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"La souffrance des soignants"
Le 11 décembre 1997
Par le Docteur Philippe GRANATO
Au-delà de la technicité médicale, qui trouve ses limites dans les maladies incurables et dans la mort, il arrive que nous nous retrouvions seuls dans un face à face difficile avec le malade. Nous sommes alors en constat d'échec, fragilisés par le regard et le questionnement du patient.
Nous entrons dans un dialogue le plus souvent infra-verbal où le regard, les émotions, et la gestuelle deviennent plus signifiants que des mots.
Il en découle des difficultés relationnelles, professionnelles et personnelles de la part des soignants. La confrontation avec le malade nous met en résonance avec lui et sa souffrance. Il s'en suit des modifications psychologiques qui nous permettent de nous adapter à cette situation de crise ou alors de fuir en quittant rapidement la chambre du malade et évitant de croiser son regard.
Cependant, la non-maîtrise de ces modifications psychologiques est susceptible de nous desservir.
Aussi, ce travail n'a pour vocation que de nous permettre de nous interroger sur notre relation avec le malade lorsque les thérapeutiques sont inefficaces et qu'il ne reste que le lien communicationnel.
Nous allons donc tenter de repérer les principales modifications psychologiques qui gouvernent cette relation:
- la toute puissance, le clivage face à la mort, la fausse réassurance du patient, la projective, et l'évitement.
Voir suite de l'article à cette adresse : http://asso.nordnet.fr/valenciennes-douleur/granato.htm