abri, orphelins, estropiés, mendiants, pèlerins, femmes en couches et malades sans ressources). Il leur offrait logis, nourriture et soins, pour une courte
    durée.</span><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    <br>
    Au IXe siècle</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, à l'époque Carolingienne, la situation des hôpitaux monastiques se codifie d'avantage. Charlemagne demande à ce
    que chaque cathédrale, chaque monastère dispose d'un hôpital.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Du Xe au XIIe siècle</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, le nombre d'&nbsp;«&nbsp;</span><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye-medecine-h%F4pital3.html"><span style="font-size: 11pt; color: purple;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">hôpitaux monastiques</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">» se multiplie. Une dénomination nouvelle va apparaître pour
    désigner l'hôpital, cette fois en français, c'est l'Hôtel-Dieu.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Vers1020</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">est né</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.memo.fr/LieuAVisiter.asp?ID=VIS_SUI_VAL_013"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">L'hospice du
    Grand-Saint-bernard</span></span></a></span></span><span style="font-size: 10pt; color: black;">. Havre de paix pour les voyageurs, pèlerins et autres soldats de passage.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Avant le XI siècle</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, il n’existe que l’enfer et le paradis, le purgatoire n’est apparu qu’après cette date. La peur de la mort,
    c’était la peur d’aller en enfer. Dans ces temps-là, c’était la mort subite qui faisait peur, de nos jours, c’est le contraire, le mort instantané est souhaité.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    XIIe siècle</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: <strong><span style="text-decoration: underline;">Hospitalier</span></strong>, Maison où des religieux
    donnent l'hospitalité aux pèlerins, aux voyageurs, p<span class="normal">révue à l’origine pour nourrir et loger malades et pèlerins.</span> Se disait de certains ordres religieux militaires et
    charitables, fondés au Moyen Âge pour accueillir, soigner et défendre les voyageurs, les pèlerins, les malades et les indigents.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    L'hôpital au Moyen Age&nbsp;:</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="color: #800000;">voir article très
    détaillé&nbsp;:</span></span></span></strong>
  </div>
  <div>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/l--hopital-au-moyen-age.doc"><span style=
    "font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/l--hopital-au-moyen-age.doc</span></span></a></span></span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">Au bas Moyen Age</span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">seulement <strong>(1024-1280)</strong>, il se mit aussi à
    remplir une fonction de foyer pour personnes âgées; c'était surtout le cas des hôpitaux de la bourgeoisie des villes importantes, dont ne pouvaient bénéficier en principe que les bourgeois du
    lieu. A côté de l'hôpital général (dit "des pauvres et des pèlerins"), il existait aussi des maisons spécialisées, seules comparables, par leur fonction thérapeutique, à l'hôpital moderne:
    maladreries pour les lépreux, nombreuses en Europe centrale, établissements pour les victimes de l'ergotisme, tenus par les <a href=
    "http://www.dhs.ch/externe/protect/textes/f/F11705.html"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">hospitaliers de Saint-Antoine</span></span></a> , puis, au
    bas Moyen Age, de la peste et de la syphilis .</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    A cette époque,</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">la mort était omniprésente et frappait à tout âge, elle faisait partie de la vie quotidienne. Les vivants ne
    craignaient pas de fréquenter les cimetières qui étaient des lieux de rencontres. L'homme de jadis était maître de sa mort&nbsp;: il la sentait venir ou se la faisait annoncer par ses proches et
    s'y préparait calmement. Enfants ou adultes, rien ne leur était épargné de l'agonie ou du trépas. La bonne mort consistée à se mettre en paix avec Dieu introduisant au repos céleste.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;"><br>
    Fin du moyen âge</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;">&nbsp;: Il faut citer&nbsp;</span><span style="color: #0000ff;"><a href=
    "http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Les_confreries_de_la_bonne_mort"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">les confréries de La Bonne
    mort&nbsp;»</span></em></a></span> <span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;">qui, à travers la France étaient des associations bénévoles qui se chargeaient d'aider les mourants, ensuite
    d'aider les familles dans la cérémonie des funérailles, dans les rites des funérailles et enfin dans le soutien au deuil des familles.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    XV siècles</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, la mort se christianise au 15° siècle à la reconquête catholique après le concile de Trente, (enfer, purgatoire,
    paradis) expiation des péchés.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Au XVIème siècle</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: <strong><span style="font-weight: normal;">Jean Cindat</span></strong> fonde en Espagne l’<a href=
    "http://www.saintjeandedieu.com/"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">ordre des hospitaliers de St Jean de Dieu</span></a> dont la vocation est d’assister les mourants. Cet ordre sera
    introduit en France par Marie de Médicis sous le nom de « Charité de Jean de Dieu ».</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><br>
    En 1582</span></strong>, Camille de Lellis crée <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camilliens"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">l’ordre des Camilliens</span></a> qui s’occupe de
    l’assistance aux mourants. Chateaubriand les désignera d’ailleurs comme « les pères et frères du bien mourir » au début du XIXème siècle.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1662</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">Les <a href="http://www.yvelines.fr/archives/guide-et-inventaires/serieH/guide/autres/hopital.htm">Hospice-des-Vieillards
    et Enfants pauvres de la ville de Mantes</a> fut créés en exécution de la déclaration du roi Louis XIV du mois de juin 1662 qui prescrivait l'établissement d'un hôpital général dans toutes les
    villes et gros bourgs du royaume pour y loger, renfermer et nourrir les pauvres mendiants.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1740</strong></span> Jean Godinot, chanoine de la cathédrale de Reims, invente le premier centre de
    lutte contre le cancer et la première unité de soins palliatifs, l'ôpital des "cancérés".<br></span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1770</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: Établissement public ou privé qui accueillait des orphelins, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes,
    des malades incurables.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Les hôpitaux après la révolution&nbsp;:</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="color: #800000;">voir article très
    détaillé</span>&nbsp;:</span></span></strong> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/les-hopitaux-apres-la-revolution.doc"><span style="font-size: 11pt; color: purple;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/les-hopitaux-apres-la-revolution.doc</span></span></a></span></span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    En 1793 et 1794</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: les hôpitaux et leurs biens ont été nationalisés par la Convention qui, les voyant toujours comme des
    établissements de bienfaisance, pensait qu'ils ne seraient plus nécessaires lorsque les réformes redistribuant la propriété (biens nationaux, régime successoral) mettraient fin au paupérisme. En
    1794, les trois quarts des biens hospitaliers furent vendus pour financer l'effort de guerre. On mourut à nouveau de faim dans certains hôpitaux.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1830</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: en se médicalisant, l’hôpital tend à se différencier de l’hospice. L’encombrement des hôpitaux relatif à l’afflux
    des malades pauvres, favorise les tendances à discrimination. On rejette les malades qui ne sont pas de la commune, ceux qui sont cause de gêne ou de désagrément. Parmi ces exclus, on trouve
    l’indigent cancéreux condamné à l’errance en attendant que la mort le prenne. C’est dans ce contexte que la <strong>charité</strong> vient <span style=
    "text-decoration: underline;">suppléer</span> la médecine publique. Désormais le terme d’<strong>hospice,</strong> serautilisé pour designer des établissements essentiellement destinés à
    accueillir des cancéreux en phase terminale.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><br>
    1832</span></strong>, le Pasteur Fliedner fonde en Allemagne la société féminine pour les pauvres et les soins aux malades (<a href=
    "http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?noticeid=409&amp;scatid=77&amp;lev=1&amp;Lget=FR&amp;PHPSESSID=3636299fd78aac3fd9ffb0b41611a0c5"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">œuvre des Diaconesses</span></a>). Antoine Vermeil installe la première communauté française à Reuilly en 1841, Ce fut d'abord, en 1842, une infirmerie pour les
    enfants tuberculeux, puis, la même année, un refuge pour les femmes prostituées.&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1842</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: à Lyon, <a href="http://www.cdrnfxb.org/content/view/108/"><span style="color: #0000ff;">Jeanne Garnier</span></a> fonde
    <a href="http://ch.revues.org/document443.html"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">l’œuvre des Dames du Calvaire</span></a>, hospice qui recueille des veuves atteintes de « plaies
    vives et cancéreuses ».</span> <span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;"><span style="color: #000000;">L'objectif de cette association est de panser les plaies, de soulager et de consoler
    les incurables.</span> <span style="color: #000000;">C'est avec Jeanne Garnier que le mot " <strong>hospice</strong> " prend le sens de lieu accueillant des personnes en fin de vie.</span></span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    XIXème siècle</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: les hôpitaux publics s’intéressent à la prise en charge des patients cancéreux (ouverture d’une « House of
    peace » en 1850 au London Cancer Hospital et d’une « free House for Incurable Cancer » à New-York en 1899).</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;"><br>
    1870</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: #0c254b;">&nbsp;: <span style="color: #000000;">la congrégation des&nbsp;sœurs néerlandaises de la Charité ouvrent l'hospice Notre
    Dame à Dublin</span> <span style="color: #000000;">et celui de Saint Joseph à Londres où des religieuses apportèrent une telle attention aux mourants que désormais le terme d'hospice, en Grande
    Bretagne, ne peut se dissocier de ce travail d'accompagnement.</span></span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1874</span></span></strong><strong>&nbsp;</strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">: sous l'égide de l'œuvre du Calvaire, Aurélie JOUSSET fonde un hospice à Paris qui est devenu la
    Maison Jeanne Garnier, qui, avec ses quatre-vingts lits, est aujourd'hui la plus grande des unités de soins palliatifs de France mais aussi un modèle de référence.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1879</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: à Dublin <strong><span style="font-weight: normal;">en Irlande,</span></strong> (s’inspirant de l’œuvre des Dames
    du Calvaire) ouverture d’un hospice par <strong><span style="font-weight: normal;">la congrégation</span></strong> des Sœurs Irlandaises de la Charité, dirigé par <strong><span style=
    "font-weight: normal;">Mère</span></strong> Marie AIKENHEAD. En 1905, le même ordre religieux ouvre à Londres, l'hospice St Joseph.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1893</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le Docteur BARRETT accueille les mourants au St Luke’s Home de Londres.</span>
  </div>
  <div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">En 1905,</span></strong> <span style="font-size: 10pt;">la congrégation des sœurs de la Charité fonde dans la
      banlieue de Londres l'Hospice St Joseph. Dans le même temps d'autres hospices religieux se développent. En 1893, le Dr Howard Barret crée la Maison St-Luke (Angleterre) pour l'accueil des
      mourants sans ressources</span></span><span style="font-size: 10pt;">.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Aux alentours de 1923</span></strong>, <span style="font-size: 10pt;">les incurables seront au centre d'un
      conflit entre médecins et bénévoles. "Lorsque la maladie est estimée incurable, le patient ne nécessite plus l'intervention du médecin et ne présente plus d'intérêt au plan médical". De fait,
      le malade est relégué dans des structures que l'Assistance Publique nomme "dépôts". Ainsi la séparation est claire entre le cancer localisé qui bénéficie des services des centres appelés "usine
      à guérir" et les patients atteints de cancers généralisés que l’on met au "&nbsp;dépôt&nbsp;".</span><br></span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
      "font-size: 10pt; color: black;"><br>
      1930</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: la notion d'incurabilité est remise en cause par quelques médecins des hôpitaux publics.<strong><span style=
      "text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;"><br>
      Voir article</span></span></strong><strong><span style="font-weight: normal;">&nbsp;:</span></strong></span> <strong><span style="font-size: 10pt; color: #3366ff;"><span style=
      "font-size: 12pt;"><a href="http://perso.wanadoo.fr/usp-lamirandiere/historique_lb.htm"><span style="font-weight: normal; color: purple;"><span style=
      "color: #0000ff; font-size: 10pt;">http://www.usp-lamirandiere.com/historique_lb.htm</span></span></a></span><br></span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
      "font-size: 10pt; color: black;"><br>
      1939</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: <strong>1942&nbsp;:</strong> Les Oblates de l’eucharistie fondent en France la « Maison Notre Dame du Lac&nbsp;» à
      Rueil-Malmaison, elles accueillent des personnes en fin de vie</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;">Hospice de vieillards</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">.
      Etablissement où l’on ne dispense qu’un minimum de soins, ils sont destinés à héberger et soigner les vieillards en attendant la mort des sujets. Ils ont pour vocation d'accueillir tous ceux
      que l'indigence, les maladies incurables et la vieillesse mettent hors d'état de subvenir à leurs besoins.</span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">Pour les établissements de la 2e
      moitié du XXe siècle, il faut employer «&nbsp;maison de retraite&nbsp;».</span>
    </p>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Jusqu'à la loi de 1941</span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, les hôpitaux sont réservés aux malades dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond de ressources. Ils
    y sont soignés gratuitement.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Dans la seconde moitié du XXe siècle</span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, le visage de l'hôpital se transforme. La loi de 1941, en ouvrant les hôpitaux publics à
    l'ensemble des citoyens, rompt avec la tradition de l'hôpital charitable.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Essor des soins palliatifs</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">du moyen-âge à nos jours 1950 principalement dans les hospices.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    A partir des années 60</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">on a remplacé les hospices par des maisons de retraites, ensuite des Foyers-résidences, puis on les a
    médicalisé. L'émergence du concept de soins palliatifs prend plus de sens si l'on examine la dimension sociologique et historique. En effet, l'avènement de la médecine moderne, scientifique, dans
    la seconde partie du XXème siècle avec ses progrès spectaculaires a fait perdre en quelque sorte la mission d'accompagnement qui faisait pleinement partie de la pratique médicale. Par ailleurs,
    les sociologues ont constaté une évolution des mentalités par rapport à la mort. L'époque actuelle est caractérisée par une dénégation de la mort, phénomène devenu inacceptable, tabou. Les
    rituels autour de la mort ont disparu, le deuil n'est plus porté.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Dans les années 1960</span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: 30% des décès ont lieu dans un établissement hospitalier tandis que 60% environ ont lieu à domicile.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1967</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: Dame</span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: blue;"><a href=
    "http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-457350.html"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">Cicely Saunders</span></a></span></span><span style="font-size: 10pt; color: black;">,
    infirmière, assistante sociale, puis médecin, s’emploie à améliorer la prise en charge du malade cancéreux en institution (hospices) et au domicile. Elle fonde en 1967 le <a href=
    "http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=498"><span style="color: #0000ff;">Saint Christopher's Hospice</span></a> de Londres qui reste aujourd'hui le lieu de référence dans
    le domaine, (équivalent français de l'unité de soins palliatifs). Elle s’intéresse au traitement de la douleur en recourant à des prises orales de morphine plus connue sous le nom de “potion de
    Saint Christopher”. Elle introduit le concept de “<em>total pain</em>” qui considère l’expérience douloureuse dans sa dimension physique mais aussi psycho-affective, sociofamiliale et
    spirituelle. Elle développe le soutien psychologique non seulement des malades, mais aussi des soignants confrontés quotidiennement à des situations dramatiques. Cicely Saunders, va consacrer sa
    vie (1918-2005) aux malades en fin de vie et à la conception des soins palliatifs.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1969</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le Docteur</span> <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-457350.html"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">Elisabeth Kübler Ross</span></span></a></span><span style=
    "font-size: 10pt; color: black;">, psychiatre américaine, expose sa théorie sur les attitudes devant la mort et l’agonie à partir de ce qu’elle observe dans l’accompagnement des personnes en fin
    de vie.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1972</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">- France : Projet d’accompagnement des malades. En France, la notion de soins palliatifs est un peu plus récente. Les soins
    palliatifs se développent dans la perspective de réhumaniser la mort à l'hôpital. Ils redonnent un sens à la fin de vie. Ce n'est que dans les années 1972 - 1973 que le ministre de la Santé
    BERNARD KOUCHNER s'est intéressé à ce problème de l'accompagnement des malades en phase terminale. Un premier travail sur cette préoccupation avait alors été demandé à un groupe d'experts. Il n'y
    a eu aucune suite à la publication de ce premier rapport.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1974</span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Une première Unité de Soins Palliatifs s’ouvre à Montréal au Royal Victoria Hospital, sous la responsabilité du Professeur
    Balfour Mount. Il choisit l'appellation "soins palliatifs" car le terme "hospice" présente au Canada une connotation péjorative. Depuis, de nombreux soignants français sont allés se former au
    Canada. En France, suite à la publication du livre <em>Face à celui qui meurt</em> du Père Patrick Vespieren, un groupe de réflexion se constitue autour de Renée Sebag-Lanoë, Michèle Salamagne et
    Robert Zittoun qui sera à l’origine de l’introduction des soins palliatifs.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1975</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le Docteur</span> <strong><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-457350.html"><span style="font-weight: normal; font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">Elisabeth
    Kübler-Ross</span></span></a></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, psychiatre, ancien professeur de médecine du comportement à l'université de Charlottesville en
    Virginie, pionnière de la thanatologie moderne, du mouvement des soins palliatifs et de l’accompagnement des personnes en deuil. Reconnue dans le monde entier par ses pairs comme faisant autorité
    en matière de thanatologie, elle est docteur honoris causa de nombreuses universités. En <strong><span style="text-decoration: underline;">1975</span></strong>, se créer en milieu hospitalier des
    services de moyens et longs séjours, maximums 90 jours, ce qui transforme ces services en mouroir. «&nbsp;Cela permet de rentabiliser le système&nbsp;». Les établissements qui accueillent ces
    malades, après avoir été des hospices sont devenus des pavillons de «&nbsp;long séjour&nbsp;» des pavillons de «&nbsp;chroniques&nbsp;» ou encore des «&nbsp;V120 ou V240&nbsp;» selon le nombre de
    Vieux : 120 ou 240 !</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1978</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Première consultation officielle de soins palliatifs, à</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.croix-saint-simon.org/quisommesnous/histofonda2.htm"><span style="font-size: 11pt; color: purple;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">l’Hôpital de la Croix Saint-Simon</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">sous la responsabilité du Dr Michèle
    Salamagne.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1975 à 1984</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">:</span> <strong><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.jesuites.com/bibliographie/auteurs/verspieren.htm"><span style="font-weight: normal; font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff;">Pa<span style="font-size: 10pt;">trick
    VESPIEREN</span></span></span></a></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, aumônier des étudiants en médecine de Paris, fait connaître le mouvement des hospices en France et
    organise des sessions sur l’accompagnement. Il dénonce dans la revue « Etudes » les pratiques d’euthanasie dans les hôpitaux et propose de « <em>Vivre au jour le jour avec celui qui meurt</em>
    ».</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Dans les années 80</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, lorsque les pionniers des Soins Palliatifs Français chercheront à se former aux Soins Palliatifs, le
    lieu-phare sera Montréal, d’autant qu’une Unité Francophone s’est crée à l’hôpital Notre-Dame, quelques années après celle du Royal Victoria Hospital.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1983</span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Création de la première association de bénévoles de soins palliatifs “Jusqu’À La Mort Accompagner La Vie ”</span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: blue;"><span style="color: #0000ff;">(</span><a href="http://www.jalmalv.org/"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">JALMALV</span></span></a><span style="color: #0000ff;">)</span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">(25), à Grenoble, par le Pr. René Schaerer.
    L’année suivante sera créée l’</span><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.aspfondatrice.org/acc/edito.asp"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">ASP</span></span></a></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">(Association pour le développement des Soins Palliatifs) par Jean Faveris. Des
    initiatives hospitalières ponctuelles apparaissent. Quelques médecins généralistes osent prescrire de la morphine.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1984</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp; est une date charnière dans la prise de conscience de l'importance des soins palliatifs. Le Père P. Verspieren, dans
    un article de la revue "Etudes", dénonce les pratiques d'euthanasie dans les hôpitaux et propose de "vivre au jour le jour avec celui qui meurt" ; le Comité Consultatif National d'Ethique
    Médicale est créé.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1985&nbsp;</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">: le ministre de la Santé Edmond Hervé confie à Geneviève Laroque la direction d'un groupe pluridisciplinaire
    d'experts dont la mission est l’étude de la fin de vie, et la proposition de mesures concrètes.. «&nbsp;Circulaire relative à l’organisation des soins et à l’accompagnement des malades en phase
    terminale&nbsp;».</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1986</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: La</span> <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.usp-lamirandiere.com/laroque.htm"><span style=
    "font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">circulaire LAROQUE</span></span></a></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">officialise les soins palliatifs en
    France. Circulaire ministérielle du 26 août 1986 pour le développement des soins palliatifs, premier document officiel de définition, rédigé par le groupe d'étude dirigé par Madame Geneviève
    Laroque. La circulaire du 26 Août 1986, officialise le mouvement des Soins Palliatifs, &nbsp;et donne une couverture officielle aux différentes initiatives qui suivront, création d'Unités de
    Soins Palliatifs dans les hôpitaux, etc. Soit 20 ans après la Grande Bretagne.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;1987</span></span></strong>&nbsp;<span style="font-size: 10pt; color: black;">: 29,9% de décès au domicile tandis que la mort a massivement lieu à l'hôpital : 66,3%. Le <a href=
    "http://www.pfg.fr/Passage12/Htm/O.htm"><span style="color: #0000ff;">Dr Maurice <strong><span style="font-weight: normal;">Abiven</span></strong></span></a> ouvre avec l’aide de
    l’</span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.aspfondatrice.org/qsn/histoire.asp"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">ASP</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">la première USP Unités de soins palliatifs à l'hôpital de la Cité Universitaire
    à Paris. D'autres créations vont suivre rapidement sur des modalités différentes : équipes mobiles, centres de consultation avec lits de jour, unités d’hospitalisation.
    Soins-renseignement-recherche : moyenne 10 lits.</span>
  </div>
  <div>
    <br>
    &nbsp;<span style="font-size: 10pt; color: black;"><strong><span style="text-decoration: underline;">1988</span></strong>: Création de <span style="color: #0000ff;">l’</span></span><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: #3366ff;"><a href="http://www.jesp.eu.com/eapc.asp"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">Association Européenne pour les Soins Palliatifs</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">(E.A.P.C.)</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1989</span></strong>&nbsp;: un comité d'experts de <a href="http://www.euro.who.int/aboutwho?language=French"><span style=
    "color: #0000ff;">l'O.M.S</span></a>. affirme que la lutte contre la douleur et les autres symptômes est l'une des priorités du programme de lutte contre le cancer et reprend les bases théoriques
    des soins palliatifs. L'O.M.S. propose aux Etats une redistribution des moyens entre les soins curatifs et palliatifs.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1989&nbsp;</span></strong>: <strong>S.F.A.P.</strong> Société française de soins palliatifs et d’accompagnement<br>
    rassemblant toutes les associations. La S.F.A.P. est le porte-parole auprès des pouvoirs publics, elle rassemble les médecins, les infirmières et les psychologues, etc. Actuellement 400 membres,
    une centaine d’associations. 15000 adhérents, 1600 bénévoles impliqués. La <a href="http://www.sfap.org/"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">S.F.A.P</span></span></a>. appartient à l’association Européenne des Soins palliatifs, <a href=
    "http://www.eapcnet.org/publications/nouvelles2002.asp">E.A.P.C.</a> basé à Milan.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<span style="text-decoration: underline;">1990</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le premier Congrès européen de soins palliatifs est organisé à Paris,
    suivi de la création de la <a href="http://www.sfap.org/index.php"><span style="color: #0000ff;">Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs</span></a> (S.F.A.P.)</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1990</span></strong>, le</span> <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.sosfindevie.org/eutha/index-T-M6.htm"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 10pt;">Dr <strong><span style="font-weight: normal;">Michèle
    Salamagne</span></strong></span></span></span></a></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">ouvre l’Unité de l’hôpital Paul Brousse après avoir créé le 1er enseignement structuré en
    1988 au sein du <a href="http://www.crefav.com/">CREFAV</a>, centre de recherche et d’enseignement sur l’accompagnement de la fin de vie.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span><strong><span style="text-decoration: underline;"><br>
    1991</span></strong>&nbsp;: La loi du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière, a introduit les soins palliatifs parmi les missions de l'hôpital.<br>
    63 % des Français interrogés ont indiqué, qu’à qualité de soins égale, ils préfèreraient mourir à leur domicile. Or actuellement, seulement 25 % des personnes décèdent à domicile, maison
    d’accueil spécialisé, résidence, foyer logement….&nbsp;Ce domicile est défini par le lieu de vie habituel&nbsp;: domicile au sens propre du terme, mais aussi maison de retraite.</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1992</span></strong>, la Fondation de France crée un " Programme d'accompagnement des personnes en fin de vie et soins palliatifs ".</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<span style="text-decoration: underline;">1992</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Création de l’Union Nationale des Associations de Soins
    Palliatifs</span> <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><span style="color: #0000ff;">(</span><a href="http://www.aspfondatrice.org/div/aide.asp"><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">U.N.A.S.P</span></span></a><span style="color: #0000ff;">.)</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1993&nbsp;</span></strong>: le Dr <strong><span style="font-weight: normal;">Delbecque</span></strong> remet, à la demande du ministre de
    la santé, un rapport émettant des recommandations pour inciter à l'accroissement et à la diversification des structures, ainsi qu'à la nécessité de la formation et de l'information. Suite aux
    recommandations du rapport, on assiste durant la période 1988-1998 à un développement timide des structures de soins palliatifs mais surtout en institution : les Unités de Soins Palliatifs (USP)
    et les <a href="http://www.aspfondatrice.org/div/def.asp"><span style="color: #0000ff;">Équipes Mobiles de Soins Palliatifs</span></a> (EMSP). 28% des décès se font à domicile – 66% en milieu
    hospitalier</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;">1994</span></strong>&nbsp;: Le sénateur <strong><span style="font-weight: normal;">L. Neuwirth</span></strong> dresse le constat des
    déficits de la prise en charge de la douleur et contribue à l'élaboration de textes visant à l'améliorer.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1995</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;:</span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">loi du 4 février faisant obligation aux
    professionnels de santé de prendre en charge la douleur des patients.</span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">Code de déontologie, voir décret du 6 sept. 1995 Article 37 et
    38.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1996</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: 37 U.S.P. &gt;450 lits &gt; 5 à 6000 patients</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1998</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le Secrétariat d’État à la Santé lance un programme de lutte contre la douleur et de développement des soins palliatifs
    sur trois ans 1999-2001 (Dr Bernard Kouchner).</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1999</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: Lucien Neuwirth rédige le rapport de la Commission des affaires sociales du Sénat sur<br>
    les soins palliatifs. Un plan triennal est mis en place destiné à doubler le nombre des Unités de Soins Palliatifs</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1999</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;">: Loi du 9 juin 1999 qui garantit le droit d'accès aux soins palliatifs à toute personne en fin de vie, ainsi qu'un</span>
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: blue;"><a href=
    "http://lexinter.net/Legislation5/conge_d%27accompagnement_d%27une_personne_en_fin_de_vie.htm"><span style="color: purple;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">congé d'accompagnement
    pour la famille</span></span></a> :</span></span></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">C'est l'aboutissement de l'engagement du secrétaire d'état à la santé,</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Kouchner"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">B.
    Kouchner</span></span></a></span><span style="font-size: 10pt; color: black;">, de l'organisation des soignants, de l'implication des bénévoles, et de rapports émanant du Sénat et du Conseil
    économique et social. L’impact se fera immédiatement sentir sur le développement des structures de soins palliatifs tant en institution qu’à domicile.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    1999-2002</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: Plan Kouchner Premier plan triennal qui a eu pour objectif de créer et de financer des USP et des EMSP dans
    les établissements de santé, permettant de créer 100 équipes mobiles de soins palliatifs.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    2002&nbsp;</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">: Le 19 février 2002,</span> <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://www.cdrnfxb.org/content/view/108/68/"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">la circulaire DHOSD 2002/98</span></span></a></span> <span style=
    "font-size: 10pt; color: black;">porte sur l’organisation des soins palliatifs en France en application de la loi de juin 1999. Ces deux textes annoncent la nécessité de l’accroissement des
    structures existantes qui devraient mailler tout le territoire français. Loi du 4 mars 2002 garantissant le droit à une vie digne jusqu’au bout, le droit de mourir dignement. On compte en mai
    2002 122 unités de soins palliatifs, 265 équipes mobiles de soins palliatifs et 30 réseaux de soins palliatifs.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    2002-2005</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;:&nbsp; &nbsp; <a href="http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/palliatif/sommaire.htm"><span style=
    "font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">Programme national de développement des soins palliatifs 2002-2005</span></span></a></span> <span style="color: black;">:</span>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp; &nbsp;Deuxièmes plans qui visent à développer l’accompagnement à domicile. Il est accompagné d’un comité de suivi organisé en 3 groupes de
    travail concernant le développement des réseaux, le développement des soins palliatifs dans les établissements de santé, l’information de la société.<br>
    Le Ministère de la Santé estime que 150 000 à 200 000 personnes devraient pouvoir bénéficier de soins palliatifs. La notion de démarche palliative y est mentionnée : il s’agit d’ « asseoir et de
    développer les soins palliatifs dans tous les services ou à domicile en facilitant la prise en charge des patients en fin de vie et de leurs proches par la mise en place d’une dynamique
    participative prenant en compte la difficulté des soignants. »</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    2004</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">&nbsp;: -En juin 2004, le guide de bonnes pratiques d’une démarche palliative en établissement de santé est publié par la
    DHOS , Direction de l’hospitalisation et de la direction des soins. Il sera l’un des outils de</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.pujo-j-jacques.net/categorie-457350.html"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">Marie de
    Hennezel</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">pour mener à bien sa nouvelle mission de diffusion de la démarche palliative et de la culture de
    l’accompagnement</span>
  </div>
  <div>
    <br>
    &nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;">2005&nbsp;</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">: Inauguration
    du</span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href="http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/33_050519pdb.htm"><span style=
    "font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;">numéro azur 0811&nbsp;020&nbsp;300</span></span></a></span></span> <span style="font-size: 10pt; color: black;">(Cabinet de
    Philippe Douste-Blazy la création d’un numéro de téléphonie de santé ayant 3 missions : informer, orienter, écouter qui sera inauguré en juin 2005. <a href=
    "http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/933.pdf">(0 811 020 300)</a> le ministère de la santé met en place un comité de développement des soins palliatifs et de l’accompagnement de la
    fin de vie organisé autour d’une démarche de santé publique en vue de connaître l’offre en matière de soins palliatifs, les besoins en soins palliatifs et en accompagnement et proposer une
    organisation des soins palliatifs en France. Organisé autour d’une démarche de santé publique en vue de connaître l’offre en matière de soins palliatifs, les besoins en soins palliatifs et en
    accompagnement et proposer une organisation des soins palliatifs en France.</span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    Les perspectives pour 2007</span></strong><span style="font-size: 10pt; color: black;">, échéance du <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/plan-cancer.pdf"><span style=
    "color: #0000ff; font-size: 10pt;">Plan cancer</span></a>, source unique de financement avec la dotation nationale des réseaux, seraient d’atteindre 5 lits identifiés/100 000 habitants, 1 réseau
    de soins palliatifs/400 000 habitants, 1 équipe mobile /200 000 habitants et 1 unité de soins palliatifs par pôle régional de cancérologie. En effet, la mesure 43 du plan cancer 2003-2007
    consiste à soutenir le développement des soins palliatifs dont 80% de l’activité est consacrée au cancer mais sans oublier les fins de vie des autres pathologies, des personnes âgées, des enfants
    et en maintenant le cap des trois dimensions rappelées par Bernard Devalois : « dimension liée à la composante de soins, dimension liée à la mobilisation de moyens spécifiques, dimension éthique,
    liée à un référentiel de valeurs. »</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Programme de développement des soins palliatifs 2008-2012</span> <a href=
    "http://www.sfap.org/pdf/0-K2-pdf.pdf"><img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35/v4_telecharger_ici2.gif" alt="v4 telecharger ici2" class=" noAlign" style=
    "border: 0px solid #000000; margin: -15px 0px;" width="115" height="48"></a></strong><br></span>
  </div>
  <div style="font-weight: bold;">
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><sup><span style="font-size: 10pt;">Travail de recherche et de mise en page effectué par Jean-Jacques Pujo</span></sup></span>
  </div>
  <div>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Voir excellent article très détaillé</span></span><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style=
    "font-size: 12pt;">par l’auteur :</span> <span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 12pt;">Laurence Bounon</span></span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    Psychologue à</span></span> <span style="font-size: 12pt;"><em>l'Unité de soins palliatifs : <span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 10pt;">La
    MIRANDIÈRE</span></span></em></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 10pt;">1, rue de la Gouge - 21801 Quétigny - FRANCE</span><br></strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><a href="http://www.usp-lamirandiere.com/">http://www.usp-lamirandiere.com/</a><br>
    <br>
    «&nbsp;&nbsp;<a href="http://www.usp-lamirandiere.com/historique_lb.htm">HISTORIQUE ET EMERGENCE DU CONCEPT DE SOIN PALLIATIF&nbsp;</a>»</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><br>
    «&nbsp;</span> <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.usp-lamirandiere.com/desillus.htm"><strong><span style="color: #0000af;">Le discours sur la mort et la clinique du réel :
    des-illusions</span></strong></a> <span style="color: black;">»</span></span><span style="font-size: 10pt; color: blue;"><a href=
    "http://perso.wanadoo.fr/usp-lamirandiere/accom_lb.htm"><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #0000ff;"><br></span></span></a></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; color: black;"><span style="color: #0000ff;"><br></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #0000ff;">«&nbsp;<a href=
    "http://www.usp-lamirandiere.com/deuil.htm">Deuil et endeuillés</a></span>&nbsp;»<br>
    <br></span></span>
    <div style="text-align: left;">
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #800000;"><a href=
      "http://infodoc.inserm.fr/ethique/cours.nsf/10efe61e8c342978c125685c002b86ea/d69a39b835a8127dc12568b20052e3e8?OpenDocument">Problèmes éthiques posées par l’évolution des attitudes face à la
      mort.</a></span></strong><br></span> <span style="font-size: 12pt;">Dr. Thierry Marmet<br>
      <em>Médecin en unité de soins palliatifs, Toulouse.</em></span>
    </div><br>
    <span style="font-size: 10pt; color: blue;"><br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 May 2006 11:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4df793b28d6f760ac566bedf7901bab4</guid>
                <category>Historique et essor des soins palliatifs</category>        <comments>http://www.pujo-j-jacques.net/article-2612183-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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