Accompagnement des personnes en fin de vie http://www.pujo-j-jacques.net/ 2005-01-29T16:07:20Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Site dédié à l'accompagnement bénévole de la personne âgée en milieu hospitalier et en maison de retraite - Soins palliatifs et fin de vie - Souffrance des soignants - Site indépendant de toute association. Courriel : j.j.pujo@free.fr http://www.pujo-j-jacques.net/article-14108822.html Mémoire, sujet : l'infirmier(e) face à la mort 2008-04-22T15:30:04Z 2008-04-22T15:29:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html « La souffrance des soignants n'est pas souvent prise en compte. Pourtant, ils assistent, de plus en plus fréquemment, aux derniers instants de vie de leurs patients dans des conditions parfois difficiles. Leur permettre d'exprimer cette souffrance passe par l'adaptation à de nouveaux comportements et la création de groupes de paroles au sein du service. »                                                                           Michèle LEGRAND        Etre soignant n'est pas seulement l'accomplissement de plusieurs techniques de soins, c'est aussi le résultat de l'interaction entre son travail, son environnement et son lieu d'exercice.     Cette profession, pour être plus précis, s'exerce par rapport au malade et à l'entourage de celui-ci, à l'équipe soignante, et à la société qui établi des règles, des droits et des devoirs.     Dans des services de fin de vie, le soignant est sans cesse confronté à l'idée de vie, de mort, de vieillissement. Il doit aider à vivre mais aussi à mourir. Parfois même il doit accomplir des gestes dont il ne comprend pas le sens. Il doit également faire face à des problèmes comme le manque de temps, le manque de reconnaissance, ainsi qu'à l'incompréhension (la sienne mais aussi celle des familles).     Favoriser la verbalisation de telles charges doit être une priorité pour le soignant.     Pouvoir raconter ses émotions, savoir également que d'autres soignants partagent ces sentiments est un excellent moyen de libération des tensions accumulées lors de l'accompagnement des mourants.     Les expériences de tous sont alors partagées et chacun pourra apporter son soutien et son expérience à l'autre. Peut-être est-ce pour cela que l'équipe soignante du service de long séjour à la maison de retraite Beauséjour, souhaite pouvoir participer à des réunions qui associeraient l'équipe paramédicale et l'équipe médicale.     Notre travail met donc en évidence, au-delà du besoin de communication, que les soignants éprouvent un grand besoin de formation. La capacité à supporter la vue de la mort ou ce qu'elle représente est propre à chacun. Se retrouver dans ces situations à haut risque psychologique nécessite une préparation que l'on pourrait acquérir grâce à des stages encadrés par des professionnels.     Dans ce travail, nous allons donc aborder dans un premier temps, le cadre de conceptuel qui définit l'anthropologie de la mort, les soins palliatifs, l'accompagnement, les patients en fin de vie ainsi qu'une approche des comportements des soignants face à la mort. Puis dans un second temps, nous parlerons du cadre d'étude, nous exposerons notre enquête et ses résultats, ainsi qu'une ébauche de solution.   Ce mémoire est consultable à cette adresse : http://www.infirmiers.com/etud/TFE/memoire/mil/memoiremil.php   TABLE DES MATIÈRES Introduction 1. Cadre conceptuel 1.1. Anthropologie de la mort1.2. Les soins palliatifs 1.2.1. Historique 1.2.2. Définitions 1.2.3. Les textes législatifs 1.3. L'accompagnement 1.3.1. Le malade 1.3.2. L'entourage 1.4. Le patient en fin de vie 1.4.1. Les stades du mourir 1.4.2. Besoins psychoaffectifs et spirituels 1.4.3. La famille et le deuil 1.5. Le soignant face à la mort 1.5.1. Le travail de deuil 1.5.2. Les institutions en rapport avec la mort 1.5.3. Les mécanismes de défense des soignants 1.5.4. Le syndrome d'épuisement professionnel 1.5.5. Comment éviter le syndrome d'épuisement 2. Cadre d'étude 2.1. Présentation de l'établissement 2.1.1. Historique 2.1.2. Situation 2.1.3. Ses locaux 2.1.4. Capacité totale d'accueil 2.1.5. Le personnel 2.2. Le service de long séjour 2.2.1. Situation 2.2.2. Le personnel 2.2.3. Objectifs et outils du service 3. Problématique 4. Hypothèse 5. Enquête 5.1. Méthodologie de l'enquête5.2. Analyse de l'enquête5.3. Conclusion de l'analyse 6. Les solutions proposées Conclusion Bibliographie Annexes Travaux de recherche effectués par : SM DELBARD Céline SGT FEVRIER Séverine SGT PERON Cédric SGT STEGRE Cathy PROMOTION 1998 - 2001 Ce mémoire est consultable à cette adresse : http://www.infirmiers.com/etud/TFE/memoire/mil/memoiremil.php http://www.pujo-j-jacques.net/article-18755673.html Fin de vie devant soi 2008-04-22T13:16:40Z 2008-04-21T12:00:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html Comment apaiser ceux qui ne guériront pas ? Entre lutte permanente contre la souffrance et écoute des petits désirs qui adoucissent la vie de chacun, plongée dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Besançon.   Enquête et interview recueillie par JACKY DURAND reporter à Libération QUOTIDIEN : mardi 15 avril 2008   Docteur Régis Aubry responsable du département des soins palliatifs au CHU de Besançon Président du comité national de suivi du développement des soins palliatifs et ancien président de la SFAP.   Aujourd’hui, «monsieur Jean» comme on l’appelle dans le service, se «sent bien», il a passé «une bonne nuit». Coiffé de frais, la raie sur le côté de ses cheveux gris, monsieur Jean arbore un coquet pyjama. Assis dans son lit, il relève le drap pour cacher ses «jambes de danseuse» recouvertes de bas de contention qu’il «n’aime pas». Monsieur Jean occupe l’un des six lits du service de soins palliatifs du Centre hospitalier universitaire (CHU) Jean-Minjoz à Besançon (Doubs). On y accueille des patients âgés de quelques mois à plus de cent ans.   «J’ai un cancer des voies biliaires, raconte monsieur Jean. Ça fait trois ans que c’est lourd à porter. Je ne suis pas loin de la dernière ligne droite. Ça fait un drôle d’effet de se retrouver en soins palliatifs. Je suis là depuis trois semaines. C’est pas mal.» Silence. On ne voit plus que ses grands yeux bleus dans son visage émacié. «Je sens que j’arrive au bout du rouleau. Je ne sais pas pour combien de temps encore. Mon objectif ? Arriver à être là encore un jour, un mois, quinze jours, je suis incapable de dire combien.» Monsieur Jean, qui a élevé quatre enfants, attend la venue ce week-end de son fils «de Paris». «Il faut que je continue à me battre pour eux.» Le docteur Elisabeth Batit lui palpe doucement le ventre : «Les remontées acides, il n’y en a plus ?» «Non, répond monsieur Jean. Mon truc, c’est le hoquet au réveil. J’avais des courbatures dans les bras ce matin». Et puis il revient sur sa fin de vie : «Je pense que ça va aller encore quinze jours.» Le médecin lui tient la main : «On avait évoqué le projet de sortie mais l’état est trop fluctuant. On a décidé d’investir cette chambre comme une maison. Il y a du &quot;taf&quot; comme disent les jeunes.» Avec l’équipe, Elisabeth Batit évoque la possibilité d’installer l’ordinateur de monsieur Jean au pied de son lit. Les soignants quittent la chambre. Monsieur Jean fixe le calendrier au mur en face de son lit qui n’indique pas la date du jour. Il parle de sa femme qui a pris un studio dans une résidence hôtelière de Besançon pour être près de lui. Puis il dit : «Je suis un peu en boucle.» Avant de relever la manche de son pyjama pour désigner le patch de morphine. «J’ai l’impression de pas dormir. En fait, je dors comme un loir. Je ne vois pas d’éléphants roses. Dans l’ensemble, ils sont gris. Je peux très bien vous parler, disjoncter totalement et parler aux murs en même temps.»   ... On est un service pour les situations les plus complexes. On a pas mal de Chantal Sébire», résume Régis Aubry, chef du service et président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs. Au bout d’un couloir, une fenêtre sur le printemps naissant et à droite une porte ouverte sur un visage de profil que l’on dirait de cire. Presque irréel. Pour Régis Aubry,...   Lire la suite en cliquant : ici http://www.pujo-j-jacques.net/article-18768555.html Sur l’insuffisance du temps consacrer à l’écoute du patient 2008-04-21T19:15:15Z 2008-04-15T19:38:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html   Bien sûr on peut être en colère quand on est auprès d'un parent malade et que l'on s'apperçoit que le personnel soignant ne fait que passer pour les soins, changer une couche ou apporter le plateau-repas, jamais ou presque pour parler et surtout pour écouter le malade, ce qu'il ressent face à son devenir, etc ... et pourtant ce n'est pas l'envie qui manque à ces soignants mais le temps. Le personnel se débrouille comme il peut pour ''boucler'' le boulot.   A qui la faute ? Sachez que le personnel n'a pas le temps de s'appesantir sur la souffrance morale du patient, il a d'autres tâches à accomplir, par exemple le nettoyage d'une chambre après le décès d'un malade ; on pourrait penser que ça incombe à un service spécialisé de l'hôpital, et bien non, c'est le personnel soignant de l'unité qui doit s'en charger : une grosse machine pour nettoyer les sols, le reste à la main, à  quatre personnes cela dure près de deux heures. Et pendant ce temps, qui s'occupe des malades ? Le reste du personnel déjà surbooké, donc toujours pas le temps. Et je ne vous dis pas la nuit !   Il reste le psychologue du service, quand il y en a un (ce n'est pas toujours le cas), c'est là aussi une question de budget.   Il reste également les accompagnants bénévoles qui font un travail remarquable mais ne sont pas utilisés comme ils pourraient l'être : peu ou pas de demande de la part des structures hospitalières ou des maisons de retraite, ce serait pourtant une bonne solution pour permettre l'écoute des patients afin de rompre leur solitude.   Ce manque de temps est dû essentiellement au manque de personnel, l'hôpital est géré comme une entreprise, budget à respecter, embauche minimum, personnel en arrêt maladie pour cause de fatigue excessive, de stress, etc ... Dans un service, il est très rare que le personnel soit au complet, les chefs de service en savent quelque chose et passent une partie de leur temps à jongler avec les plannings  afin d'essayer de combler les trous des absences. Bref, le sacro-saint planning des infirmières et aides-soignantes, en mouvement perpétuel reste la plaie vive des hôpitaux, chacun sait que les besoins augmentent et que les budgets sont totalement figés. Voir le site d’Anne SOLIVERE : Carnet d'une infirmière de nuit. Prendre la parole pour s'indigner ou apaiser. Alors il faut se blinder, ne pas s'attacher aux malades, ce qui n'enlève pas les sentiments que l'on éprouve pour certains, mais en général on ne le montre pas, ou peu, pas de temps à perdre, seul le geste technique compte car d'autres lampes s'allument, il faut y aller ; quant-au patient qui est près de la fin, si la famille n'est pas présente (ce qui dans l'idéal devrait être le cas), et bien il reste seul, le personnel passant de temps en temps voir ''si tout va bien'' Ce qui ressort de mon écrit, c'est le mot TEMPS. Tout est là. Et l'amour, la compassion dans tout cela ? La réponse est : quand on aura le temps Jean-Jacques Pujo   Voir ci-dessous un forum traitant du même sujet : http://www.soignants.com/sn/newbb/viewtopic.php?topic_id=1587&amp;start=0 http://www.pujo-j-jacques.net/article-18391068.html Video-conférence : La peur de la mort a t-elle changé ? 2008-04-14T18:42:44Z 2008-04-14T18:30:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35//ICI.gif" /> Sur le rapport de la société moderne à la mort et à la dépendance Table ronde : Vidéo-conférence (120 mn) - Voir la vidéo &gt;   Paris, novembre 2007    Intervenants : Grand Rabbin Gilles BERNHEIM, Père Patrick VERSPIEREN. Président : Emmanuel HIRSCH, interpellateur : Hervé JUVIN   Traditionnellement la vie était perçue comme un don dont on craignait le moment où il serait repris, elle apparaît aujourd'hui comme un droit dont il faut jouir aussi pleinement que la science le permet. Cela met en difficulté non seulement les normes confessionnelles, mais toute l'anthropologie religieuse.    Sujets traités :   1 &lt;  La mort volontaire: une liberté illusoire par Hervé Juvin, auteur de L'Avènement du corps  (18m 40)   2 &lt;  Le culte de la performance individuelle est mortifère par Patrick Verspiren, prêtre jésuite  (23m 21)   3 &lt;  L'homme moderne perd le sens de la transmission par Gilles Bernheim, Grand Rabbin  (22m 27)   4 &lt;  Débat entre les conférenciers Comment meurt-on aujourd'hui ?  (16m 45)   5 &lt; Débat entre les conférenciers Comment meurt-on aujourd'hui ?  (16m 45)   6 &lt; Questions du public &quot;Moderniser&quot; les religions; Diversité des attitudes face à la mort  (15m 00) Vous pouvez visionner l’ensemble de ces débats en cliquant ICI &gt; http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/7/2/module_3335.php Biographie des conférenciers : Gilles Bernheim est le Rabbin de la Grande Synagogue de la Victoire, professeur agrégé de philosophie, il est vice-président de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France et il est expert dans les problèmes d'éthiques médicales (membre honoraire du Conseil National du Sida et coprésident de la Commission d'éthique médicale du Consistoire de Paris). Le père Patrick Verspieren est responsable du département d'éthique biomédicale au Centre Sèvres des jésuites de Paris. Il est l'un des pionniers de l'introduction d'unités de soins palliatifs en France. Emmanuel Hirsch est Directeur, Département de recherches en éthique de la Faculté de Médecine Paris-Sud 11 et de l’Espace éthique AP-HP. Hervé Juvin est Président d'Eurogroup Institute, il a publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur les questions de société.   http://www.pujo-j-jacques.net/article-18736007.html Association pour le développement des Soins Palliatifs 2008-04-14T18:38:09Z 2008-04-14T18:27:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html Pour une présence et une écoute auprès des malades menacés dans leur vie Les objectifs de l’ASP Fondatrice Développer les soins palliatifs en milieu hospitalier Favoriser les soins palliatifs à domicile Sélectionner, former et encadrer les accompagnants bénévoles Sensibiliser les pouvoirs publics et informer le public Suite ici : http://www.aspfondatrice.org/acc/edito.asp Les accompagnements des malades et de leur famille ont des caractéristiques propres aux structures dans lesquelles ces accompagnements interviennent. Unité de Soins Palliatifs (USP) Dans les unités de soins palliatifs, le malade est souvent assez proche de la phase terminale. L’équipe des bénévoles intervient 6 ou 7 jours par semaine, et, dans certaines structures, de nuit. Le nombre de bénévoles est donc important, l’accompagnement des familles est fréquent. Suite ici : http://www.aspfondatrice.org/qsn/caract.asp ETRE BENEVOLE Accompagner, c'est faire un bout de chemin avec I'autre, à son rythme, dans la même direction. Quand le malade arrive en fin de vie, il entrevoit la séparation finale avec souvent, un sentiment d'angoisse et de grande solitude intérieure. Qui pourra être là auprès de lui et de ses proches en ces instants, les écouter de longs moments exprimer leur peine, voire leur agressivité dans la douleur trop lourde à porter ? Le médecin, les soignants, l'équipe para-médicale, tous à un moment ou un autre se pencheront vers eux, rempliront cette mission d'écoute fraternelle, mais en priorité il leur incombe d'accomplir des tâches spécifiques. Ce sera donc au bénévole, par sa disponibilité de temps, à les relayer dans la présence et dans l'écoute. Suite ici : http://www.aspfondatrice.org/qba/benevole.asp   Voir à cette adresse : http://www.aspfondatrice.org/qsn/map.asp http://www.pujo-j-jacques.net/article-18657292.html La vielle femme grincheuse 2008-05-06T20:23:50Z 2008-04-11T20:30:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html  Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ? Quand tu me regardes, que penses-tu ? Une vieille femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu, qui bave quand elle mange et ne répond jamais quand tu dis d'une voix forte &quot;essayez&quot; et qui semble ne prêter aucune attention à ce qu'elle fait... Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise, le bain et les repas pour occuper la longue journée. C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ? Alors ouvre les yeux, ce n'est pas moi. Je vais te dire qui je suis, assise là, tranquille, me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu le veux... je suis la dernière des dix, avec un père, une mère; des frères, des sœurs qui s'aiment entre eux... Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds, rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé... Déjà vingt ans, mon cœur bondit de joie au souvenir des vœux que j'ai fait ce jour-là. J'ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi, qui a besoin de moi, pour lui construire une maison... Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite; nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront... Quarante ans, bientôt il ne sera plus là,  mais mon homme est à mes cotés et veille sur moi. Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés. Nous revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé. Voici les jours noirs, mon mari meurt. Je regarde vers le futur en frémissant de peur car mes enfants sont très occupés pour élever les leurs  et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus. Je suis vieille maintenant et la vie est cruelle et elle s'amuse à faire passer la vieille pour folle. Mon corps s'en va. Grâce et forme m'abandonnent. Et il y a une pierre là où jadis il y avait un cœur. Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure. Le vieux cœur se gonfle sans relâche. Je me souviens des joies et des peines. Et à nouveau je revis ma vie et j’aime.. Je repense aux années trop courtes et trop vite passées et accepte cette réalité implacable. Alors, ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne. Ce n'est pas la vieille femme grincheuse que tu vois... Regarde mieux et tu verras...       Texte écrit par une vieille dame terminant sa vie en &quot;gériatrie&quot;. Les soignants ont retrouvé cette lettre sous son oreiller après son décès... http://www.pujo-j-jacques.net/article-18569205.html Et les soins palliatifs ? On nous annonce tous les deux ans des plans nouveaux 2008-04-08T19:41:01Z 2008-04-08T19:30:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html «Ne pas produire de la survie»   Dr Régis Aubry, spécialiste des soins palliatifs : Entretien recueilli par ÉRIC FAVEREAU Source : Liberation.fr/actualite/societé - mardi 25 mars 2008        ÉRIC FAVEREAU : Et les soins palliatifs ? On nous annonce tous les deux ans des plans nouveaux. Nicolas Sarkozy a même évoqué les franchises médicales pour permettre leur développement.   Régis Aubry : &quot;Je pense que la course aux moyens n’est plus à l’ordre du jour. L’urgence est de réfléchir à un changement de culture. Arrêtons d’attendre un triplement des équipes! D’autant que si l’on voulait mettre des équipes de soins palliatifs dans toutes les maisons de retraite, la sécurité sociale exploserait. Tous les acteurs doivent intégrer cette nouvelle culture. Quelle fin de vie veut-on ? Donc, c’est la formation, et la formation encore et toujours. Et bien sûr la formation contre la douleur où il reste bien des progrès à réaliser&quot;.  Article complet : cliquer &gt;                 Le docteur Régis Aubry est président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs. Chef de service au CHU de Besançon, il est un des meilleurs connaisseurs et une des personnalités les plus ouvertes sur la mort à l’hôpital. http://www.pujo-j-jacques.net/article-18519098.html Après les mensonges de l'affaire Sébire par Pierre-Olivier Arduin 2008-04-07T09:45:04Z 2008-04-07T09:15:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html Après les mensonges de l'affaire Sébire, sortir la France du marasme palliatif 04 avril 2008 Pierre-Olivier Arduin* Responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon. La vérité sur l'affaire Sébire, qui a tenu en haleine la France entière jusqu'à l'épilogue dramatique du suicide aux barbituriques, émerge progressivement. Chaque jour, de nouvelles informations percent sur la maladie de Chantal Sébire, et la prise en charge thérapeutique dont elle aurait dû bénéficier. Après le battage hors normes entretenu subtilement par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et soutenu avantageusement par les médias audiovisuels, c'est une tout autre histoire qui se dessine aujourd'hui. Le docteur Emmanuel Debost, médecin traitant de la défunte, n'avait-il pas déclaré dans les colonnes de La Croix que « tout ce que la médecine pouvait faire au niveau curatif a été fait » et que « toutes les solutions ont été étudiées » pour calmer sa douleur ? Sans accuser directement le généraliste, certainement dépassé par l'ampleur de l'affaire, et dont lui-même a pu être abusé par sa patiente ou les responsables de l'ADMD aux aguets, force est de constater que le mensonge, sur un plan strictement médical, est double. Stupéfaction des spécialistes La tumeur dont souffrait Chantal Sébire n'aurait pas dû entraîner la déformation majeure du visage dont l'image, à l'instar de Méduse, a pétrifié la pensée. Le chroniqueur médial du Monde, Jean-Yves Nau, était le premier à relater, dès le 19 mars, jour du décès de Chantal Sébire, la stupéfaction des spécialistes devant « l'absence, durant six ans, de prise en charge médicale adaptée de la malade [indiquant] que la maladie de Mme Sébire ne peut être qualifiée d'incurable, notamment si elle est traitée de façon précoce ». Le journaliste citait également les réponses déconcertantes de la malade suite au diagnostic de la tumeur des sinus posé en 2002 par un chirurgien ORL lyonnais : « Il m'a expliqué l'intervention prévue, mais n'a pas réuni l'équipe adéquate », Chantal Sébire ajoutant : « Je n'ai pas accepté les interventions qu'on me proposait car le risque vital était engagé ». Jean-Yves Nau ne s'est pas arrêté en si bon chemin et s'est rendu sur le site Orphanet spécialisé dans les affections orphelines : « L'esthésioneuroblastome ou neuroblastome olfactif est une tumeur très rare qui se développe aux dépens du nerf olfactif dans la cavité nasale. Moins de 1000 cas ont été publiés dans les vingt dernières années. Cette tumeur se développe lentement et surtout localement même si elle peut métastaser. L'intervalle entre le premier signe et le diagnostic est en général de 6 mois [...]. Le traitement repose sur une chirurgie maximale suivie d'une radiothérapie [...]. La plupart des séries récentes rapportent des survies à 5 ans de l'ordre de 60 à 70 %. Les récidives locales peuvent être rattrapées par un traitement de deuxième ligne. Dès la phase de diagnostic et de la chirurgie initiale, le traitement doit être confié à des équipes pluridisciplinaires » (Orphanet, Docteur J. Grill, février 2005. Concernant l'analgésie dont on a déjà eu l'occasion de rappeler qu'elle ne s'improvise pas et requiert des compétences sanctionnées par des diplômes universitaires spécifiques, la tromperie passe toute mesure alors même qu'on nous parlait de souffrances insupportables, réfractaires ou encore d'allergie à la morphine. Le docteur Jean-Louis Béal, chef de l'unité des soins palliatifs du CHU de Dijon, livre un témoignage accablant dans Le Parisien dont le travail d'investigation mérite d'être salué : « Révélation surprenante, le médecin affirme que l'ex-enseignante &quot;ne voulait à la fin qu'être soignée par homéopathie&quot;. » « Elle nous disait vouloir contrôler sa vie et n'accepter que les médecines douces. Je lui ai suggéré de rentrer dans mon unité de soins palliatifs, mais elle ne l'a pas souhaité. C'est son droit, mais que l'on ne vienne pas nous dire aujourd'hui que l'on n'a rien proposé ! [...] On n'a jamais douté de l'intensité de sa douleur, mais elle a opposé un non catégorique à nos protocoles. Je lui ai proposé différents antidouleurs, y compris la morphine. Mais cela ne lui convenait pas, car elle l'assimilait à de la chimie, donc du poison » (Le Parisien, 26 mars). Il évoque également la mise à l'écart de l'équipe laissant le champ libre selon lui à « l'Association pour le droit de mourir dans la dignité de s'emparer de ce cas emblématique pour faire avancer sa cause ». Quant au docteur Bernard Devalois, ancien président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs et actuel directeur de l'unité de soins palliatifs à l'hôpital de Puteaux, fort de son expérience, il déclare sans ambages que « dans le cas du cancer, il n'y a pas de situations pour lesquelles nous ne puissions pas apporter de réponses. L'allergie à la morphine, cela n'existe pas. Il y a des effets secondaires, mais on peut les soigner. Et nous avons à notre disposition quatre ou cinq autres molécules efficaces » (La Vie, 22 mars). La demande à corps perdu de suicide médicalement assisté de la part de Chantal Sébire, relayée habilement par l'ADMD et ses épigones, n'apparaît-elle pas aujourd'hui comme la requête désespérée d'une euthanasie de rattrapage, les ressources de la médecine ayant été obstinément repoussées ? Sachant cela, les médias, et en premier lieu la télévision, auraient-ils participé aussi complaisamment au montage de cette affaire pour relancer le débat sur l'euthanasie ? Le premier ministre se serait-il cru obligé de confier à Jean Léonetti une mission d'évaluation sur la loi qui porte son nom ? Le rapport Hennezel Il est encore possible de se ressaisir, au moins en partie, et de tourner à l'avantage du mouvement des soins palliatifs la précipitation de la décision de Matignon. Voilà en effet qu'on apprend l'existence d'un rapport remis par Marie de Hennezel, spécialiste reconnue de l'accompagnement des personnes en fin de vie, à Roselyne Bachelot fin 2007 concluant au manque criant de lits de soins palliatifs et à l'absence de formation sérieuse aux enjeux de la loi Léonetti. Intitulé La France palliative, il était ignoré de tous ou presque jusqu'à ce qu'il fût exhumé des tiroirs du ministère de la Santé par la polémique. Jean-Yves Nau, encore lui, nous apprend, après enquête minutieuse, qu'aucune suite ne lui fut donnée, pas même un accusé de réception, alors qu'il devait être un « message fort » en direction du chef de l'État, selon l'auteur du document (Le Monde, 25 mars). Comment expliquer la chape de plomb qui l'a recouvert quand on sait que font défaut en France au minimum 2400 lits de soins palliatifs et que le gouvernement s'était fixé le chiffre de 3000 avant le début de l'année 2008 ? L'omission politique frôle la faute si l'on ajoute que la loi relative à la fin de vie elle-même avait présenté le renforcement de la médecine palliative comme une véritable alternative à l'euthanasie. La loi du 22 avril 2005 affirme en effet que « les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort » (article L. 1110-5 al. 5 CSP). Respect de la dignité qui passe par les soins palliatifs selon leur définition même inscrite dans le marbre de la loi : « Ce sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe pluridisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychologique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage » (article L. 1110-10 du Code de la santé publique). Le législateur en a fait ni plus ni moins qu'un droit : « Toute personne malade dont l'état le requiert a le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement » (article L. 1110-9 CSP). En corollaire de ce droit, qui sait que la loi Léonetti a fait de la mise en place d'une médecine palliative de qualité une obligation pour les établissements de santé ? Ceux-ci, dans le cadre des contrats pluriannuels conclus avec les agences régionales de l'hospitalisation (ARH), devaient identifier les services dispensant des soins palliatifs et faire connaître pour chacun d'eux le nombre de soignants référents qu'il convenait de former (article L. 6114-2 CSP). La loi Léonetti demandait dans le nouvel article L. 6143-2-2 du CSP que le projet médical d'établissement comprenne un volet « activité palliative des services ». Diffuser une culture palliative Autre aspect très novateur de la loi du 22 avril 2005 : sortir les soins palliatifs de structures spécialisées tout en renforçant ces dernières. L'idée promue par la législation votée à l'unanimité par le Parlement était que tout patient, quelque soit son lieu d'hospitalisation, devait bénéficier d'un accès à ces soins. Il y a la volonté de les organiser en dehors des modes classiques d'hospitalisation si bien que la loi du 22 avril 2005 stipule, en modifiant le Code de l'action sociale et des familles, que les services sociaux ou médico-sociaux doivent prévoir cette activité (articles L. 313-12). C'est en fait à un effort sans précédent en faveur de la diffusion d'une culture palliative sur tout le territoire et au sein de tous les établissements de santé que consentait la loi relative à la fin de vie, en prévoyant un redéploiement ambitieux de l'organisation de cette spécialité. Il n'a manqué en définitive qu'une chose : l'impulsion politique pourtant promise lors de la campagne présidentielle. Le député Jean Léonetti doit « faire des propositions pour remédier à la méconnaissance ou à la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation », selon l'ordre de mission de François Fillon. Oublions la dernière expression qui n'a aucun sens : un corpus législatif inconnu des Français et particulièrement des soignants auquel il s'adresse en priorité ne peut être qualifié d'insuffisant. Une loi qui n'est que peu ou pas appliquée ne peut être jugée comme défaillante. Pour autant, la nouvelle mission sur l'accompagnement de la fin de vie dont est chargé le député-maire d'Antibes doit tirer d'un mal plusieurs biens. En premier lieu formuler des propositions concrètes pour sortir la France du marasme palliatif. L'intelligence pratique ne manque pas dans ce domaine, il faut la mettre à l'honneur et écouter enfin ceux qui ont donné leur vie professionnelle à cet idéal. Le rapport Hennezel doit faire l'objet d'une lecture minutieuse et attentive. Ensuite rappeler sans cesse l'impératif de formation des professionnels de la santé aux contenus éthiques, déontologiques et juridiques de la loi. Pour avoir personnellement dispensé cet enseignement à des cadres de santé au sein d'un module de deux journées de sept heures, la satisfaction des soignants qui ne demandent qu'à approfondir leur réflexion sur les problématiques de fin de vie est inestimable. Ils deviennent rapidement des personnes ressources dans leurs services en entraînant leurs collègues à suivre leur démarche. La diffusion résolue et capillaire de cours spécifiques pendant les cursus universitaires et lors de sessions de formation continue, toutes catégories soignantes confondues, alliant l'aspect magistral à des staffs d'éthique, ne pourra que favoriser une culture médicale faisant échec aux revendications d'un autre âge du lobby pro-euthanasie. C'est ce que les Français attendent. Ils comptent sur le gouvernement pour que les moyens suivent. Jean Léonetti, unanimement apprécié par ses pairs pour ses qualités morales et humaines, se doit de le lui rappeler.   *  Pierre-Olivier Arduin est marié et père de cinq enfants. Titulaire d'un master de recherche Éthique, science, santé et société, il anime la commission &quot; Bioéthique et vie humaine &quot; du diocèsede Fréjus-Toulon et collabore à la lettre hebdomadaire Décryptage éditée par la Fondation de Service politique. Il est également directeur des études de la nouvelle formation en bioéthique de troisième cycle Jérôme-Lejeune. Source de l'article : libertepolitique.com cliquer sur le lien ci-dessous http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-2166-Apres-les-mensonges-de-l%92affaire-Sebire-sortir-la-France-du-marasme-palliatif.html http://www.pujo-j-jacques.net/article-18389963.html Patrick VERSPIEREN 2008-04-02T17:17:59Z 2008-04-02T17:12:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35//Patrick-Verspieren.JPG" /> Bibliographie Patrick Verspieren, jésuite, est rédacteur à «Études». Directeur du département d'Ethique Biomédicale des Facultés jésuites de Paris. Département d’éthique biomédicale - Centre Sèvres. Paris La loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie : OBJECTIFS ET AMBIGUÏTES. Cette communication a été faite au cours de la conférence-débat organisée par la Maison Médicale Jeanne Garnier le 17 mai 2005 à Paris à l’Espace Georges Bernanos, sur le thème : Ethique et fin de vie. Loi Leonetti : 2004 La tentation de l'euthanasie. Repères éthiques et expériences soignantes , en collab. Marie-Sylvie Richard, Jacques Ricot, Desclée de Brouwer, Paris, 294 p. 1999 Face à celui qui meurt : euthanasie, acharnement thérapeutique, accompagnement, Desclée De Brouwer, Paris, 2ème édition, (1ère édition en 1987), 206p. 1988 Essor de la génétique et dignité humaine, Conseil permanent des évêques de France, Introduction par Mgr Louis-Marie Billé, Présentation par Patrick Verspieren, Bayard, Centurion et Cerf, Paris, 83 p. 1987 Le soin des malades en fin de vie : aspects éthiques, Centre Sèvres, Paris, 126 p. 1987 Biologie, médecine et éthique, textes du magistère catholique, réunis et présentés par Patrick Verspieren, Le Centurion, Paris-X, 500 p. Malade et médecin, partenaires • études, janvier 2005, p. 27-38 P. VERSPIEREN Vidéo conférence : cliquer sur le lien ci-dessous Table ronde: la peur de la mort a t-elle changé? (120 mn) Vidéo-conférence de Hervé Juvin, Patrick Verspieren et Gilles Bernheim, sur le rapport de la société moderne à la mort et à la dépendance. http://www.pujo-j-jacques.net/article-18388776.html Philosophie et euthanasie par Jacques RICOT 2008-04-02T16:50:43Z 2008-04-02T16:34:00Z jjp http://www.over-blog.com/profil/blogueur-27731.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/01/58/35//ricot.jpg" /> Site Philosophie de l'Académie de Nantes Auteur : Jacques RICOT Introduction Dans le débat public sur l'euthanasie, la philosophie est appelée à faire entendr e sa voix en fonction du champ propre qui est le sien au cœur d'une société irréversiblement laïcisée. À la fois quête de sagesse et instance de problématisation, sa contribution devrait pouvoir se déployer d'une façon pluraliste et encourager dans les échanges entre citoyens, le respect des exigences rationnelles de la réflexion sur un sujet où il arrive que la passion interdise parfois aux convictions de subir sereinement l'épreuve de l'argumentation. La première précaution à prendre pour éviter les malentendus est de bien poser la définition de l'euthanasie. Nous utilisons ici celle proposée par Patrick Verspieren et qui est conforme à celle des juristes : « l'euthanasie consiste dans le fait de donner sciemment et volontairement la mort ; est euthanasique le geste ou l'omission qui provoque délibérément la mort du patient dans le but de mettre fin à ses souffrances ».   Table des matières L'euthanasie, un enjeu pour l'humanité L'interdit du meurtre L'euthanasie par respect de l'autonomie L'euthanasie par compassion Mourir dans la dignité Article complet, cliquez sur le lien ci-dessous : http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/philo/philosophie_et_euthanasie.htm#KLINK Ce texte est désormais incorporé à un recueil d'articles publié sous le titre Philosophie et fin de vie Biographie et ouvrages personnels de l’auteur : http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1206349129140/0/fiche___ressourcepedagogique/&amp;RH=1160584417218 Jacques Ricot Professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes, chargé de cours il intervient également dans les formations des personnels soignants. Membre du bureau de l’association Philosophia. Titres universitaires : Licences de philosophie, sociologie et lettres. D.E.A. de psychologie. Agrégation de philosophie. Donne des conférences sur les questions philosophiques et particulièrement autour de la problématique du pardon, de l’inhumain, de la dignité, de la fin de vie et de la paix. de bioéthique au département de philosophie de l’Université de Nantes,