Euthanasie :
(Mort douce et sans souffrance) par prescription massive d’antalgique
de psychotrope ou de sédatif qui entraîne rapidement la mort afin de mettre fin à des souffrances devenues intolérables.
Acte consistant à provoquer la mort d’un malade incurable dans le but d’abréger ses souffrances.
L’euthanasie est qualifiée soit d’homicide volontaire, soit d’assassinat, soit encore de non assistance à personne
en danger.
Cocktail lytique : prescrire des doses létales par injection pour donner la mort. Ceci n’est pas reconnu comme un acte
soignant.
Dans l’état actuel du Code pénal, l’euthanasie est assimilée à un homicide.
Ne pas confondre entre alléger les souffrances d’un mourant et mettre délibérément fin à sa vie.
Trois définitions sont possibles dans le terme euthanasie, trois pratiques de fin différentes,
1. Le refus d’acharnement thérapeutique par la limitation ou l’arrêt de
traitement ;
2. Le soulagement de la douleur ou de l’angoisse, au risque d’accélérer la mort
;
3. L’administration de médicaments destinés à donner la mort
intentionnellement.
Au contraire, la loi sur les soins palliatifs et le code de déontologie précise qu’ils ne donnent pas la mort, mais qu’ils
la permettent. La limitation ou l’arrêt de traitement ne constituent en rien une pratique d’euthanasie, mais vise à restituer son caractère naturel à la mort.
Toutes décisions de fin de vie devraient être prises qu’en concertation entre l’équipe médicale, le patient, et la
famille, afin de rechercher un consensus. Ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement.
Les causes ou
raisons possibles de la demande :
-L’euthanasie demandée par le malade est la preuve d’une douleur mal contrôlée par le milieu
médical.
-La malade demande la mort quand il sait qu’il n’aura de compassion de personnes, il exprime
une situation de détresse, la piqure, pour en finir, n’est en fait qu’une demande à être soulagée de sa souffrance morale.
-Le patient qui demande à mourir, demande implicitement à ce qu’on l’aide à lâcher
prise, à se détendre, à abandonner, paradoxalement, c’est la tension qu’il met à vouloir mourir qui l’empêche de lâcher prise.
Savoir aussi que :
-Demander la mort n’est pas obligatoirement la désirer et encore moins la vouloir.
-Il ne faut jamais prendre une demande d’euthanasie au 1er degré sans vérifier qu’il ne
s’agit pas d’un appel au secours.
-L’antalgique soulage la douleur
pas la solitude.
-Celui qui demande l’euthanasie est souvent de la famille, non pas pour abréger la
souffrance du malade mais la sienne.
-Donner la mort à qui la demande, n’est pas nécessairement respecté sa liberté, c’est
souvent le prendre au mot, c’est répondre par un acte mortifère à ce qui dans bien des cas est un cri d’appel. Donner la mort dispense cet appel.
-Refuser de s’alimenter est la forme la plus ancienne de se donner la
mort.
-Il peut arriver que tuer soit plus humanisant que de ne pas le
faire.
-Forcer quelqu’un à pratiquer l’euthanasie c’est oublier le syndrome des restants et de
celui qui la mis en œuvre.
J.J.Pujo