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Accompagnement bénévole
de la personne en fin de vie
"Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse,
quand on a plus ou moins vécu, souffert, aimé, il ne reste
de soi
que les enfants qu'on laisse et le champ de l'effort où l'on aura semé".
- Charles De Gaulle -
"Du ventre de ma mère au ventre de la terre" de Antoinette Godain
"Quand la vie tutoie la mort" de Sylvie Garoche"
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Numéro national contre la maltraitance
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La maladie d’Alzheimer chamboule la vie quotidienne des patients. Qu’en est-il de la conduite automobile? Devez-vous raccrocher vos clés de voiture?
La voiture est pour beaucoup synonyme de liberté, d’indépendance. Que ce soit pour faire ses courses, une balade ou simplement pour rendre visite à des amis. Mais lorsque la maladie s’en mêle...
Les conducteurs âgés ont beau être expérimentés, les affections qui peuvent les toucher – et notamment la démence – mettent à mal leur pleine capacité à conduire. Si le diagnostic de maladie
d’Alzheimer est posé, la question se pose inévitablement: puis-je encore conduire en toute sécurité?
Des difficultés de conduite
Aux premiers stades, la maladie d’Alzheimer affecte peu la mémoire procédurale (la mémoire des capacités motrices qui nous permet de rouler à vélo ou de marcher par exemple). La maîtrise du
véhicule ne pose donc pas de difficultés. Mais conduire est une tâche complexe qui met en jeu de nombreuses compétences. Compétences qui peuvent être mises à mal dès le début de la maladie
d’Alzheimer. Les troubles de la mémoire immédiate ou de l’attention peuvent par exemple favoriser les erreurs de conduite: un piéton qui passe inaperçu, un panneau mal interprété… Autre impact
des troubles cognitifs? Des difficultés à estimer les distances, des erreurs de trajet… (1) La conduite pour un patient touché par la maladie d’Alzheimer n’est donc pas sans danger, même lorsque
la maladie n’en est qu’à ses prémices.
Le premier interlocuteur: votre médecin
L’aidant proche peut jouer un rôle précieux en assistant le patient durant la conduite. Mais également en surveillant qu’il n’éprouve pas de difficultés au volant. Pouvez-vous encore conduire?
C’est votre médecin qui prendra la décision. La maladie d’Alzheimer évolue différemment chez chacun. Il est donc important de juger au cas par cas. S’il estime que des restrictions sont
nécessaires, il les fixera lui-même ou, comme c’est le plus souvent le cas, fera appel au CARA (Centre d'Aptitude à la Conduite).
Une autorisation limitée dans le temps
Le CARA établira une série de tests. Au programme? Tests d’attention, de conduite, évaluation par des neuropsychologues… Si l’autorisation de conduire vous est accordée, il faudra toutefois vous
attendre à des restrictions. Les plus courantes pour les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer? Interdiction de conduire la nuit, d’emprunter les autoroutes, déplacements limités à un
rayon de quelques kilomètres aux alentours du domicile… Etant donné le caractère évolutif de la maladie d’Alzheimer, cette attestation est limitée dans le temps (entre 6 mois et 1 an) et doit
donc être renouvelée.
Merci à M. Mark Tant, responsable du CARA, pour sa collaboration à cet article. (1) Roche Jean, Conduite automobile et maladie d’Alzheimer. Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement.
Volume 3, Numéro 3, 163-8, Septembre 2005.
source: http://fr.medipedia.be
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