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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 15:40
Comment accompagner un être cher jusqu’à la mort ,
lorsque l’on sait, lui le premier, qu’il est atteint d’un mal incu
rable ?

Avec justesse, sensibilité et sans tabou, Elise Gagnet, qui fut infirmière en soins palliatifs, raconte à sa sœur, journaliste, vingt-deux fins de vie, de la mort d'un enfant à celle d'une personne âgée, dans un ouvrage émouvant.



Présentation de l'éditeur


Comment accompagner un être cher jusqu'à la mort.


Elles abordent toutes les questions qui naissent au cours de cette période douloureuse et donnent au travers de ces chroniques des réponses aux familles, aux soignants et aux élèves infirmièr(e)s.

Alternant les drames les plus poignants et les situations les plus cocasses, Elise Gagnet a confié à sa sœur, Michaëlle, le quotidien qui fut le sien au sein du service des soins palliatifs où elle travaillait.

Elle évoque également sa révolte à l'encontre des lourdeurs de l'administration et le mépris dont certains membres du corps médical font preuve à l'égard des "presque-morts". Au-delà de la "sainte" que l'on voudrait voir en elle, elle confie ses doutes, révèle ses propres erreurs et bientôt sa lassitude, nous donnant ainsi une vraie leçon d'humanité.

Chroniques d'une infirmière en soins palliatifs.

Elle a 30 ans et accompagne ceux qu'elle appelle les "presque-morts". Elise Gagnet n'est pas une "sainte" mais une infirmière de nuit dans un service hospitalier de soins palliatifs. En vingt chapitres, soit autant de chroniques de fin de vie, elle livre un délicat témoignage sur la difficulté de côtoyer, au quotidien, ceux pour lesquels la médecine ne peut plus rien, excepté délivrer de précieux "soins de confort" en attendant la mort.

Elle les soutient, assiste à leurs derniers soupirs, leur ferme les yeux, fait leur ultime toilette, reconnaît les signes de l'agonie, "la peau qui se marbre, la respiration de plus en plus faible". Drôle de métier, reconnaît-elle. Elle veut croire qu'une "mort réussie" est une mort "apaisée". C'est sa formule, son objectif professionnel, elle s'y accroche. Parfois désespérément. Elle se définit comme une "accompagnatrice", qui tente d'apaiser les souffrances, la douleur, les angoisses et la colère face à une vie qui s'achève.

Elise Gagnet s'est confiée à sa soeur journaliste, Michaëlle. Sans rien cacher de ses doutes, de ses erreurs et de sa compréhensible lassitude.

Un couloir, huit chambres, des patients de tous âges et de toutes conditions sociales, beaucoup de malades du cancer en phase terminale, de familles et de proches en pleurs, mais aussi de discussions au sein du personnel pour tenter de gérer au mieux ces derniers jours et d'évacuer la pression psychologique. Il y a les gestes, les caresses, les regards, les paroles de réconfort et puis la morphine, ce premier outil de travail, cette "compagne précieuse" qui soulage le malade et lui laisse parfois le temps de dire adieu. "Sans elle, combien de fins de vie insupportables ?", s'interrogent Elise et Michaëlle Gagnet. La morphine, bien sûr, mais aussi, l'Hypnovel, pour endormir le patient suffoquant ou débordant de douleur et lui accorder un moment de répit.

Dans ce récit, il y a les morts presque tranquilles et celles où l'angoisse supplante tout, réduisant même à néant l'effet des médicaments. A travers les histoires qu'elle livre, Elise Gagnet a le mérite de ne rien éluder, de ne pas enjoliver les soins palliatifs, de montrer ce qu'ils peuvent apporter d'essentiel pour le malade et sa famille mais aussi leurs limites. La fin de vie dans ces services n'est pas toujours "sereine".

Elise Gagnet se dit quelquefois exaspérée par l'attitude de certains médecins. Les "presque-morts" n'intéressent pas grand-monde, regrette-t-elle. Les infirmières et les aides-soignantes sont, elles, en première ligne et se sentent souvent bien seules.

Parfois, les malades "n'en finissent pas de mourir". Comme ces patients avec leur cancer du poumon. "C'est terrible, leur peau s'abîme, les escarres apparaissent, les crachats sont purulents, il faut les aspirer'
continuellement, c'est triste et ça traîne, c'est insupportable pour eux, pour leurs proches, pour nous." Ne
faudrait-il pas mieux en finir et pousser la seringue ? Elise Gagnet jure n'y avoir "jamais pensé", trouve le
geste "trop violent" et a "la conviction profonde qu'il y a d'autres solutions". Le débat sur l'euthanasie, elle
ne fait que l'effleurer. Dans son service, "un patient sur trois" exprime "dans des moments d'intenses douleurs ou d'angoisse" son "envie de mourir". "Systématiquement, lorsque nous soulageons cette personne physiquement, psychologiquement, la demande, toujours, finit par disparaître", assure-t-elle.

"Ce métier ne blinde pas", reconnaît cette infirmière. Elle a beau côtoyer chaque jour des mourants, elle aurait du mal à accompagner la fin de vie d'un proche. "Je sais que c'est terrible." Elle connaît le film par coeur : "La lente agonie, les médicaments qui endorment, la famille qui défile, l'accompagnement qui n'en finit pas."

Sans le vouloir, son livre permet aussi de comprendre pourquoi certaines personnes, se sachant condamnées par une maladie et redoutant la déchéance physique, préfèrent en finir à l'heure de leur choix.

LA MORT APAISÉE d'Elise et Michaëlle Gagnet.

Biographie de l'auteur
Elise Gagnet, 31 ans, est infirmière. Pendant sept ans, elle a exercé au sein des services de cancérologie, d'hématologie, puis en soins palliatifs. Elle a confié son témoignage à Michaëlle, sa sœur, journaliste.

# Broché: 206 pages
# Editeur : Editions de La Martinière (11 octobre 2007)
# Langue : Français
# ISBN-10: 2846752354
# ISBN-13: 978-2846752350

Publié dans : Littérature - Ecrire un commentaire
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