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Accompagnement bénévole
de la personne en fin de vie
"Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse,
quand on a plus ou moins vécu, souffert, aimé, il ne reste
de soi
que les enfants qu'on laisse et le champ de l'effort où l'on aura semé".
- Charles De Gaulle -
"Du ventre de ma mère au ventre de la terre" de Antoinette Godain
"Quand la vie tutoie la mort" de Sylvie Garoche"
"Les soignants face au burn-out" de Alexandre Manoukian"
"La mort apaisée" d'Elise et Michaëlle GAGNET
"L'accompagnant" de Jean-Yves Revault
"Carnet d'une infirmière de nuit" de Anne Perraut Soliveres
"La mort à vivre" Livre collectif
"D'une même voix" de Annick Auzou
"Face à celui qui meurt" de Patrick Verspieren
"Face à la maladie grave" de Martine Rusznievski
Le service téléphonique qui informe
ou écoute toutes les questions
relatives à la fin de vie
- 0 811 020 300 -
du lundi au samedi de 8h00 à 20h00
(Prix d'un appel local)
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de l’Institut national de prévention
et d’éducation à la santé (Inpes) : ![]()
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Numéro national contre la maltraitance
des personnes âgées
et des adultes handicapés
qui se sentent victimes de maltraitance
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L’euthanasie est en fait beaucoup plus souvent pratiquée qu’on ne le dit. C’est à mes yeux une pratique barbare et perverse, parce que les consignes restent dans le flou et l’irresponsabilité.
C’est à mes yeux une pratique barbare et perverse, parce que les consignes restent dans le flou et l’irresponsabilité. Est-ce de l’euthanasie, est-ce de la
thérapeutique ? Médicalement, le cocktail lytique est très apaisant.
Personne n’avoue que c’est aussi un cocktail léthal. Le médecin prescrit sobrement : « De douze gouttes vous
passerez à vingt. » Cela s’appelle « accélérer la perfusion ».
Qui accélère la perfusion ? Pas le médecin bien sûr, qui est un prescripteur mais pas un technicien des soins.
C’est la tâche des exécutants, des infirmières. Qu’on laisse alors se débrouiller seules face àcette écrasante mission. (...)
L’euthanasie est une réponse brutale à un problème mal posé. On ne sait au profit de qui elle s’exerce : est-ce pour le confort du soignant qui ne supporte pas
l’échec de ses dogmes ? pour celui de la famille confrontée à une douleur insensée ? ou pour celui du malade mal entouré, mal soutenu, qui souffre et qui a peur parce qu’il n’a jamais
affronté les questions existentielles et n’a jamais recherché les clés métaphysiques ?
Si au contraire on conçoit la médecine comme une aide à l’épanouissement de la personne, un accompagnement dans son cheminement vers l’ouverture spirituelle, un
soutien dans sa quête d’un sens à son passage dans la vie, l’euthanasie n’a pas lieu d’être.
Cette conception enfin humaniste, généreuse et complète, on la trouve à l’oeuvre dans les soins palliatifs - et, de fait, il n’y est jamais question d’euthanasie.
Affirmons-le avec force face à la volonté de puissance de nos apprentis sorciers : l’agonie peut être une apothéose spirituelle. (...)
L’euthanasie est aujourd’hui le signe que la médecine est dans l’impasse. Celle-ci a certes rendu d’immenses services et a apporté des bienfaits inestimables. Mais
elle s’est figée au sommet de sa logique, pendant que le monde continuait de tourner.
Aujourd’hui, nous sommes au milieu du gué. Tout en réclamant plus, toujours plus d’efficacité, nous nous demandons avec une certaine angoisse où mènent cette quête
et ces conquêtes. Nous savons bien que ce sont déjà les gestionnaires, les financiers, qui décident de notre santé, qui autorisent ou non telle ou telle méthode, remboursent ou non tel ou tel
acte, telle ou telle molécule.
Et il ne peut en être autrement : par définition, l’excellence n’est pas destinée à tous. La logique d’excellence exclut donc automatiquement tout ce qui en
déborde. (p. 110 sq)
Souce tirée de la lecture du livre :
Xavier Emmanuelli, « Out : La malédiction de l’exclusion peut-elle être vaincue ? »
Editions Robert Laffont, Paris 2003, 276 pages
Xavier Emmanuelli a été cofondateur de Médecins sans frontières, médecin-chef à Fleury-Mérogis, fondateur du SAMU social de Paris et secrétaire d'Etat chargé de l'action humanitaire d'urgence.
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