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Jeudi 2 août 2012 4 02 /08 /Août /2012 18:27

Cet article est une synthèse de ce qui existe actuellement
dans la littérature sur la toilette mortuaire. 
 

La toilette mortuaire : fin d’une histoire ?

TRADITIONS DANS NOTRE CULTURE

 Aussi loin que l’on remonte dans le temps, il n’y a pas d’exemple d’hommage à un défunt sans rites. (Tête posée sur un coussin de fleurs, bras repliés, présence d’offrandes funéraires,…). Ceci pour dire que la mort n’est pas seulement un fait biologique mais elle appartient résolument à l’ordre socio-culturel. 

A partir du Moyen-Age : sens dramatique et événementiel.

 A la Renaissance et jusqu’au XVIIème siècle : mise à distance et reléguation à une extrêmité lointaine et facile à oublier 

A partir du XVIIIème siècle, la mort est dramatisée : elle devient impressionnante accaparante avec regrets et souvenirs : culte des tombeaux et des cimetières.

A la fin du XIXème siècle, la peur de faire de la peine à celui qui va mourir, engendre un caractère indécent de tout ce qui permettait au mourant de se préparer :

Il devient incorrect d’aborder le sujet devant la personne en fin de vie, surprotection infantilisante comme si la vie n’était pas en danger et du même coup, le mourantn’a plus de raison de se préparer à mourir.

 Au travers d’une suractivité déraisonnable, l’entourage refoule ses propres angoisses/personne qui  va  mourir :  Il  se  sent  obligé  de  rendre  visite  au  mourant  pour  “jouer”  la  fausse réassurance.

 Jusqu’à la première guerre mondiale, la mort d’un homme touchait la communauté et des rituels permettaient de la prévenir du décès d’une personne : fermeture des volets de la maison, on voilait les miroirs, on arrêtait les pendules  et on allumait des cierges. Un à un les membres de la communauté venaient rendre un dernier hommage au défunt puis petit à petit, la vie reprenait son cours normal. La mort faisait partie de la vie et était acceptée comme un aboutissement. 

Dans  la  deuxième  moitié  du  XXème  siècle,  avec  les  progrès  technologiques  et économiques, pour faire vivre sa famille, il faut quitter la campagne et devenir un citadin. La famille se rétrécit, l’espace vital suit la même tendance : les hommes vivent de plus en plus près les uns des autres et paradoxalement la notion de groupe ou de communauté s’effiloche. 

Face à la mort, les usages et traditions tels qu’on les vivait au XXème siècle, ne répondent plus aux exigences de notre société : il y avait des codes différents pour chaque événement de la vie qui servaient à extérioriser les sentiments inhabituels. Aujourd’hui ces sentiments sont canalisés, voire refoulés. 

Soins aux grands viellards – 22 & 23 janvier 2009 – CHU de CLERMONT-FERRAND

Source et suite de l'article : http://sgca.fr/textes/soinsvieillards/toilette%20mortuaire.pdf


 

 Source VigiPallia

 

 

 

La toilette funéraire : Dernier des soins, premier des rites

Auteur Jean-Marie Gueullette Université de Lyon. Centre Interdisciplinaire d’Ethique de l’Université catholique de Lyon.

Laver le corps d’un être humain qui vient de mourir : voici l’un des gestes les plus universels. Dans l’évolution rapide qui marque la ritualité funéraire des sociétés occidentales, la toilette a une place spécifique, car elle reste le plus souvent le dernier des gestes accomplis par les soignants, qui lui accordent une grande importance. Depuis quelques années, on a vu les réglementations relatives à la toilette funéraire évoluer de manière significative : le projet de la confier aux professionnels des chambres mortuaires a été généralement abandonné sous la pression des soignants qui refusaient de se voir dépossédés de cette possibilité de mettre un point final à leur démarche.

La ritualité funéraire joue sur deux dynamiques contradictoires : celle de la retenue du mort dans le monde des vivants, et celle de la mise à l’écart des morts pour que les vivants puissent vivre. Dans le premier registre, on peut placer les gestes qui se font immédiatement après la mort, et par lesquels on va, d’une certaine manière, faire comme si le mort était toujours parmi les vivants. Dans le second, on trouve tout ce qui est de l’ordre de la mise à distance, des déplacements, de l’assignation à résidence du mort dans un lieu spécialisé, mais aussi tous les gestes spécifiques aux morts, ce que l’on ne fait que pour eux, les gestes qui manifestent clairement que le mort est mort, comme la mise en bière, par exemple. La toilette mortuaire est un geste qui cherche à retenir le mort chez les vivants ; il n’est pas très différent des gestes de toilette que l’on offrait à la personne lorsqu’elle était malade, en particulier dans les situations où la toilette n’est pas effectuée dans une ritualité religieuse. C’est une toilette comme toutes les autres, mais elle est effectuée sur un mort. Il faut donc veiller, dans l’évolution des pratiques funéraires, à ce que la toilette reste ce qu’elle est, en particulier qu’elle ne soit pas mise au service d’un travestissement, d’une opération technique qui viendrait renforcer le déni de la mort. Un rite funéraire peut exprimer le besoin qu’ont les vivants de retenir le mort parmi eux, mais il ne sera anthropo-logiquement juste qu’à condition d’être articulé à d’autres rites qui manifestent l’autre versant, celui de la reconnaissance de la réalité de la mort, celui de la mise à distance des morts.

Source et suite de l'article sur Cairn.info


 

La toilette mortuaire par Claire Laulan Cadre infirmier, USP

 

On peut donc s’interroger sur le vécu des personnels qui pratiquent la toilette mortuaire. C’est la question posée par Claire Laulan dans l’article La toilette mortuaire : un soin particulier ? publié dans la revue Médecine palliative, vol. 4 n°2, avril 2005, pages 70-72.

Et dont voici le résumé

« Comment qualifier la toilette mortuaire ? Faut-il la considérer comme un soin, un soin infirmier, dans la mesure où elle est généralement effectuée, dans les établissements de soins, par les infirmières et les aides-soignants(es) ?

Dans tous les cas, loin d’être un soin anodin, elle n’est pas sans poser parfois des difficultés à ceux qui la réalisent.

Même si une démarche commune, dans sa réalisation, est observable dans la pratique soignante, nous pouvons nous demander si chaque soignant y attribue ou non un sens particulier. D’où la difficulté de le protocoliser. »

 

Définition 

« La toilette funéraire comme un acte fondamental de séparation. Si à la naissance la section du cordon ombilical symbolise la séparation, à la mort c’est la toilette mortuaire. » F.LOUX

« Elle est vécue comme la manifestation obligée des égards dus à la personne. » L.V Thomas

« C’est le dernier contact physique avec le mort, le dernier soin fait à ce malade que le soignant a connu, peut être très peu de temps, mais dont l’intensité des échanges a pu être importante…c’est la rencontre avec la mort. » R.M Corbière

La toilette mortuaire consiste à prendre soin du corps du défunt, à travers un certain nombre de gestes et de pratiques.

Un vide juridique au regard de la profession infirmière

Aucun texte de loi ne définit clairement cette pratique.

N’apparaît pas dans le décret de compétence de février 2002. Elle ne peut donc être qualifiée d’acte de soin infirmier. Elle n’est pas l’expression d’une pratique professionnelle officiellement validée. à télécharger ici

Suite du document sous format PowerPoint :  v4 telecharger ici2


    

Voir le livre de Louis Vincent Thomas

« Laver les défunts ne répond pas seulement aux exigences de l’hygiène et de la convenance ; cela revient, au regard de l’imaginaire, à éliminer la saleté de la mort. Les rituels religieux ont pris en compte cette symbolique de la purification et confèrent à la toilette funéraire une porte sacrée : elle conditionne le destin de l’âme du défunt »

Louis Vincent Thomas

Dans la littérature, peu de documents sont consacrés à la toilette mortuaire à domicile et à la place de la famille. Cela reflète la tendance actuelle où la majorité des personnes, en France, meurt à l’hôpital. 

En milieu hospitalier, la pratique de la toilette mortuaire fait souvent l’objet d’un protocole. Au domicile, des usages communs existent, cependant elle s’invente avec l’aide de tous les acteurs, famille, soignants et bénévoles.

Au domicile certaines questions prennent de l’importance : 

Qui est présent lors du décès ? Qui constate le décès ? Qui ferme les yeux du défunt ? 

La toilette mortuaire doit-elle être faite immédiatement ou attend-on ? 

Les proches peuvent-ils et/ou veulent-ils participer à ce soin ? Quels rituels doivent être respectés ? Et par qui ? Faut-il habiller le défunt avec des vêtements particuliers ? Qui les choisira ? Où le mort séjourne-t-il ? [

Toutes ces questions doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie.

La toilette mortuaire au domicile n’est pas et ne devrait pas être une copie du soin qui se pratique à l’hôpital même si certains gestes restent les mêmes.


    

Voir aussi :

Pompes funèbres générales

http://www.pfg.fr/html/obseques/rites.htm
Les rites catholiques du deuil
Les rites protestants du deuil
Les rites juifs du deuil
Les rites musulmans du deuil


   France Obsèques Liberté

http://www.obseques-liberte.com/menus/menu027.html

 


       Les rites funéraire par Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire

 



Décès à l’hôpital : les premiers gestes des soignants

http://www.actusoins.com/4788/deces-a-lhopital-les-premiers-gestes-des-soignants.html



Toilette et préparation d’un patient décédé avant son départ à la chambre mortuaire

http://www.urgences-serveur.fr/Toilette-et-preparation-d-un,1080.html

 


La toilette mortuaire, un peu d'histoire

http://sgca.fr/textes/soinsvieillards/toilette%20mortuaire.pdf

 


La toilette funéraire

http://www.cairn.info/revue-etudes-2008-11-page-463.htm


  De la toiletteuse au thanatopracteur. Prendre soin des corps après la mort

http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2007-1-page-141.htm

 


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