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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /Mars /2006 17:45

La souffrance des soignants

Vue par : Louis PLOTON  Professeur de gérontologie

Définition: La souffrance est une expérience prolongée, désagréable, d’origine physique ou psychologique, ayant des effets physiologiques et psychologiques délétères.

En clinique on parle de « burn-out », qui n’est pas parallèle au nombre des soignants, avec une persécution et une dévalorisation qui évoque le fonctionnement psychique des soignés. 


A quoi référer cette souffrance?
 

Culpabilité: ne pas pouvoir répondre à la demande, différence entre idéal et réalité;


Objectifs inadéquats
:
tout soigner, empêcher de mourir, stimuler (nécessité de changer d’objectifs: confort, relation, prendre soin…)


Formation inadéquate
:
centrée sur les seuls besoins matériels (le psychologique n’est pas à ajouter mais à mettre en perspective de ceux-ci).


Confrontation au vieillard « déchu »:
inversion des rôles traumatique; dimension agressive de la relation: incontinence, incompétence, troubles du comportement…)


Vertige de toute puissance:
ambivalence, fantasmes parricides (appui sur les seules barrières internes)  
Omniprésence de la mort, avec absence d’un temps pour: la vie, la mort, le deuil;
Transfert de responsabilité


 Question du deuil:
un entrant chasse l’autre, décès non annoncés, morts escamotés, non enterrés psychologiquement (deuil préventif, partiel, anticipé, impossible, en suspens…)

Crise de l’investissement et identification impossible au patient; 
Situation paradoxale (limiter la vie pour protéger de la mort).  


Mécanismes mis en place pour pallier la souffrance
:

Personnels hôteliers, dits « de service »,
Aides-soignants,
Infirmiers,
Médecins,
Psychologues ….

Inadaptation de l’hôpital :
Pédagogie et volontarisme, individus interchangeables (démotivation: oui = non) institutions clonables;

Circulation d’informations et de consignes, absence d’appareil « à penser le soin » où poser la question du sens de nos actes et de la façon de faire; 
Priorité au « faire » et aux solutions techniques; illusion de maîtrise par la mise en place de procédures;
Hiérarchies concurrentes aux préoccupations incompatibles. 

 
La crise autour des ultimes soins :

  • Atmosphère de crise et volonté de maîtrise autour des patients « longs à mourir »,
    Problème des limites de la souffrance infligeable
    Perception des contradictions: dynamique de vie/ dynamique de mort?
    Besoins matériels/ besoins de sens (cas de conscience nécessaire) 
    Rôle des failles institutionnelles: prescripteur: exécutant, famille/ hôpital,

Identifier de quelle souffrance on parle, car risques:

  • d’approche projective,
  • de se tromper de problème et donc de solution,
  • de discours idéologiques, 
  • de vocabulaire perverti,
  • de reproches et de contentieux pathogènes;
  • de vécus de mourants « profanés ».  

Deux attitudes: évacuer le problème avec le malade/ déplacer l’agressivité sur le médecin


Question centrale de l’incapacité de penser :

Absence d’appareils à penser où ce qui est dit, fait, ressenti puisse prendre sens pour pouvoir maîtriser ce qui se passe en l’inscrivant dans une logique;

Absence références théoriques concernant la vie psychique, la famille, l’institution (ex concept de pactes relationnels implicites, de fonction des événements, de mécanismes de défense etc.)

Savoir et pouvoir identifier les phénomènes d’attaque à la pensée, comme source de souffrance

 


Exemple de phénomènes traumatique:
agressivité, intimidation, angoisse, délire, projections, confusion, urgence vitale, demande, menaces, séduction… qui sont autant de: 

- modes d’affolement, de neutralisation, de sidération émotionnelle et intellectuelle des intervenants; jouant  un rôle central dans les phénomènes d’épuisement psychique au travail.

- modes de défense, modes d’adaptation (faute de mieux) modes de présentation de soi, modes d’expression.


Question de l’incapacité de penser
:

Les mauvaises solutions: s’organiser pour ne pas voir (soignants interchangeables malades interchangeables, rotations, etc.) mais on voit sans en avoir conscience et on souffre de ne rien pouvoir métaboliser.

Une solution « faute de mieux »: l’analyse clinique pluridisciplinaire.

Rôle du psychologue dans la mise en place d’un « cadre d’élaboration d’hypothèses »


Louis PLOTON
 
Professeur de gérontologie, psychiatre
Laboratoire « Psychologie de la santé et du développement »
Université LUMIERE LYON-2 

Article visible sous forme de diapositive en cliquant sur le lien ci-dessous : 
La souffrance des soignants par Louis Ploton


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