Force est de reconnaître que notre société a désappris ce qu’est le mourir. En effet, le lieu de la mort s’est déplacé du domicile, où le malade décédait entouré des siens, vers les institutions (hôpitaux, maisons de retraite…) où l’on a médicalisé la mort. L’expérience des générations précédentes, le bon sens acquis de la familiarité avec la fin de la vie ont peu à peu disparu. On se tourne vers les professionnels pour mourir.
On exige d’eux compétences, chaleur humaine, soutien et efficacité. Il leur revient donc d’avoir des attitudes et des pratiques appropriées
Qu’il soit redouté, attendu ou souhaité comme une délivrance, le moment de la mort de l’autre est souvent vécu comme une épreuve par ceux qui y assistent. Une épreuve qui suscite des sentiments de peur et d’angoisse.
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