Présentation

  • J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie.
  • : J.J.Pujo : Accompagnant bénévole auprès des personnes en fin de vie.
  • : Site informatif et documentaire, dédié à l'accompagnement bénévole de la personne âgée en fin de vie, (soins palliatifs), en milieu hospitalier et maison de retraite. Militant pour le développement des soins palliatifs - Site indépendant de toutes associations -
  • Contact
  • Retour à la page d'accueil

Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Littérature - Poème

"Du ventre de ma mère au ventre de la terre" de Antoinette Godain

"Quand la vie tutoie la mort" de Sylvie Garoche"

"Les soignants face au burn-out" de Alexandre Manoukian"

"La mort apaisée" d'Elise et Michaëlle GAGNET

"L'accompagnant" de Jean-Yves Revault

"Carnet d'une infirmière de nuit" de Anne Perraut Soliveres

"La mort à vivre" Livre collectif

"D'une même voix" de Annick Auzou

"Face à celui qui meurt" de Patrick Verspieren

"Face à la maladie grave" de Martine Rusznievski

NUMERO AZUR

Le service téléphonique qui informe

ou écoute toutes les questions

relatives à la fin de vie

- 0 811 020 300 -

du lundi au samedi de 8h00 à 20h00

(Prix d'un appel local)

Document à télécharger sur le site

de l’Institut national de prévention

et d’éducation à la santé (Inpes) : ICI.gif

-------------------------------------------

Numéro national contre la maltraitance

des personnes âgées

et des adultes handicapés

qui se sentent victimes de maltraitance

 HABEO.jpg  est à votre écoute au 3977

Avertissement

Chaque sujet traité et publié par pujo-j-jacques.net est une synthèse de données provenant de sources d'informations diverses qui sont explicitement citées en fin d'article par un lien de renvoi vers cette source.
L'administrateur du site http://www.pujo-j-jacques.net/ s'engage à modifier, supprimer tout ou partie de document d'un auteur qui en ferait la demande par mail à j.j.pujo@free.fr
Limitation de responsabilité : Le contenu des textes et articles reproduits sur ce site ainsi que les liens et hyperliens de renvoi vers d'autres sites sont offerts à titre informatif et documentaire, ils n'engagent que leurs auteurs et en aucun cas la responsabilité de http://www.pujo-j-jacques.net/

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 12:00
Comment apaiser ceux qui ne guériront pas ? Entre lutte permanente contre la souffrance et écoute des petits désirs qui adoucissent la vie de chacun,
plongée dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Besançon.

 

Enquête et interview recueillie par JACKY DURAND reporter à Libération
QUOTIDIEN : mardi 15 avril 2008

 

Docteur Régis Aubry responsable du département des soins palliatifs au CHU de Besançon
Président du comité national de suivi du développement des soins
palliatifs et ancien président
de la SFAP.

 

Aujourd’hui, «monsieur Jean» comme on l’appelle dans le service, se «sent bien», il a passé «une bonne nuit». Coiffé de frais, la raie sur le côté de ses cheveux gris, monsieur Jean arbore un coquet pyjama. Assis dans son lit, il relève le drap pour cacher ses «jambes de danseuse» recouvertes de bas de contention qu’il «n’aime pas». Monsieur Jean occupe l’un des six lits du service de soins palliatifs du Centre hospitalier universitaire (CHU) Jean-Minjoz à Besançon (Doubs). On y accueille des patients âgés de quelques mois à plus de cent ans.

 

«J’ai un cancer des voies biliaires, raconte monsieur Jean. Ça fait trois ans que c’est lourd à porter. Je ne suis pas loin de la dernière ligne droite. Ça fait un drôle d’effet de se retrouver en soins palliatifs. Je suis là depuis trois semaines. C’est pas mal.» Silence. On ne voit plus que ses grands yeux bleus dans son visage émacié. «Je sens que j’arrive au bout du rouleau. Je ne sais pas pour combien de temps encore. Mon objectif ? Arriver à être là encore un jour, un mois, quinze jours, je suis incapable de dire combien.» Monsieur Jean, qui a élevé quatre enfants, attend la venue ce week-end de son fils «de Paris». «Il faut que je continue à me battre pour eux.» Le docteur Elisabeth Batit lui palpe doucement le ventre : «Les remontées acides, il n’y en a plus ?» «Non, répond monsieur Jean. Mon truc, c’est le hoquet au réveil. J’avais des courbatures dans les bras ce matin». Et puis il revient sur sa fin de vie : «Je pense que ça va aller encore quinze jours.» Le médecin lui tient la main : «On avait évoqué le projet de sortie mais l’état est trop fluctuant. On a décidé d’investir cette chambre comme une maison. Il y a du "taf" comme disent les jeunes.» Avec l’équipe, Elisabeth Batit évoque la possibilité d’installer l’ordinateur de monsieur Jean au pied de son lit. Les soignants quittent la chambre. Monsieur Jean fixe le calendrier au mur en face de son lit qui n’indique pas la date du jour. Il parle de sa femme qui a pris un studio dans une résidence hôtelière de Besançon pour être près de lui. Puis il dit : «Je suis un peu en boucle.» Avant de relever la manche de son pyjama pour désigner le patch de morphine. «J’ai l’impression de pas dormir. En fait, je dors comme un loir. Je ne vois pas d’éléphants roses. Dans l’ensemble, ils sont gris. Je peux très bien vous parler, disjoncter totalement et parler aux murs en même temps.»

 

... On est un service pour les situations les plus complexes. On a pas mal de Chantal Sébire», résume Régis Aubry, chef du service et président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs. Au bout d’un couloir, une fenêtre sur le printemps naissant et à droite une porte ouverte sur un visage de profil que l’on dirait de cire. Presque irréel. Pour Régis Aubry,...


Lire la suite en cliquant : ici


Publié dans : Actualités-Revue de presse
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés