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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 15:02

 Euthanasie : "Un médecin qui confond ses convictions avec des certitudes, c'est dangereux"

LEMONDE | 15.08.11 | 11h42

Comment réagissez-vous à l'affaire du docteur Bonnemaison, mis en examen pour "empoisonnement" après quatre décès suspects à l'hôpital de Bayonne ?

Le docteur Régis Aubry est chef du département "douleur soins palliatifs" du centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon (Doubs), coordinateur du Programme de développement des soins palliatifs et président de l'Observatoire national de la fin de vie. Créé en février 2010, l'observatoire a notamment pour vocation d'éclairer les débats sur la fin de la vie et l'euthanasie.

Régis Aubry : Il est difficile de se prononcer avec certitude alors que la justice commence à peine ses investigations. Mais ce que je comprends, à la lumière de ce qui a été rendu public, c'est que ce médecin est mis en cause dans une affaire d'injection de produits létaux à des personnes âgées en fin de vie. Or ces personnes n'étaient pas demandeuses d'une euthanasie.

Nous sommes donc dans un cas de figure qui n'entre absolument pas dans le cadre du débat en cours sur l'euthanasie, c'est-à-dire la possibilité de mettre fin à la vie d'une personne qui le demande. Nous sommes plutôt, si l'enquête le confirme, dans un cas d'homicides sur personnes vulnérables. Certes, dans ces affaires, il ne faut pas minimiser les difficultés que peuvent ressentir les soignants face à ces questions de fin de vie. Mais dans le cas présent, ce médecin a, semble-t-il, agi seul, alors que l'on essaie au contraire de mettre en place une approche collégiale et pluriprofessionnelle. C'est tout l'intérêt, à mon avis, de la loi Leonetti sur la fin de vie.

 

Comprenez-vous l'argument compassionnel avancé par l'avocat du docteur Bonnemaison pour expliquer son geste ?

Je ne doute a priori jamais des intentions compassionnelles des soignants. Mais quelles que soient lesdites intentions, même les meilleures, leurs conséquences peuvent être dramatiques. Ce médecin, en son âme et conscience, pense que la personne qui est en face de lui souffre. Et au motif qu'il pense qu'elle souffre, il lui donne des produits qui conduisent à la mort. Pour moi, c'est une pratique qui ouvre la voie à toutes les dérives possibles : quand un médecin confond ses convictions avec des certitudes, c'est dangereux.

Que se passe-t-il dans les hôpitaux aujourd'hui ? Est-ce que les euthanasies, en dehors du cadre de la loi, sont fréquentes ?

Difficile de répondre. L'Observatoire de la fin de vie travaille justement àconnaître la réalité des pratiques euthanasiques et des prises en charge de la fin de vie, grâce à une enquête que nous menons avec l'INED [Institut national d'études démographiques]. Mais ce que je peux dire, c'est qu'il existe des équipes mobiles de soins palliatifs qui sont là pour répondre aux difficultés des soignants face à des situations parfois très éprouvantes de personnes en fin de vie : elles sont là pour aider les médecins des différents services à appréhendercollectivement des réalités complexes, pour éviter que l'on soit dans des projections personnelles.

Il faut rappeler que, dans le cadre de la loi actuelle, qui autorise l'arrêt des traitements au risque d'abréger la vie [par abus de langage, "euthanasie passive"], le consentement des patients et de leurs proches est absolu : la décision ne peut être prise qu'au terme d'une discussion avec les médecins et les proches, procédure collégiale dont il doit exister une trace écrite dans le dossier du patient. C'est aussi après une telle discussion que l'on décide de mettre en place une sédation quand la personne souffre trop – ce qui lui permettra d'accéder à sa propre mort plus tranquillement.

Cette affaire peut-elle faire avancer le débat sur l'euthanasie ?

Pour avancer dans cette discussion, il faut être clair sur le plan sémantique,distinguer ce qui fait débat ou non. Ce qui fait débat, c'est la question de savoir si l'on ouvre la possibilité de mettre fin à la vie d'une personne qui le demande – c'est un débat sur la liberté ou non de choisir sa mort. Ce qui ne fait pas débat, c'est le fait de décider à la place d'autrui de sa propre mort, et surtout pour des personnes en situation de grande vulnérabilité.

Autant le premier débat est légitime et doit être nourri, en dehors des affaires médiatiques, par des études et des réflexions approfondies – c'est justement la mission de l'Observatoire national de la fin de vie. Autant le second ne me paraît absolument pas légitime dans un Etat démocratique : le jour où l'on s'autoriserait à abréger la vie de personnes qui n'ont rien demandé, au motif qu'elles sont vulnérables, fragiles ou en fin de vie, il me semble que nous aurions beaucoup à craindre pour l'avenir.

Propos recueillis par Cécile Prieur

La SFAP déplore la "méconnaissance" de la loi

 

La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a déploré, dimanche 14 août, "la méconnaissance" de la loi de 2005 sur la fin de vie que révéleraient les réactions à l'affaire de Bayonne.

La SFAP rappelle que "l'acharnement thérapeutique est formellement condamné" ; que "le soulagement des douleurs est obligatoire" ; que "si un malade exprime le souhait d'arrêter les traitements, le médecin doit respecter sa volonté" ; et que "si un malade en fin de vie ne peut pas s'exprimer, sa personne de confiance ou, à défaut, l'entourage, peut témoigner de ce qu'aurait été sa volonté. Après en avoir pris connaissance, le médecin doit alors consulter l'équipe soignante, puis un confrère, avant de prendre la décision d'arrêter les traitements visant à prolonger la vie".

Sur Internet, une pétition de soutien à l'urgentiste a recueilli 8 000 signatures. Des témoignages de solidarité affluent aussi sur Facebook.

 

Article paru dans l'édition du 16.08.11Source de l'article "Le Monde.fr", cliquez ICI.gif

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