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« L'esthésioneuroblastome ou neuroblastome olfactif est une tumeur très rare qui se développe aux dépens du nerf olfactif dans la cavité nasale. Moins de 1000 cas ont été publiés dans les vingt dernières années. Cette tumeur se développe lentement et surtout localement même si elle peut métastaser. L'intervalle entre le premier signe et le diagnostic est en général de 6 mois [...]. Le traitement repose sur une chirurgie maximale suivie d'une radiothérapie [...]. La plupart des séries récentes rapportent des survies à 5 ans de l'ordre de 60 à 70 %. Les récidives locales peuvent être rattrapées par un traitement de deuxième ligne. Dès la phase de diagnostic et de la chirurgie initiale, le traitement doit être confié à des équipes pluridisciplinaires » (Orphanet, Docteur J. Grill, février 2005.Concernant l'analgésie dont on a déjà eu l'occasion de rappeler qu'elle ne s'improvise pas et requiert des compétences sanctionnées par des diplômes universitaires spécifiques, la tromperie passe toute mesure alors même qu'on nous parlait de souffrances insupportables, réfractaires ou encore d'allergie à la morphine. Le docteur Jean-Louis Béal, chef de l'unité des soins palliatifs du CHU de Dijon, livre un témoignage accablant dans Le Parisien dont le travail d'investigation mérite d'être salué : « Révélation surprenante, le médecin affirme que l'ex-enseignante "ne voulait à la fin qu'être soignée par homéopathie". »
« Elle nous disait vouloir contrôler sa vie et n'accepter que les médecines douces. Je lui ai suggéré de rentrer dans mon unité de soins palliatifs, mais elle ne l'a pas souhaité. C'est son droit, mais que l'on ne vienne pas nous dire aujourd'hui que l'on n'a rien proposé ! [...] On n'a jamais douté de l'intensité de sa douleur, mais elle a opposé un non catégorique à nos protocoles. Je lui ai proposé différents antidouleurs, y compris la morphine. Mais cela ne lui convenait pas, car elle l'assimilait à de la chimie, donc du poison » (Le Parisien, 26 mars).Il évoque également la mise à l'écart de l'équipe laissant le champ libre selon lui à « l'Association pour le droit de mourir dans la dignité de s'emparer de ce cas emblématique pour faire avancer sa cause ». Quant au docteur Bernard Devalois, ancien président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs et actuel directeur de l'unité de soins palliatifs à l'hôpital de Puteaux, fort de son expérience, il déclare sans ambages que « dans le cas du cancer, il n'y a pas de situations pour lesquelles nous ne puissions pas apporter de réponses. L'allergie à la morphine, cela n'existe pas. Il y a des effets secondaires, mais on peut les soigner. Et nous avons à notre disposition quatre ou cinq autres molécules efficaces » (La Vie, 22 mars).